L'ÉTÉ DE NOVEMBRE
Novembre a son été I sous ses derniers soleils
Il est quelques beaux soirs, froids et pourtaot vermeils.
Mais toi, si tu n'y peux, dans tes brouillards n
Tirer de ton jardin quelques suprâmee roses,
Près du feu vif et pur de l'antique manoir.
Va chercher le rayon qui manque à ton ciel noir.
JDITH
Près du foyer héréditaire, Je m'assieds comme un exilé; C'est Ib, surtout, qu'il faut se taire, Car mon mat doit rester voilé.
L'Ame ii qui j'empruntais ma vie, Elle dort sous le froid linceul...
Et dans ce monde oil l'on m'envie, Mon cœur est seul.
Quand, parfois, un mot de tendresse Me rendrait mon deuil plus léger, I^ lèvre à qui mon coeur s'adresse Me parle un langage étranger.
Nous répétions si bien ensemble
LES SYHpgONieS.
Le mâme aveu sous le tilleul!...
Et, sous le toit qui nous rassemble, Mon cœur ast seul.
Ceux qui m'aiment d'amitié sûre, A me voir ce front soucieux, Craignant de toucher la blessure.
Devant moi sont silencieux.
Hélas! je ue vois plus sourire Les yeux indulgents de l'aïeul; Et, paimi nous, il semble dire :
Mon cœur est seul.
Sais-je, au moins, ce que tu dois être.
Toi qu'il endort sur ses genoux?
Seras-tu digne de l'ancëu^?
Auras-tu son cœur fier et doux?
Je tremble, bêlas, qu'un Dieu sévère Ne le frappe, innocent filleul I Tu n'auras pas connu ta mèrel...
Mon cœur est seul.