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[/1;7,.. À avons essayé de donner un schéma, n’en Wir ayant trouvé aucun qui nous paraisse exact. Le malade guérit, son anus iliaque
se ferma, mais il mourut bientôt d’occlusion intestinale par suite du rétrécissement de l'intestin.
L'idéal était évidemment la résection intestinale avec anastomose bout à bout.
ANR EU RENE RER SE A ARTE [M y 4 Er + 13 Elle fut tentée, ainsi que nous le rapporte Mœbius, par Ramdhor, chirurgien du Duc de Brunswick. Il invagina simplement le bout supérieur dans l’inférieur et les fixa par un point d’aiguille. L'opération réussit par miracle, et c’est ainsi que le comprirent tous ceux qui la mentionnèrent, Heister, Van Swieten, etc... « Ils n’ont considéré, dit Ritsch, ce fait que comme un cas unique et isolé, comme une observation très heureuse, ils n’ont pas pensé qu’elle pouvait être liée à des principes et qu'on pourrait en tirer des conséquences qui en feraient un des points de pratique. » Ils ont eu raison car plus d’un siècle après, Nélaton ne pouvait citer que 3 nouveaux succès de cette tentative souvent renouvelée cependant.
Duverger vers la même époque réussit également une anastomose bout à bout après résection intestinale et suture à la façon des Quatre Maîtres sur une trachée de veau munie de 3 fils. « Il l’introduisit dans l'intestin de façon que la surface convexe de cette portion de trachée soutenait les deux bouts de l'intestin comme un cintre porte une voûte. Ensuite par le moven de petites aiguilles courbes dont chaque bout FÉES de fil était armé, M. Duverger fit les points d! +. E en piquant de dedans en dehors à trois ou \&s#7 quatre lignes du bord de la plaie. Les nœvds ; l rl l 1) furent faits à l’un des côtés de la ligne for- LIRE mée par le rapprochement des deux lèvres de la plaie... On trouva le 21° | jour] les cerceaux de la trachée artère dans les selles » (Louis). Ce procédé encore était d’une exécution délicate, bien que plus aisée que celui de Ramdhor.
Sabattier l'enseigne dans ses cours, remplaçant simplement la trachée artère par une carte roulée. Ristch, Chopart et Desault combinèrent les deux : invagination du bout supérieur, rendu rigide par une carte, dans l’inférieur.
Nous ne pourrions citer toutes les variantes de cette méthode qu’'imaginèrent les chirurgiens du x1Ix° et du xx° siècle, surtout lorsqu'ils furent en possession de la technique de Jobert. Il ne nous paraît pas exagéré de penser qu’on peut même y voir la première ébauche de bouton anastomotique.
Ces grandes interventions mises à part, les principes des procédés de suture proprement dite, décrits à cette époque, nous étonneraient peut-être si nous ne nous souvenions toujours qu'avant Bichat aucune technique rationelle n’était possible.
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Benjamin Bell de peur de rétrécir le calibre intestinal imagine une méthode meilleure par l'intention que par la réalisation : c’est un surjet obtenu en piquant alternativement chaque lèvre de la plaie de dedans en dehors, le fil passant ainsi chaque fois entre les deux bords de la blessure. C’est ce procédé qu'on décrit actuellement sous le nom de point de Schmieden (Sédillot qui donne le schéma de la méthode de Bell la désigne à tort sous le nom de suture du pelletier).
Mais cette tentative de suture bord à bord n’est guère approuvée en général. « L'’intestin est trop mince pour que les lèvres de la division puissent se réunir l’une contre l’autre comme le font celles d’une plaie aux chairs », dit François Ledran. « Cette division ne peut donc disparaître qu'autant qu'il se collera contre quelque partie voisine, ou que ses parois internes se touchant après y avoir fait une suture, elles se colleront l’une contre l’autre éomme on voit des parties s’adhérer l’une contre l’autre par une légère inflammation... » Ainsi s'explique son procédé : « Je passe à travers les deux lèvres autant de fils qu'il est nécessaire, observant qu'ils soient à trois lignes ou environ l’un de l’autre. Tous les fils étant passés, j'ôte les aiguilles, je noue de même ensemble les deux bouts de l’autre côté, puis les unissant tous, je fais, en les tortillant deux ou trois tours seulement, une espèce de corde. En les tortillant ainsi, je fais froncer la portion d’intestin divisée, alors les points qui étaient distants de 2 à 3 lignes sont approchés l’un de l’autre. C’est ce froncis qui ne permettant pas aux lèvres de s’écarter l’une de l’autre, doit occasionner l’adhérence de l’une à l’autre, sans que l'intestin soit obligé de se coller à quelque autre partie, »
Le procédé de Bertrandi repose sur les mêmes principes : affrontement des muqueuses et adhérences aux parties voisines. Son avantage sur la suture du pelletier, c’est que le fil n’est pas au contact de la plaie et que lorsqu'on le retire après la guérison on ne rompt pas les adhérences.
Verduc, Palfin de Gand ne comptent même pas sur la cicatrisation de la plaie elle-même et recommandent de fixer à la paroi.
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« Si la playe est grande, dit Verduc, il faut approcher le ventricule le plus qu'én pourra des muscles du ventre, et coudre la playe avec les muscles et la peau. »
Et Palfin à propos du grêle : « Lorsque la playe est grande, il faut pour empêcher que les matières ne s’écoulent par la playe de l'intestin passer une aiguille enfilée d’un côté au travers des tégumens, et ensuiie par le milieu des deux lèvres de l'intestin : et après l’avoir réduit et fait la gastrorraphie s’il est nécessaire, l’on tient l'intestin suspendu près du péritoine, afin qu’il puisse s’y attacher ; après quoi on fait un nœud simple qui s'arrête par un coulant :
car il est inutile de faire la suture du pelletier comme des Anciens le conseillent, parce que les lèvres de la playe de l'intestin ne s'unissent jamais ensemble, mais lorsque ces playes guérissent, elles s’attachent au péritoine ou à quelque autre viscère voisin. »
En somme, on comprend Pipelet concluant : « la Nature a beaucoup plus contribué que l’Art aux succès obtenus. »
Ce pessimisme justifié à l'égard des su-
tures, nous explique l'attitude des chirurgiens d’alors qui déconseillaient formellement toute intervention exploratrice. « On ne doit jamais rechercher, dit Bell, comme quelques auteurs le conseillent, la partie de l'intestin qui est blessée ; le danger qui en résulterait serait probablement beaucoup plus grand que si on abandonnait la partie malade. » Et Boyer dans son Traité magistral écrivait en 1824 : « I serait contraire à tous les principes de l’art d’aller chercher dans le ventre le viscère blessé. » Où est l’audace de Guy ?... Nous ne pouvons nous empêcher de penser au mot de Paracelse : « Si Dieu ne prendoit plus de curé des patientz qu'ils ne reçoivent d’ayde de toy, tu n’en guarirais jamais nulz, »
« Les remèdes généraux, ajoute Boyer, sont encore seuls convenables lorsque l’estomac ou l'intestin se présentant à la plaie n’est divisé que dans une faible partie... Lorsque ces plaies ont plus de quatre lignes de longueur, la suture est indispensable ; mais il est bon d'’observer qu'en pratiquant cette opération on a moins pour objet de procurer la réunion immédiate des lèvres de la plaie entre elles que de prévenir l’épanchement des matières contenues dans l'intestin, et de favoriser la réunion des bords de la division avec les parties voisines. »
Boyer, on le voit, n'avait que peu d'illusions sur les ressources chirurgicales dont il disposait.
« Devons-nous — disait Prudent Hévin — hasarder témérairement des opérations dangereuses. si elles ne peuvent être soumises à des indications assez positives pour que l’abus involontaire qu'on en ferait ne füt pas plus préjudiciable que les avantages qu’on en pourrait retirer par hasard ? La prudence peut-elle cesser d’être le guide des chirurgiens ? »
Melius est sistere gradum quam progredi per teñebras.
1824 ! Cette année même Jobert déposait à l’Académie de Médecine son mémoire immortel sur l’anastomose par invagination des Intestins.