‹ Les symptômes et le diagnostic de la tuberculose pulmonaire dans sa période de début (chez l'adulte)Chapitre 5 sur 48 · M TES · texte numérisé non relu

M TES

laire : après une période où la tuberculose est demeurée une affection localisée pendant laquelle l'individu, tout en étant apyrétique toussait mais conservait une bonne santé ; après cette période sournoise en apparaît une seconde où se manifestent des signes d’imprégnation bacillaire.

3 Le début par un symptôme brutal, tel que l’hémoplysie.

Comme nous le verrons plus loin : ce peut être un faux début, l'hémoptysie étant parfois indépendante de toute poussée. Les malades chez lesquels le début se fait par une pleurésie sont assez fréquents, on devra veiller tout particulièrement sur eux car ils font rarement des tuberculoses lentes.

4 Le début banal : à

C'est. par exemple une bronchite tenace, une grippe sous laquelle se masque la tuberculose.

Les bronchites répétées préparent au contraire rarement la tuberculose et sont plutôt symptomatiques d’une lésion de sclérose pulmonaire.

Le début sous cette forme semble aigu. Le malade J'attribue à un refroidissement brusque; alors qu’en réalité si l'on avait pu observer la période qui a précédé l'apparition de la bronchite, on y aurait retrouvé tous les petits signes d'imprégnation tuberculeuse.

L'habitude s'était enracinée depuis longtemps de confondre le début de l'affection tuberculeuse avec le moment où l’on fait attention à la maladie.

En réalité, lorsqu'on examine un malade, le début vrai de sa maladie remonte à un certain temps. On fait rarement le diagnostic du début, on fait le diagnostic : dans les premiers stades de l’évolution de la maladie.

On ne saurait décrire à la tuberculose pulmonaire chronique des signes de débuttoujours constants comme

on le fait pour les autres maladies infectieuses. Le début tel que nous le concevons n'étant en réalité que les diverses modalités manifestes par lesquelles passe la tuberculose pour sortir de la phase de latence, on comprend que ces modalités soient variables comme les causes mêmes qui provoquent l’activité de cette tuberculose latente. Les signes donnés par la plupart des auteurs classiques aux fins du diagnostic précoce, ne se rapportent pas au début évolutif. Mais dira-t-on cette dernière est précédée de lésions latentes ganglionnaires par exemple qui sont bien.en réalité le début de l’invasion tuberculeuse de l'organisme, Le qualificatif de « signes de début » appliqué ici, serait des plus mal choisis : il aurait l'inconvénient de faire naître l’idée d'une évolution ultérieure du processus tuberculeux qui souvent n’a pas lieu.

La plupart des signes décrits par les anciens auteurs sont des signes de tuberculose latente ou atténuée : ce sont des signes d’imprégnation tuberculeuse; d'hérédo-tuberculose tels que l'habitus dit prétuberculeux, l’instabilité thermique, l’abaissement de la tension artérielle la chloro-anémie : comme les signes de Grancher, ils persisteront des années, toute la vie du malade, celle-ci pouvant être très longue sans aboutir forcément à la phtisie. |

Cette confusion de lésions légères et de lésions de début a entraîné des conséquences pratiques éminemment fâcheuses : la première c’est la propension des médecins, à la seule perception des signes de Grancher à faire un diagnostic grave de conséquences ; la seconde c’est d'entretenir de grandes illusions quant à la curabilité dela phtisie en faussant les statistiques.

Le diagnostic de la tuberculose pulmonaire est très simple ou très difficile. Dans beaucoup de cas il est loin

LHAGRE

de présenter celte précision irréfutable que tant d'esprits trop simplistes s'imaginent lui appartenir en propre.

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