‹ Les syndrômes ictéro-hémorragiques en pathologie tropicaleChapitre 10 sur 26 · LAND · texte numérisé non relu

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en plus de l’aedes aegypti, étaient susceptibles de transmettre cette maladie de singe à singe et que même trois autres insectes, qui ne sont plus des aedes, s’en étaient aussi montrés capables. Les uns agissaient par piqûre, d’autres étaient pathogènes par injection de leur corps broyé. Enfin, Lemos Monteiro est parvenu à transmettre le virus aux animaux réceptifs par le moyen des excréments de punaises ayant piqué des malades. II prouva de même que les excréments des moustiques infectants, déposés sur la peau d’un macaque, lui communiquent la fièvre jaune.

Ces résultats montrent que si l’agent vecteur, étudié par les diverses missions, joue un rôle indiscutable, il n'est pas le seul.

IL existe d’ailleurs un are mode de contamination que l’inoculation par piqûre : la contagion directe. Cazanove, rappelant à ce propos que Béranger-Féraud déjà avait soulevé cette étiologie, cite les observations de cet auteur.

La première, en 1873 à Paris, se rapporte à un anatomo-pathologiste qui faisait des recherches sur des vomissements noirs provenant de la fièvre jaune de Riode-Janeiro. Quelques jours après avoir commencé l’analyse de ces déjections, il fut atteint, d’après le diagnostic de Tardieu et Fauvel, de typhus amaril auquel il succomba.

L'autre cas est relatif à l’intoxication éprouvée par quatre chercheurs. Un pharmacien de la marine, Lapeyrère, faisant des études sur les ptomaïnes existant dans lle sang des jauneux, s'était fait apporter du Sénégal des vomissements noirs et du sang de malades atteints de fièvre jaune. Au débouché du flacon renfermant la

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matièré noïre, quätré personnes, présentes ‘dans le labo: ratoire, furent diversement impressionnées. Le plus gravement atteint, sans conséquence mortelle néanmoins, fut précisément celui qui avait été chargé de la manipulation de ces produits. Ë Do

De même, en 1901, A. de Kermorgant n’attribuait pas tout le rôle nocif aux moustiques :

« Si le moustique est susceptible de véhiculer ee ictérode, il n’est certainement pas son seul agent , de transmission. »

Cette autre pathogénie, qui n’élimine nullement la

précédente mais se substitue à elle parfois, a été l'objet de nombreux travaux qui sont venus la confirmer.

Après les multiples expériences de ses collaborateurs et'de lui-même, Marchoux® a conclu que le virus n’a pas traversé Ia peau intacte, mais qu'il a pu passer par la conjonctive et donner Dm à une fièvre Je typiqué.

Des faits quasi expérimentaux sont présentés par Carmichael et Hamilton Fairley qui ‘citent le cas de trois travailleurs, contaminés directement à Londres, par le sang ou les tissus d’animäux ‘en expérience: « la contamination se produisit à travers la peau intacte des mains ». 15. Ge ne Ea mort des expérimentateurs Stokes, Noguchi, Young qui travaillaient à l'abri des moustiques, dans des laboratoirès grillagés, RES aussi dûe à une contamination directe. ee k Pen

On voit donc que quels que soient les heu compétents, ils admettent une autre porte d’entrée, la voie cutanée, intacte pour les uns, lésée pour d'autres, ou bien les muqueuses, el de toute façon, il est prouvé que

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