‹ Les SylphidesChapitre 8 sur 31 · MISS G. W MORTE A BR]GTO> MAI · texte numérisé non relu

MISS G. W MORTE A BR]GTO> MAI

^^P EUNE fille aux yeux bleus, à la peau transparente, D'où vient que sur ton front voilé par la pudeur, Se peint une tristesse et profonde et touchante ? Quoi ! ton ame déjà connoitrait la douleur ? Si belle as -tu senti le déojout de la vie? Quel souffle empoisonné flétrit ton jeune cœur ? Quoi ! du calice amer ta lèvre a bu la lie ? L'espoir est -il pour toi mort avec le bonheur?

Non, j'aime à l'cspèrcr, un jour, un jour, peut-être. Je verrai se jouer dans tes yeux caressants Un sourire de paix que le bonheur fit naître, Et tu retrouveras tes songes de printemps. Des fleurs viendront encor orner ta blonde tète, Tu te ressouviendras de tes jours malheureux ; Comme le nautonnier qu'a surpris la tempête , Qui, de retour au port, chante calme et joyeux. Soulève sur ton front ta chevelure épaisse : Ce front pâle et courbe sous ton chagrin uiurlcl ; Où, pris -tu, dis le mui , tu forme enchanteresse, Et ce regard qui vient du ciel ?

.^lais elle disparut comme un léger nuage

Qui glisse dans les cieux au milieu de la nuit ; Comme un accent plaintif qui se perd dans l'orage , Comme un faible ruisseau qui s'écoule sans bruit. Lhivcr l'avait trouvée abattue et souffrante , Et lorsque le printemps réveilla le hameau,

Je la cherchais cnvain et la brise naissante

Balançait un cyprès sur un récent tombeau.

NE MOUBLIEZ PAS.

NE MOUBLIEZ PAS.

^M^DiEu ! ... ce mot seul vous exprime ,

Et mes regrets et ma douleur !

Le chagrin m'accable et m'opprime ,

Je sens qu'il va briser mon cœur.

Que le bonheur et l'espérance

Partout environnent vos pas ;

Soyez heureux ! mais dans l'absence ,

Mon frère , ne m'oubliez pas.

Ilclas , pour inoi , toute la vie , L'amitié remplira mon cœur ; Vers vou», ma pensée attendrie Ira pour rêver le bonheur.

D'autres lieux sauront mieux vous plaire, 3Iais , comme ici peut - on , liclas , Vous aimer d'amitié sincère ?

îMon frère ne m'oubliez pas.

Oh ! vous dont l'amitié chérie

Fut ici bas pour votre sœur

Le plus doux charme de sa vie,

Un brillant rayon de bonheur.

Adieu ! . . , je sens couler mes larmes ,

Lorsque vous nous quittez, hélas !

Je ne puis cacher mes alarmes ,

^ïon frère, ne m'oubliez pas.

Reviendrez - VOUS <bns ma pairie.

An moins , laissez moi cet espoir î ïl soutient mon ame flétrie , Oui, je veux cncor vous revoir.

Venez, ramenez notre mère Que je la presse dans mes bras !

Sans amis la vie est amère :

Mon frère ne m'oubliez pas.

Pourtant, si sur une autre plage, Vous devez trouver le vrai bien , Heureuse de votre partage Votre bonheur fera le mien ; Et ma voix, ma voix attendrie Répétera toujours , hélas ; Votre amitié c'était ma vie !

Mon , frère ne m'oubliez pas.

2?) Juin 183.">.

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