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L'air résidual est modifié. >
Or l'air courant, c’est-à-dire le volume d’air que représente une inspiration n'étant pas modifié, il s'ensuit que la fréquence respiratoire doit être plus élevée si l’on admet, avec M. Robin, l'excès des échanges respiratoires.
Et de fait M. Marfan a observé chez des tuberculeux latents et des tuberculeux au début la fréquence exagérée des mouvements respiratoires.
M. Goût se sert pour le montrer d'un « anaptomètre »,
appareil qui compte. le nombre des respirations sans que le malade en ait conscience. |
La fréquence normale des mouvements respiratoires chez un adulte est de 14 à 16àala minute, chez les tuberculeux, elle s'élève à 20 et 22.
À quoi est due cette ahélation? à l'attaque bacillaire? à une défense de l'organisme? MM. Robin et Binet pensent qu'il faut en trouver l’explicalion dans la suracüvité des échanges respiratoires; cette suractivité ayant été niée par beaucoup d'auteurs en se basant sur des analyses très soignées, nous ne croyons pas utile d'en rendre compte.
Preumographie. — On s’est relativement peu préoccupé des modifications que peuvent présenter les tracés graphiques de la respiration au cours de la tuberculose pulmonaire.
M. Hirtz paraît être le premier quiait fait desrecherches à ce sujet ; il conclut.que les tracés pris chez les tuberculeux se ressemblent beaucoup entre eux et sont par contre bien différents des tracés obtenus au cours d’autres pneumopathies.
.Reprenant plustard (1900) ses études avec M. Brouardel, il est arrivé à penser que la fusion des lignes d’expiration et de vacuité, et la grande durée de cette ligne ainsi formée constituent un caractère spécial à la tuber- - culose pulmonaire. Caractère qui est en outre très précoce el se montre dès le début de Ia maladie.
Le Professeur Letulle pense que c'est trop dire car s'il y a chez les tuberculeux de nombreux cas où l'expiration est prolongée, le plus souvent les lignes d’inspiration sont les plus longues. Il admet qu'en général au débutet au cours de la tuberculose, la forme des courbes diffère du type normal, sans qu’on puisse préciser dans quel sens elle diffère. Et cela se conçoit très bien si l'on
songe que la tuberculose pulmonaire crée, non pas une lésion unique, mais différentes lésions : la congestion, l’'emphysème, les adhérences pleurales qui peuvent modifier la forme des mouvements respiratoires de différentes façons. Enfin et surtout le rythme ne dépend pas Lant de l’état du poumon que de l’état nerveux du malade.