LE AS
d'autant plus élevée que la maladie est plus avancée dans son évolution, mais il n'y a là rien d’absolu : Tel tuberculeux présentera une fièvre intense avec des lésions à peine décelables et c'est beaucoup plus l’activité du processus morbide que son étendue qui détermine l'importance des réactions thermiques.
En l'absence de tout trouble morbide et chez un indi-
vidu au repos, toute élévation de température dépassant 37% (chez un sujet à moyenne normale) doit être considérée comme fébrile et probablement due à la tuberculose. L
M. Barbier pense que l’on peut dire chez un malade suspect qu'un tracé thermique oscillant entre 36% le matin et 37% le soir et cela d’une façon intermittente ou continue donne un élément de diagnostic important en faveur de la tuberculose.
Le moment auquel se produit le maximum thermique chez un ltuberculeux est assez fixe pour un sujet donné : il importe de la déterminer avec soin. On ne doit pas pour cela se fixer aux sensations subjectives du malade qui sont un guide très infidèle.
Phenomènes concomitants des poussées thermiques. —
L'élévation thermique s'accompagne d'habitude chez les tuberculeux des symptômes bien connus de l’état fébrile : le pouls s'accélère, la peau devient sèche ou humide, le visage est congestionné, les yeux brillants, il peut y avoir des frissons de la céphalalgie; mais dans tous les cas une sensation de malaise et d’abattement général plus ou moins prononcée. $
Ces phénomènes, qui accompagnent toute fièvre, présentent chez les tuberculeux un grand développement qui contraste avec la faible élévation de température; ou bien au contraire la température peut s'élever jusqu’à 40° sans que le malade n'éprouve le moindre malaise, c'est