JEUNE AVEUGLE
^Wh ! guide -moi vers lu prairie, Soutiens mes pas, ma bonne sœur:
Viens, donne moi ta main chérie, Que je la presse sur mon cœur.
Immolant pour moi ton jeune âge, Ange, qui veilles sur mes pas.
Le bonheur serait ton partage.
Si ton frère n'existait pas.
Ma sœur, que tu dois être belle !
Car, ta voix est douce à mon cœur.
Loin de toi, ce qui la rappelle, C'est le doux parfum d'une fleur.
Explique -moi cette lumière Dont l'éclat colore les cieux ?
Que demande cnvain ma paupière .
Et qui brille pour tous les yeux !
Sans toi, je serais seul au monde, Le cbagrin me ronge et me suit ; Tu distrais ma douleur profonde, L'horreur d'une éternelle nuit ; Oh ma sœur ! mon unique amie !
Quand la mort fermera mes yeux, Joyeux , je quitterai la vie , Si je puis te voir dans les cieux.