‹ Les symphonies: idylles héroïquesChapitre 58 sur 61 · LB CHASSEUR VU CH&HOIS · texte numérisé non relu

LB CHASSEUR VU CH&HOIS

Le fronc chasseur suit sur la neige

L'ours et l'isard; A chaque pas il trouve un piège,

Vit de hasard.

En déposant la carabine.

Souvent, le soir.

Il mange, i, eod fen de résine,

Dit pain tout noir.

11 n'a pas mfime un lit de chaume

Pour s'y coucher...

Uais les sapins fonneat le dame

Sur son rocher.

Dans sa cape de laine brune, Sans nul souci,

Il dort en atteDdant fortune...

Son chien aussi.

Son fusil et sa carlouchière

Près de sa main, Il dort, dans sa pauvreté fière.

Jusqu'à demain ;

Mvant de la fée immortelle

Qui l'a dolé, Et lui fit la part la plus belle,

La liberté I

La liberté, fiére et saos règle

Dans sa ferveur, Qui donne au pain d'orge et de aeigl

Tant de saveur;

Qui rend l'habit de grosse laine Souple et soyeux, ■

Et fait battre, à sa chaude haleine.

Les cœurs joyeux.

La liberté, plus douce encore

Que le doux miel, Plus éclatante que l'aurore

Au fond du cid.

Tu vi«is, à divine gnerrière,

Que nous aimons, Tu descends, comme la lumière,

Du haut des monts.

Lb, debout sur !a feuille sèche,

Au bord d'un bois.

Tu lanoas la première flèche

De Ion carquois.

Là, présente k l'heure focale

Aux oppresseurs, Tu fondras la dernière balle

Des francs chasseurs.

Mais nous, 6 voyageur, plus hauti Montons enco Cet escalier des monts par où descend l'aurore j Chacun de ses degrés offre au cœur agrandi L'image et le conseil d'un travail plus hardi.

Aux conBns de l'étber d'où la foudre s'élance, Voici la région du froid et du silence.

Où la vie est voilée, où cessent les combats ; L'œil même du chasseur ne la voit que d'en bas.

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