‹ Les symptômes et le diagnostic de la tuberculose pulmonaire dans sa période de début (chez l'adulte)Chapitre 20 sur 48 · SUEURS NOCTURNES · texte numérisé non relu

SUEURS NOCTURNES

Les sueurs nocturnes font défaut dans la tuberculose abortve et en général dans les formes qui ne doivent pas évoluer.

Elles soulignent, au même titre que la fièvre le début de la phtisie commune, disparaissant pendant les périodes de rémission et réapparaissant au moment de toute poussée évolutive. C’est croyons-nous l’un des meilleurs signes de début vrai, c’est en tous cas celui sur lequel le malade attire le mieux l'attention.

Elles surviennent, comme leur nom l'indique, la nuit, dans la seconde moitié vers 2 heures ou 3 heures du matin et suivent de quelques heures la crise thermique nocturne. Elles s’accompagnent de malaise et réveillent le plus souvent le malade.

Si le sujet dort pendant le courant de la journée, « il peut se produire de véritables sueurs hypniques », selon l'expression de Deliany, et qui paraissent liées au sommeil.

Le plus souvent généralisées, les sueurs nocturnes occupent surtout la poitrine, ce qui faisait dire à Hippocrate « Ibi sudor, ibi malum ».

Parfois, elles n’occupent que le thorax et sont alors selon Ridocon plus abondantes aux creux sous-claviculaires. A’ côté de cès sueurs, il existe chez les tuberculeux au début, une tendance très marquée à la transpiration : au moindre effort les malades ont une sensation de moiteur désagréable. Le front, la racine des cheveux, et surtout la paume des mains se couvrent

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