FOURMI
Les Égyptiens représentaient la connaissance, ou V intelligence, yvùm, par la fourmi, parce qu’elle trouve tout ce que l’homme cache avec soin ; un autre motif, ajoute Horapollon, c’est qu’à l’exception des autres animaux, lorsqu’elle amasse des provisions pour l’hiver, elle ne se trompe point de lieu, mais y arrive toujours sans erreur. (Horap. I. 52.)
La fourmi est ici présentée comme un symbole de l’initiation , ou de l’initié qui parvient à la connaissance de ce que les prêtres cachent au vulgaire.
Le nom de la fourmi nmle est formé par le verbe b>Dj nml , qui signifie circoncire.
Hérodote (II, 36 et 1 04), Diodore de Sicile (III, 32 in fine, Wessel, p. 198), et Philon (lib. lkp «r izo^ç), nous apprennent que les initiés aux mystères , qui étaient instruits des doctrines secrètes des prêtres égyptiens, étaient circoncis ; le cynocéphale représentait le sacerdoce, d’après Horapollon, parce qu’il est naturellement circoncis (Horap. 1.14. Leemans, Adnot, p. 204).
Le peuple juif fut initié aux mystères de la vraie religion , et tous les Israélites devaient être circoncis.
DE L’ÉGYPTE
La fable des Myrmidons, ou des fourmis changées en hommes, signifie que les profanes qui acquièrent la connaissance des mystères, que les circoncis ou les fourmis, deviennent de véritables hommes.
Le rapport matériel entre la fourmi et la circoncision est que la fourmi, d’après les anciens, coupe la sommité des épis pour en faire sortir le grain ; elle les circoncit, d’après l’expression hébraïque (Bochart, W»'erozotc<m,II,p* 587 et seqq. ; Job, c. XXIV, vers. 24).
La signification symbolique donnée à la fourmi par Horapollon est consacrée par les Proverbes de Salomon : Il est quatre choses les plus petites de la terre, mais sages entre les choses sages ; les fourmis, peuple débile qui prépare ses approvisionnements en été , etc. (Prov. XXX. 24.)