‹ Les SylphidesChapitre 26 sur 31 · LA MER · texte numérisé non relu

LA MER

LA

ELEGIE

^^ Mer, lorsque tes Ilots expirent sur la plage, Lorsque leurs blancs moussons viennent mouiller mes pied»; Une pensée , hélas , m'enchaîne à ton rivage Et sur tes bords déserts, pensive , je m'assieds.

Lor&qiir l'air fiiil);iiiim' îles purfuins de la brise Apporte au cœur éuiu de longs pensers J auiour ; Et que le ciel brumeux sous une teinte grise Dérobe à nos regards les feux mourants du jour

Alors (|u'un vague bruit lait tressaillir la rive , Kt ([u'on entend au loin les (chants des nialelols, .Mêlant les doux accords de leur voix fugitive Au murmure plaintif de la brise et des flots.

Alors , tournant mes yeux vers la plage lointaine, Vers ces bords où souvent s'envolent mes dt'sirs ; Mon cœur semble brisé sous le poids de ma peine El ma tremblante voix n'a plus que des soupirs.

Et j'écoute les flots à mon ame craintive

Apportent une voix qui me l'ait tressaillir!

El je pleure en prêtant une oreille alleuli\e

A ces sons fugitifs (pu je iw puis saisir!

Et malgrt' moi, mon cœur, |ial[)ilo iVospiTaiirr ,

Car j'ni cru que des pleurs n'pondaicnt à ni«\< pleurs:

D'un rcve de bonlicnr je Ixtcc ma snnirianec

Et ma main sur les mers jette, parfois, des fleurs.

Ah! si les flots pouvaient les rouler vers la piaffe,

Que mes jeux éperdus eherelicnt sur lliorison ;

Si la vap;uc floitanl de rivage en ri\ago

Les lançaient vers ces bords! en murmurant mou nom!

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