BARCAROLLE
IRA.I , quand la mer orageuse Jusqu'au ciel soulève ses flots, Ecouter la vague écumeuse.
Et le bruit sourd des vastes eaux.
Bravant sur ma barque légère, L'onde que j'entendrai mugir, Si le vent me devient contraire N'importe, je saurai mourir.
Comme on voit sans cosse à la rive Les flots toujours pousser les flots , Ainsi , dans notre âme craintive Le chagrin roule sans repos ; Ainsi , quand les fleurs de la vie Sous nos doigts semblent se ternir, Courbons notre tête flétrie, Car, c'est doux parfois de mourir.
Qu'importe, hélas, que la jeunesse Charme et gonfle encor notre cœur.
Si l'espérance nous délaisse.
Si de nos jours fuit le bonheur ?
Sous nos maux notre âme abattue Sans espoir devra donc languir ?
Avant que la douleur nous tue Il faut nous hâter de mourir.
LESPAGNOLE