‹ Les symptômes et le diagnostic de la tuberculose pulmonaire dans sa période de début (chez l'adulte)Chapitre 22 sur 48 · NOV · texte numérisé non relu

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« Est-ce à dire que l'absence de bacilles autorise à exclure à coup sùûrle diagnostic de tuberculose? Non certes. J'admets bien entendu que la recherche a été faile avec tout le soin désirable et répétée plusieurs fois; les résultats négatifs, si nombreux soient-ils, n’ont jamais qu'une signification relative, et rien n'autorise à affirmer qu'une expectoration, négative actuellement, n'était pas positive antérieurement ou ne le sera pas ultérieurement. Sur ce point, comme je l'ai déjà dit, Rist a je crois outré volontairement sa pensée, en faisant de la présence du bacille de Koch dans les crachats la condilion nécessaire du diagnostic rationnel de la tuberculose pulmonaire ».

« 11 y a des tuberculeux qui ne crachent pas encore de bacilles, parce que leurs lésions ne sont pas encore ulcérées ; il y en a qui n'en crachent plus parce que leurs lésions sont cicatrisées. C’est à ces limites extrêmes que se tient la « tuberculose fermée » qui, ainsi comprise, n’a rien qui puisse choquer nos esprits ».

« Mais, dans le premier cas, la lésion est en évolution active, il existe des signes généraux qui traduisent cette activité et qui, s’ajoutant aux signes physiques, ne laissent aucun doute; ces malades ne sont plus des suspects, ils sont des tuberculeux en évolulion, en activité. Dans le second cas, au contraire, la lésion est figée, cicatrisée; aucun trouble de l’état général ne traduit une poussée évolutive; seuls des troubles fonctionnels et des signes physiques sont les témoins de la localisation anatomique et de la gêne apportée à la fonetion respiratoire; ces sujets-ci ne sont pas davantage des suspects: ils sont des tuberculeux au repos, en non activité. »

. L'absence du bacille de Koch n’est donc pas un critérium absolu, suffisant pour éliminer l'idée de tuber-

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culose en évolulion, cependant l'examen bactériologique n’en resle pas moins le procédé d'investigation le plus important qui nous permette de fixer la nature évolutive de la lésion constatée à l'examen physique du malade.

Bacille et fièvre. — Il n’y a pas de corrélation forcée entre la fièvre et la présence de bacilles dans l’expectoration : les tuberculoses évolutives fermées tout au début peuvent êtres fébriles. |

Dans les formes ouvertes, les variations numériques et morphologiques du bacille de Koch semblent être en rapport direct avec les variations de la courbe thermique.

Dans les formes nettement évolutives, 11 y a toujours parallélisme entre le nombre des bacilles et la tempéralure.

De plus, dans la fièvre à ses débuts, il y a prédominance de bacilles homogènes qui peuvent être seuls ou combinés à des moniliformes.

L'examen du graphique, tel que M. Piéry l'a établi témoigne que la fièvre a pour caractéristique la dissocation de la courbe morphologique, qui est basse, et de la courbe du nombre qui est élevée.

Les poussées de bronchite au cours de la tuberculose n'influent en rien sur la formule bactériologique qui est toujours en rapport avec la lésion. Cependant l’expectoration abondante que la bronchite banale produit, rend la-recherche du bacille plus délicate : la dilution étant plus grande.

Recherche du bacille. — La démonstration hystologique du bacille de Koch se fonde sur la réaction bien connue de sa résistance à la décoloration par les acides.

Nous n’insisierons pas sur les procédés habituels de coloration par la méthode de Ziehl qui reste à l'heure actuelle la plus employée; nous soulignerons toutefois

l'importance de la décoloration énergique par l'acide nitrique au 1/3 d’abord, puis par l'alcool absolu, décoloration qui permet de différencier le bacille de la tuberculose des bacilles acido-résislants.

Méthodes d'homogénéisation. — L'examen des crachats sur lamelle ne porte que sur une minime quanüté d'exsudat bronchique, les méthodes d'homogénéisation permettant de rechercher les bacilles dans une quantité notable, tendent à restreindre les cas nombreux où l'examen direct donnait des résultats négatifs. |

Elles comportent toutes trois temps : dans le 1% on transforme le crachat en une substance fluide, c’est lhomogénéisation proprement dite; dans le 2° on collecte les bacilles libérés mais épars. Enfin le 3° temps consiste dans la coloration du culot, coloration qui pourra se faire par n'importe quel procédé.

Il est regrettable que l'homogénéisalion ne soit pas encore en France rentrée dans la pralique courante : on devrait y avoir recours chaque fois que l'examen direct du crachat est négatif.

MM. Bezançon et Philibert ont encore perfectionné ce procédé en tenant compte de la densité du bacille de Koch, densité qui selon Dilg varie de 1010 à 1080. II faudra donc utitiser lorsqu'on recherchera le bacille, les couches supérieures des homogénéisations lourdes, et le culot des homogénéisations légères.

La technique indiquée par ces deux auteurs décuplerait la quantité des bacilles que l’on pourrait trouver sans tenir compte de la notion de densité.

M. Bierry (Presse médicale, 1916, 3 août) a proposé une nouvelle méthode d’homogénéisation qui donne d'excellents résultats.

Elle consiste à liquéfier d’abord les expectorations et

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