‹ Les symptômes et le diagnostic de la tuberculose pulmonaire dans sa période de début (chez l'adulte)Chapitre 19 sur 48 · CARTE · texte numérisé non relu

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fique : c'est le propre de la tuberculine que nous retrouverons plus loin ; ou d’une facon banale : c’est le cas des injections de cacodylate de soude; de sérum physiologique: ces dernières, surtout chez les enfants, provoquent des réactions très accentuées. Sirot (de Beaune) a été jusqu à en faire un moyen de diagnostic.

Les premières recherches sur ce sujet ont été faites par MM. Hutinel et Lesage, puis par Carriel, Ardin et Bisard qui trouvent cette méthode de diagnostic très fréquemment en défaut.

L'injection de sérum artificiel n’est pas un moyen sûr, infaillible; lorsqu'une contre-épreuve à la tuberculine est confirmative, on peut arriver à une certitude. Mais le premier sans le deuxième moyen, n’a pas la valeur que M. Sirot lui avait attribuée.

De plus, cette méthode n’est pas sans dangers (Hutinel). M. Pégurier ayant noté un cas d’hémoptysie grave à la suite d’une injection.

Réactions thermiques dues à des maladies infectieuses surajoutées. — Les tuberculeux sont exposés autant et plus que les sujets normaux à toutes les maladies infectieuses. Quand celles-ci ne se manifestent pas d'emblée par des symptômes pathognomoniques et donnent lieu seulement à une poussée fébrile, il est souvent bien délicat de distinguer celte dernière d’une poussée nouvelle. On pourrait croire à une tuberculose évolutive alors qu'il n’y a en réalité qu’une autre infection différente, parfois très légère, comme une amygdalite lacunaire ou une affection du rhino-pharynx.

Température axillaire. — Peter avait signalé que dans la tuberculose pulmonaire unilatérale la température axillaire était en général plus élevée du côté malade que du côté sain. M. Vogel (de Davos) reprenant cette étude ajoute que chez les malades dont la tuberculose,

d’abord unilatérale, finit par envahir le second poumon, la température axillaire est plus élevée du côté du poumon envahi en second lieu et que la différence peut être aussi accentuée que dans le cas de tuberculose unilatérale.

La température axillaire permettrait donc de préciser certains points particulièrement délicats du diagnostic; comme elle n'existe en général qu'au début de l’évolution elle pourrait faire dire si les lésions sont récentes, évolutives, où si elles constituent les séquelles d’une tuberculose avortée.

On peut rapprocher de l’élude de la température axillaire, l'étude de la température locale prise au niveau de la face antérieure du thorax, et qui présenterait les mêmes variations que la température axillaire. Mais la nécessité de thermomètres spéciaux restreint lemplot de ce procédé.

À l’élude de la température chez les tuberculeux, on peut ajouter la recherche du pouvoir diathermane de la peau el du rayonnement calorique, qui sont en général exagérés comme l'ont montré Leduc et Telau.

En résumé : si beaucoup de tuberculeux évoluent sans fièvre, à leur période d'état, il est exceptionnel qu'à leur début ils n'en présentent pas. Tout comme l'amaigrissement, ce symptôme peut n'être que passager et faire place pendant une longue période à une température normale, mais on le verra réapparaître à chaque poussée nouvelle

En outre le tuberculeux apyrétique, et à plus forte raison le tuberculeux fébrile est toujours en état d’instabilité thermique. La fatigue, le surmenage, la digeslion, les élals nerveux mal définis qui peuvent déterminer des ascensions thermiques chez les sujets sains ou tenus comme tels, produisent chez les tuberculeux,

et cela dès le début, des ascensions thermiques beaucoup plus marquées.

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