‹ Les symptômes et le diagnostic de la tuberculose pulmonaire dans sa période de début (chez l'adulte)Chapitre 40 sur 48 · AUSCULTATION · texte numérisé non relu

AUSCULTATION

Technique. — L'auscultation directe des sommets s'adresse surtout aux régions sous-claviculaires et susépineuses. Il est nécessaire de bien repérer toujours l'endroit où va ‘se placer l'oreille. On ne saurait croire combien d'erreurs de topographie on peut commettre si l’on ne prend cette précaution.

On commence généralement par la région sous-claviculaire, la plus accessible; l'usage des deux oreilles lorsqu'elles sont également bonnes est recommandable, quoique la comparaison des sons soit plus facile et plus précise avec la même oreille.

Le stéthoscope s’il sert surtout à localiser les bruts adventices ne se prête que difficilement à la perception de signes plus délicats, plus diffus et moins nets, comme le sont les altérations du murmure vésiculaire ; cependant on devra y recourir pour ausculter la région sus-claviculaire, car en cet endroit, l’auscultation immédiate est presque impossible.

L’auscultation latérale est assez délicate à pratiquer : le sujet élèvera le bras en abduction,en fléchissant l’avantbras, pour poser la main sur sa tête. Cette attitude permet un relâchement de tous les muscles de l'épaule.

L'expérience montre qu'en appliquant l'oreille aussi haut qu’on le peut contre la paroi latérale du thorax, au fond du creux de l’aisselle, on peut auseulter la parlie

AIG — :

latérale externe du lobe supérieur du poumon souvent très près de la région déclive du sommet.

Pour obtenir de l’auscultation des sommets des indications plus précises, on pourrait recourir au procédé de Boeri qui consiste à masser préalablement cette partie du poumon au moyen du pouce enfoncé profondément dans la fosse sus-claviculaire. Son but serait d'exprimer (?) pour ainsi dire la région apicale de façon à vider dans les bronches les sécrétions contenues dans les alvéoles et à faire apparaître des signes stéthoscopiques qui ne seraient pas perceplibles sans cette manœuvre.

Rosenbach a recommandé d'ausculter les tuberculeux en les faisant respirer vite, car la vitesse plus grande de l'air contribue à la perception des phénomènes acoustiques.

Ce procédé permettrait en outre de percevoir l’odeur fade et sucrée (?) de l’air exhalé par les tuberculeux au début. |

M. le professeur Landouzy a proposé de rendre les signes stéthoscopiques plus nels en provoquant artificiellement une congestion de la région malade.

Enfin on se souviendra que les signes stéthoscopiques sont souvent plus accusés le soir que le matin, après une fatigue qu'après un repos prolongé et chez la femme au moment de la période menstruelle.

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