‹ Les SylphidesChapitre 10 sur 31 · A MON A MIE · texte numérisé non relu

A MON A MIE

EMMA YERNOIN-GRAHAM

Ln il- une fille E>1 uni- llrur qui \).ni uni- famille.

II ! bondis riante et joyeuse Jcuae fille aux longs yeux d azur ; A seize ans on est oublieuse.

Le bonbeur est léger et pur; C'est la rose qui vient d'éclore , Qui se balance dans les airs , Et c'est l'oiseau qui , dès laurore , Fait entendre ses doux concerts.

Oiic sur les lèvirs le sourire

JaiiKiis lie puisse se ternir,

Que lu yuilé toujours l inspire

Ces joyeux accents de jilaisir :

Jouis en te voyant si belle.

Que des rubans et des bijoux,

ïn bal, une robe nouvelle,

Soient, encor, les vœux les plus doux !

Autour de loi tout a des charmes, Tout s'embellit de ton boidieur , (]ar Tamertume de nos larmes .N'a point flétri ton jeune cœur; Sur tes pas vole l'espérance Qui sourit et te tend la main, El ton heureuse insouciance Se livre en riant au destin.

Avec les roses du jeune ùge Ton espoir doit s'évanouir ; Le bonheur, comme le mirage , S'enfuit quand on croit le saisir; IMais si tu veux, dans ta vieillesse, Jouir des tems qui ne sont plus , Qu'il te reste de la jeunesse Le souvenir de tes vertus.

21 Août 18."

ÉLÉGIE

ELEGIE

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