‹ Les suspects en 1858: étude historique sur l'application de la loi de surété généraleChapitre 50 sur 60 · DROME · texte numérisé non relu

DROME

Il y a eu au moins dans ce département deux victimes.

Malheureusement nous n'avons pu nous procurer le nom que de Tune d'elles : *

Roux-Prothon, voyageur de commerce à Valence.

Le citoyen Roux-Prothon fut, avec un autre citoyen de la Drôme, transporté en Afrique.

GXKD.

Nbas n'ATons pu rclraincr ses tincéi, iaiâ qatà bt/â «BTwns pu sans d«il« donner sur ce â^partemeirt (le détails inUrosanti.

V U préfet du Gard ètail M. PougearUDulimberl, préfet ■ d«s Pyrénéea-OrieDtales, ao 3 décembre.

H Les victimes sool :

H Makti, cultirateur;

^^ MAUBtuKD, otrrrier ch&pelier ;

^l TouRmxE, dil Narbokns, de Vei^èse, tailleur de

^^^^B pierres;

Faork, dit GuuRD, commissionnaire ;

DuCAKP , directeur à» U compagnie d'asauranoes U Phénix, k Nîmes.

Mante, Malibrand, Tourulle et Fadre, tous quatre républicains dévoués, fureilt arrêtés le 84 février, 610prisonnés, et quelques jours après, transposés eo VUture cellulaire & Marseille, et de là conduits en Afrique.

On pensait, daas le Gard,. que ces mesures de rigueur étaietit suffisantes, et qu'il ne serait plus fttlt fl'atitres victimes. Cependant, à IH gtadde stupêAbtion de tOtnli

OÙ apprit, lé 21 avril suivant, c'est-à-dire près de deux moiâ après les premières arrestations» que le citoyen DtJCAMP venait d'être "également emprisonné, et emmené, la chaîne aii cou, à Marseille, et de là transporté en Afrique.

Après beaucoup de peine, le citoyen Ëtigène Ducaup, qui était revenu de Suisse où il s'était réfugié après le coup d'État, était parvenu à se créer à Nimes une position brillante, et il vivait entouré de l'estime et de Taffection de tous, lorsqu'il fut brusquement arraché inopinément à sa famille, à ses affaires, et conduit en Afrique au milieu d'un convoi de voleurs qu'on transportait à la maison centrale de Lambessa.

Quelques jours après, grâce à de hautes influences,

M. Duplan, maire de Ntmes, fut nommé en lieu et place

de M. E. Ducamp, directeur de la compagnie d'assurances

le Phénix. La position rapportait, bon an mal an, vingthuit mille francs I

A la Vérité, nous le reconnaissons, ce n'éJait pas ce qui

pouvait constituer un titre ati citoyen tliicamp.

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