‹ Les suspects en 1858; étude historique sur l'application de la loi de sureté générale; emprisonnements - transportationsChapitre 28 sur 53 · BAS-RHIN · texte numérisé non relu

BAS-RHIN

Le IteshRliin s'est iioijgours fidt TeûMNfiàt fvt son énel^e refraMIesine. 6n n^a' ^s &tmé la '^a*6ilè 'démonstration populaire de 1851, qui, conduite par Flocon,

• IMim «iikntiMr vn. régimoat tfee ëU^^U, dmvt y «voirévidflHUiient là detgeoiqiii n'aimaii&l pat nBinpire, etf^n'onpcNiTaitaliisi aceuser de compUdlé moiale

avec Orsini.

M. Mignet, actuellement conseiller d'£tai, était alors préfet du Bas-Ahin. «

Le M février 1 858 & midi» au miliea de U traaqnillîié générale, les quatre citoyens, dont les nomaanifeat» Ai-

. rent arrêtés :

Jean-Jacques Boersch, meunier à Strasbourg.

Charles Ksller» négociant à Strasbourg.

GmiximB Zabboi, iabricant de chandelles à

Strasbourg.

TBÉoDcna Wmi» ooiimiir i Strasbourg.

Ces quatres citoyens furent arrêtés le 24 février, jour anniversaire de la République et conduits à la maison d'arrêt. Le 18 mars snivant, un commissaire de police vint leur annoncer «jn'ils allaient être trsnsportés en Afrique. 11 fbt alors reconnu que Ton avait, par erreur, arrêté Georges Wein à la place de Théodore Wein, son firère. Ce dernier n'hésita pas à venir spontanément se constituer prisonnier et prendre la place de son flrère.

Ils (turent touslesquatraeniérmés dans une Toitoreeel-

lidiire, sans qu'on léor eftt méihe léiifé le tempg dt prendre ni matitean, ni linge. La voiture se dirigea me»

cessivement sur Nancy et sur Metz pour y prendre les victimes de cei deux villes, et ils lurent tous dirigés sur Marseille; pendant ce long voyage, les malheureux républicains souflMrent le marlyredans ces étroites oeUules ob Us étaient obligés de garder une immobilité complète. Le citoyen Bœrsch, qui était atteint d'une sciatique, endura, paralt-il, des souffrances atroces.

Arrivés à Marseille, ils furent enfermés dans les casemates du fort Saint-Nicolas.

Cinq jours après, ils furent embarqués sur un bateau des Messageries et débarqués en Afrique, successivement conduits à Philippeviile et à Bône, et enfin ioteiïnés à Guelma (province de Gonstantine).

Jkan-Jacquis Boersch était un républicain de vieille date» bomme fort considéré à Strasbourg, anden conseiller mu nJdpal, et propriétaire du plus riche moulin de la vQle. Sn 1051, il avait pris part à la défense de la

loi et de la constitution, et s'était mêlé à la grande démonstration populaire de Strasbourg dont nous avons parlé et qui faillit oitratner dans la résistance le 4« r^iment d'artillerie, casemé au quartier d*Austerlits. Fugitif à* cette époque pendant quelques mois.

^ avait |Mi rentrer à Strasbourg* oji^ U £ai interné dans m v^àn^ 4'oik ^ no fiOfif9i|tfoi;tir §m niif aiitomr tt^n fpô^o,da çomialssfiIreicpnM U ffsl do xfi^^ à Stmboitrg^opuûi sa trMiqigitayii»» o^ è )» t^te 4'^|ia

industrie considérable.

Çharl£s Kelleb, au S déc^iolMrQ^ avait ét$ arrêté sur 1^ pkoB mx94mo4i>>piiît ^sporté o& Alii-

son absence, il avût 40 abandonner «on commerce *aai

mains de ses employés, et il en éprouva un très^rand pr^udice. Au retour de sa moude. tran^ortatÎQiK' il trom aeo aâùros MHiompnomliiNi olmonml qnolties mois après.

OfoiuAuicR -ZABnfi avai^ ^ égalemeni trfmsportô,

après le coup d'£tat, pour avoir cherché à soulever le 4* régiment d'artillerie et l'avoir énergiquement appelé à la défense de la loi. Son industrie fut rainée par sa transportation. n était revenu pourtant à Strasboui^ quelques moîa avant Ta^tç^^tat du H janvie^, et cherchait d ru m un 1er ses affaires lorsqu'il fut de nouveau transporté. A son retour, il se trouva dans une ruine çompl^ fut déclaré en CûUito; il ^ émigré on Amérique en 1867.

Tfl^DOiaB Wm avait été condamné, en lB5i, par la commission mixte à cinq années de déportation en Afrique; il fut alors Gon^v^ de Strasbourg à Pai;is,0e i>rindâ- en brisnde oommo un malfaiteur. Sa noiii& aiaiii

été commuée en celle daTcul, pois en eelle de l'inter-

la^olice, lorsqn^atvlvsiwat *A éOD fetéttrd^friqQe, il

a quitté ia France. ^ ' " »• • ' ' i»». f î • «

Un arrêté de transportation Ait aussi notifié dans le

Bas-Rhin au citoyen WALiERb', tisserand à la Robertsau: il était dans une maison de fous depuis dix-liuit mois i 1

HAUT-RHIN Ce département compte deux victimes :

BotTRQuiN, propriétaire-cultivateur, à Gbavannatte,

canton de Belfort.

Gnonu, menniaier, à Baerentzwiiler, canton

d'Altldrch. '

n devait y en aroir une troisième, mids le mandat d'amener était délivré contre un citoyen qui depuis cinq ans habitait les États-Unis.

Quant an citoyen BooRQmR, le mandat d'amener déliné oontr» W*le ptfrtstt^omiciUé dans one commune

qu'il avait quittée depuis quatre ans, à l'époque de son maitoge. Gomment éooc aviit-oii pu savoir a'U a*était raadn eonpalile de faSu tuwmm ijsi te nsdaisiit dmgefenz paat la sùrafté poUiqne î

SAONE-nVIiOIlIB.

Le départoment de Sa6iie-et*>Loife qni, pendant toot le temps qu'a duré la république, fut si ferme, si cofo-

rageux, si radical, qui depuis est bien décliu et où la vie politique ne semble se réveiller que depuis quelque tempe» ne ftat cependant pas épargné en 1858.

Le pr^ était M. Ponsard. Tèus les arrondiseemeots ont fcnnii leur cootingent :

Celui de Mâcon :

Doné, Tanoier, à llâeon.

Tricard, négociant, à MécoU;

CUoI d'Anton :

Gbabus IUramooii, avocaty à Autan, Celui de Gbéion :

I>ounf , marchand da meub^i à Mécoo.

Gelai de GharoUes :

D£FFûKG£s, pharmacien, à Para^-le-Monial.

Gelai de Lonhans:

ytsmTf anden notelre, à Saint-Martin en Bieue.

Il parait qae l'ordre d'arrestation envoyé par le préfet an aou8-préfet de GharoUes, portait : < Vous arrèterex le fils Dézbra, s'il n'est pas màié, S*il l'est, tous arrêterez Ddtorges, pharmacien^ à Païay le HoniaL > G'est ce qui ent lieu.

11 y avait à GbÂlon ou ancien représentant du peuple revenu depuis peu dUspagne, où le décret du 9 janvier 185S ravait eontraint dè se réfogier» le citoyen Charles BoYSSir. ITétait-ce pas Ift un hofiime dangereux pour la tranquillité publique ? Le bruit courait déjà dans la ville <iu'il avait été Tobjet-de visites domiciliaires, qu'il était traqué et il était devenu un véritable objet de curiosité publique.

n ne ftit toutefois pas arrêté. — Voici, au surplus, ce qui s'était passé : le sous-préfet de Châlon s'étai^rendu de sa personne au parquet du procureur impérial, — Le chef du parquet était absent. Le sous-préfet rencontra son substituts II le pressa vivement de lancer un man-

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