‹ Les Symboles des Egyptiens comparés à ceux des HebreuxChapitre 35 sur 66 · PAUPIÈRES · texte numérisé non relu

PAUPIÈRES

M. Champollion croit voir dans les trois signes supérieurs des diadèmes (Gramm. p. 298, 440) ; mais aucune forme de diadème ne confirme cette supposition.

M. Salvolini pense que ces signes sont des crêtes (Alphabet, n° 194).

Je crois reconnaître ici des paupières; en effet, ces trois signes sont recouverts des trois sortes de paupières ou sourcils qui se montrent au-dessus des yeux dont M. Champollion donne le dessin (Gramm. égypt. Cfr. les n 0 ’ 208 et 242 de l’alphabet).

feuilles, représentaient la naissance du monde, parce que la nature semble renaître quand les feuilles paraissent.

Ce signe, d’après M. Champollion, marque l’idée de fête (Gramm. p. 174).

Le nom hébreu de la paupière est le même que celui de la célébration d’une fête.

rrOtf sciimre, au pluriel féminin nVŒ sciimrutii, les paupières; et au pluriel masculin ü'H.Dtÿ sciimrim , observatio, celebratio festi (Gesenius).

La paupière était le symbole de l’observation ou de la célébration d’une fête, parce que le nom de la paupière signifiait en hébreu la vigilance et la garde, miXf sciimre, custodia. En Egypte, la tête de lion était le symbole de la vigilance, parce que, dit Horapollon, cet animal ferme les yeux lorsqu’il veille, et les ouvre en dormant. (Voyez l’article Lion.) Sur les monuments, la tête de lion possède cette signification de vigilance. Le signe qui nous occupe ne représentait-il pas la paupière du lion, symbole de la vigilance, de la garde, ou de l’observation des fêtes religieuses?

PEDUM ou LITUUS, bâton augura l.

« Les textes hiéroglyphiques, dit Salvolini, of-

DE L’ÉGYPTE. 85

« frent à chaque pas l’idée de roi , ou plus exactet ment celle de modérateur, exprimée par le TK dont « parle Manethon ; il est orthographié toujours de

« la manière suivante : ^ 7 <?}*'

« L’imaged’un individu paré de tous les emblèmes « de la royauté, Vureus sur le front, le pedum et le « fouet entre les genoux , lui sert de déterminatif. Le « pedum, symbole de la modération, par un procédé « tout à fait dans le génie des écritures égyptiennes, « sert aussi à exprimer l’initiale du mot , « modérateur. * (Campagne de Rhamsès, p. 16.)

La transcription du groupe ci-dessus donne le mot hébreu pft heq , qui signifie une loi , un statut , une coutume; ppl“l heqq, un législateur, un chef et un sceptre (Gesenius) , ou un roi modérateur et un pedum.

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