E. Fournier. Dystrophies veineuses. #evue d'hygiène et de
médecine infantile, 1902,
elle est encore totalement inconnue, Est-ce une tumeur développée à la base, qui comprime les vaisseaux san- : guins? Est-ce une sclérose de la paroi des vaisseaux rétrécissant leur calibre ? Les autopsies seules pourront apporter quelqués éclaircissements sur sa nature.
Il n’est pas moins intéressant de savoir quelle est l’évolution de ces varices craniennes.
Or sous l'influence du traitement spécifique, elles diminuent de volume peu à peu, dès le début.
Dans les premiers temps, quand l'enfant est tranquille et qu'il ne pleure pas, elles sont très diminuées, quand il crie, elles redeviennent aussi volumineuses qu’elles étaient avant, ce qui indique que la cause qui produisait l'obstruction a disparu en partie, mais que la paroi des veines, troplongtemps distendue,se laisse en- . core dilater par l’afflux sanguin ; mais plus tard, à mesure que le sujet se développe, les veines reprennent leur tonicité, et au bout de plusieurs années les varices craniennes ont disparu complètement.
Quelle que soit la cause qui produise cette lésion, il n’en reste pas moins certain que presque toujours la syphilis est en jeu, et nous ne pouvons pas mieux faire que de nous ranger à l’opinion d'A. Fournier (1), qui disait en parlant de ce signe : « Il est donc excellent pour constituer un indice, pour. éveiller un soupçon, pour ouvrir une piste et diriger le diagnostic vers la
recherche de l'hérédo-syphilis. »,
1. À. Fournier. Leçons cliniques inédites. Rapporté par: E, Fournier dans sa thèse, 1898.