VAR
Le Préfet du Var, était en 1858, M. Mercier-Lacombe.
Parmi les victimes de ce département, nous avons les noms suivants :
Ovu» Lavagns, maître menuisier, à Grasse. Martre, ancien greffier de justice de paix^ k
Brignolles.
fioucBABD, ancien liuissier à Brignolles.
PiBRBB Glémiiit, propriétaire à Draguignan.
GusTAVB Peluoot, avocat à Draguignan.
Le dtojoi OvmB Lataonb, condamné en 185S à la transportation, avait pu gagner les États sardes, et était
encore à Nice en 1858. Cependant il allait souvent, sans être inquiété, dans l'arrondissement de Grasse, pour rexploitation de forêts qu'il y avait achetées^ de compte à demi avec le dtoyen UaxluMp de YIdaubon, antre oon* damné du coup d*État. Il était même autorisé à aller en France, lorsque ses intérêts le réclamaient.
Il fut arrêté, parait-il, aux lieu et place de son associé.
Mais il ne fut pas pour cela relâché, et il dut partir pour l'Afrique.
Le citoyen Martre qui, en I8589 avait été révoqué de ses fondions de greffier du juge de paix et transporté en
Afrique, y fat reconduit de nouveau. Mais en rentrant en France après l'amnistie, il mourut des suites de ses chagrins, et aussi derinfluence funeste qu'avait eue sur loi le climat d'Afrique.
Le citoyen Bouchard avait été également révoqué de ses fonctions d'huissier en 1852, et transporté eu Afrique. Il y retourna.
Le citoyen Pnmii GLiminp aussi, condamné à la transportation en 1852, avait pu gagner à temps les États sardes où il était resté quatre ans. De retour en 1858, il n'échappa pa9 cette fois/ et fut contraint d'habiter l'Afrique pendant treize mois.
Le citoyen Onstave Pituocr^ condamné en 1$M à dix ans du transportation, avait été « chassé, traqué comme uue héte fauvei » c'est lui qui nous l'écrit, en vue de la frontière, par denx Inrigades de douanier» et trente gardes natlonaui, et arrêté* HeurensemeQt qu'il put a'échapper à temps des mains de ceux qui Tavaient Dût prisonnier : quelques heures plus tard, un ordre du gé* •
néral YaiUaut ordonnait qu'il m fasiUé. En im^ il fat anété, mais relaxé peu npiU aon arrfsl^tion.
A la même époque, le citoyen Giuikw Dhwçujzjs, qui étaii mfêtmé daii« la prison de Gorie (Gors^)» en fut
trait le S8 février, conduit à Toulon, et de là, quelques jours après, transporté & Gayenne K
VAUGUJSB.
Ge département compte au moins deux transportés :
Barrèrb,
Barillon.
Le premier est le petit-lils du conventionnel Barrère; le second est chevalier de la Légion d'honneur. Tous deux, ils subirent le sort des transportés du Rhône et ' furent internés à Souk-Harras.
!• Yoir le livre de Charles Delescluze De Paris 4'CoyeAne, dont la pninttra partie a paru en feuilleton dana le Amw).