ER REA
DIAGNOTIC RADIOSCOPIQUE
a) Dans les cas typiques généralisés, le diagnostic basé sur le syndromie radioscopique complet est évident, et ne se pose guère avec :
1° Les estomacs hypertoniques, petits et rétractés, mais à contractions péristaltiques exagérées avec fermeture énergique du pylore.
>° Avec les estomacs biloculaires cicatriciels, ou multiloculaires, dont les sténoses sont multiples et très serrées et dans lesquels il n’y à jamais ce svn: drome.
Avec les estomacs atrophiés à la suite d’ingestion de liquide caustique (cas de Soupault), il n° se pose pas du tout, à cause des anamnestiques.
Quant aux rétrécissements multiples d’origine cancéreusé, non linitique, ils peuvent réaliser une parlie du syndrome. H. Beclère en a rapporté un cas avec insuffisance pylorique. Ce n’est là qu'un diagnostie de nuance ; pourtant l'écran le permet, car on voit alors des images lacunaires et l’on ne note pas Ja même inextensibilité que dans la linite plastique.
b) 1° Dans les formes localisées ou peu générali-
sées, la stase œsophagienne, sans sténose vue à l'écran, permet d'éliminer le spasme simple consécu- Lif à une affection douloureuse de l'estomac souvent néoplasique.
L'explication de cette stase est fournie par la for-
me tubulaire de l'estomac rigide et incontractile ; le
diagnostic en résulte:
2° Si l’image radioscopique se complique de la
présence d’une sténose nette, le diagnostic est sous vent précisé du fait qu'il y a, en outre, souvent incontinence, te qui écarte l'idée de spasme.
Là encore la rigidité stomacale est l'élément im-
portant. -
3° Surtout, la constatation de l'insuffisance pylorique organique, prend à elle seule autant de valeur que celle d’une sténose qui, même si elle existe, se complique généralement d’'incontinence dans ces formes infiltrées du cancer. î ,
Il importe done de différencier l’incontinence organique.
Le Professeur Carnot, dans la communication que nous avons rapportée plus haut, trace d’une façon précise, les règles de ce diagnostic.
Il faut vérifier, soit par l'épreuve du repas fictif,
soil par l’ingestion d'une solution acide, soit après absorption de boissons chaudes où glacées, qu’on n'amène jamais la fermeture du pylore dont la béance demeure absolument constante.