‹ Les symptômes et le diagnostic de la tuberculose pulmonaire dans sa période de début (chez l'adulte)Chapitre 16 sur 48 · SA EE · texte numérisé non relu

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L’hémoptysie peut également être chez un sujet, jusque- Jà sain en apparence, la première manifestation d’une tuberculose évolutive; mais auque} cas, on ne tarde pas à voir apparaître les signes de début que nous avons signalés.

Aussi donc, en présence d'une hémoptysie, il faudra s’efforcer de savoir si la tuberculose qu'elle révèle est en activité ou non. La recherche des signes prémonitoires, l'étude de la température, la présence ou l'absence de bacilles permettent en général de se faire une opinion.

TROUBLES THERMIQUES

Parmi les recherches utilisées pour le diagnostic du début évolutif de la tuberculose pulmonaire, il n’en est pas de plus importantes que celle des troubles thermiques. La fièvre est peut-être le premier symptôme en date : il n'y a pas de début évolutif vrai sans élévation de température.

On prendra de préférence la température rectale ou vaginale, les seules qui donnent réellement des résultats précis. |

Lorsque l’on suppose qu'un individu est tuberculeux il est bon, selon le conseil de M: Barbier, de prendre sa température toutes les deux heures jour et nuit, au moins pendant quelque temps, car la fièvre des tuberculeux est dans la majorité des cas une fièvre « d'accès » qui sauf la prédilection pour la période nocturne, peuvent se montrer chez le même malade à des heures différentes. Ces accès par la variété de leur apparition, de leur durée et de leur intensité, demandent à être soigneusement recherchés.

Si l’on s’en tient à trois examens pratiqués dans la

journée, on risque fort de laisser échapper ces accès, et de prendre pour apyrétiques des tuberculeux qui ne le sont pas en réalité.

La constatation d'un état fébrile dans la période de début de la tuberculose pulmonaire étant d'une très grande importance clinique vaut bien qu’on se donne la peine de la rechercher plus attentivement qu'on ne le fait couramment.

On renouvellera les explorations thermométriques à certains moments : chez les femmes en particulier à l'approche des règles; à la suite de fatigues, de surmenage, de préoccupations, de toutes conditions en un mot qui favorisent l’imprégnation de l'organisme par les toxines.

Température normale. — On considère généralement comme normale une température (rectale) oscillant entre un minimum matutinal de 36°6 à 36°8 et un maximum vespéral de 37°4 à 37%. La régularité de la courbe thermique d’un sujet normal, au repos du moins, étant plus grande qu'on ne le dit généralement.

Cette moyenne n'est pas un critérium absolu, chaque sujet a sa température propre. L'idéal serait de déter-. miner, pour chaque individu, à l’état de santé, sa température normale aux différents moments de la journée; il serait facile alors de préciser quand cette température devient subfébrile : on pourrait, en effet, considérer incontestablement comme telle toute température qui atteindrait le matin, au lever, le maximum physiologique de midi et toute température qui atteindrait, à l'heure de midi, le maximum physiologique de l'après-midi.

Cette notion, dont on tient rarement compte dans la pratique est particulièrement importante lorsque l’on a affaire à des sujets hypothermiques.

M. Mantoux a signalé qu'il existe des personnes dont

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la température est très au-dessous de la normale, et chez qui une température normale physiologiquement est déjà une température fébrile. M. Daremberg a fort justement insisté sur ce fait que l'indice de la fièvre est surtout l'écart entre la température minima et la température maxima de la journée. C’est ainsi que l’on peut affirmer l'existence d’un léger état fébrile chez un malade qui présente 36°? à huit heures du matin et 3705 à sept heures du soir. « Vous pouvez même hardiment affirmer, ajoute Daremberg, qu'un écart quelconque dépassant six dixièmes entre les températures maxima et minima est un indice certain de fièvre ». Ce qui semble donner raison à cette manière de voir c’est que, chez le tuberculeux, l'accès nocturne qui passe inaperçu au médecin a presque toujours lieu entre neuf heures et onze heures du soir et qu'il est suivi de sueurs profuses quelques heures après; à la suite de cette poussée thermique, la température matinale peut être bien au-dessous de 37°,

Les réactions thermiques d'origine tuberculeuse. — La température rectale des tuberculeux au début revêt différents types. La fièvre peut être intermittente, rémittente ou continue. Cependant le plus souvent, c’est une : fièvre irrégulière où la courbe thermique ne se laisse réduire à aücun schéma. En dehors de toute fatigue et de toute influence passagère, comme nous Île verrons plus loin, c’est plutôt un état subfébrile qu'un état fébrile vrai. Les accès se présentent, d’après beaucoup d'auteurs, dans la soirée, dans la nuit pour M. Barbier, enfin pour certains il y aurait régulièrement deux accès par jour : l’un diurne et l’autre nocturne, le premier entre une heure et trois heures, le second entre neuf henres et onze heures du soir. Au début l'élévation de température dépasserait rarement 38°; la fièvre étant

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