‹ Les suspects en 1858: étude historique sur l'application de la loi de surété généraleChapitre 15 sur 60 · EURE · texte numérisé non relu

EURE

En 1852, ce département avait aussi fourni son contingent de victimes, il était bien naturel qu'il le fournit aussi en 1858.

A cette époque le préfet de l'Eure était M. Janvier de la Hotte, destiné depuis à une si haute célébrité.

Six citoyens furent transportés en Afrique» Nous ne pouvons malheureusement donner les noms que de quatre d'entre eux :

Alezaivdrs Papon» ancien avoué A Ëvreax* Vernet, ancien libraire, président du tribunal de

commerce d'Évreux.

MoissT, agent d'affaires à Nonancourt.

Imbert, cordonnier à Pont-Audemer.

Papon et Yerket avaient été au moment du coup d'État internés l'un à Saint-Brieuc» Tautre à NapolSon-Yendée. En février 1858, un commissaire de police et des gendarmes vinrent les arrêter dans leur domicile. Ils furent tenus pendant un mois au secret dans la prison d'Ëvreux» puis la voiture cellulaire vint les prendre, et après 56 heures de route, ils se trouvèrent dans une des prisons de Marseille, d'où on les embarqua pour l'Afrique où ils furent internés.

Ils rentrèrent en France après l'amnistie. Pendant Fabsence du citoyen Verney, le préfet de l'Eure ajouta l'ironie à la peine : il fit exproprier sa maison pour l'adjoindre à la préfecture.

Le citoyen Imbert fut transporté en Afrique et interné à Tlemcen.

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