A UNE JEUNE FILLE POÈTE
La voixdfilafamillei Et mes vers chantefaient ce que rivent nos sœurs, Si j'étais jeune 6lle.
Car il est deui trésors qu'on ae peut appauvrir.
Qu'on CTe.use à Tantaisie ; Il est deux ruisseaux purs d'où coule, sans tarir.
Toute la poésie :
La nature et le cœur. — Deux célestes Toritsl
La musique y fourmille; J'y chercherais la mienne, et je l'y tnjuverais,
Si j'étais jeune fille.
Hais je donnerais tout, renom d^h fondé,
Peuple ému de m'entendre.
Pour un seul mot de l'être à qui j'aurais gardé
Sta chanson la plus tendre ; Je jetterais mon luth pour tenir, tout le jour,
Sa main sous ma mantille...
Le génie est bien beau 1 — J'dimerais mieux l'amour.
Si j'étais jeûna fille.
L'ALPE VIERCE
Un eeprît gardien de toute pureté Habite les |laciers et la neige étarnelle.
L'air qu'on respire autour de ce fitite argenté Rajeunit l'ftme et jette une lumière en elle.
viergel cette nuit, dans son fluide azur, Semble exprès pour mes yeux dissiper tona les voiles ; J'adore en sa blancheur toa front cluirgé d'étoiles. Bu toi, jusqu'à ton nom, tout est splendide et pur I
Le ciel seul boit ton souffle ï ta lèvre sacrée ; Tm sein veiné d'azur, rougissant au réveil, Lùsee à Dieu seul cueillir, sur sa neige empourprée. Lee roses d'Orient qu'y sème le soleil.
\n LES SÏMPHONIES.
. Toi seule entre lea moiilâ as préservé ta San De l'affront qu'aux sommets imprime un pied humain. Partout survient la fange oiï se forme un chemin : Tu dois de restar pure à tes remparts de glace.
Par eux tes flancs sacrés conservent leur candeur. Le soir, lorsqu'à tes pieds tout le pays est sombre, De l'azur infini perçant la profondeur, Des sommets fréquentés ton front domine l'ombre.
Toi-même as cependant tes vallons ténébreux, Et tu tiens par ta base aux régions impures Où l'eau du ciel se trouble à laver nos souillures, Oit l'homme teint de sang un sillon douloureux.
Mais au-dessus de tons, belle vierge de neige, Attirant le premir l'onde et les feux du ciel. Ton front chaste et hautain garde le privilège De porter l'invisible et l'immatériel.
Dieu pour trdne, ici-bas, a pris ta blanche cime. Seul séjour assez pur pour qu'il s'y daigne asseoir ; C'est lui, dans tes splendeurs, qui m'apparalt ce soir. C'est sa voii que j'entends sur Cou glacier sublime.
Tu portas, à mon âme I un sommet tout pareil. Un glacier virginal plus haut que tous nuages,