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et un vaccin. Ces découvertes, réprises par d’autres savants, ne furent pas confirmées et il fut même prouvé, en particulier par Sellars, Mathis, Theiler, Gay, etc, que ce germe n'était autre que celui de la spirochétse ictéro-hémorragique.
Enfin, en 1929, Kuczynski et Hohenadel décrivirent | le bacillus hepatodystrophicans, dont l'identité avec le bactérium renale étudié par Manteuffel et Hezberg, fut démontrée par ceux-ci.
Il apparait donc présentement que l'agent de la fièvre jaune est encore inconnu. On sait seulement que c’est un virus invisible et filtrable.
Les résultats furent plus heureux pour la recherche de l’hôte transmetteur. |
Entrevu par de Beauperthuy en 1853, affirmé par Carlos Finlay en 1881, vérifié expérimentalement par la Commission Américaine de la Havane en 1901 (Reed, Carol, Agramonte, Lazear) et confirmé par la Mission Pasteur en 1902 (Marchoux, Simond, Salimbeni), le rôle du stégomyia fasciata est aujourd'hui indiscutable. La fièvre jaune est transmise à l’homme par la piqûre du stégomyia fasciata (culex fasciata, aedes egypti, aedes argenteus). Cet insecte n’est. infectant que dans certaines conditions. Il doit avoir absorbé du sang de malade dans les trois premiers jours de la maladie pour ne devenir dangereux que douze jours au moins après s'être inoculé.
Le mâle ne piquant pas, la: femelle seule est à craindre et uniquement après le coucher du soleil. Sa première piqûre peut être diurne, mais à ce moment encore, elle n’est pas infectée, quoique Marchoux et Simond aient constaté une fois la transmission du pouvoir pathogène à la génération suivante.
.. L’insecte reste contagieux toute, sa vie, qui est ,en moyenne de quatre-vingts jours: cependant la Mission Pasteur à Rio-de-Janeiro a noté une survie de cent quatre jours, d'où possibilité d'infection éloignée du foyer initial Si le moustique est transporté dans des conditions favorables à sa vie. ,
Pour la propagation de la fièvre jaune au loin, il est en effet nécessaire que le stégomyia soit aidé dans ses déplacements, car c’est un insecte domestique, vivant dans les agglomérations, volant à petite distance, par étapes. Sa recherche dans les forêts, dans les habitations isolées n’a jamais été faite avec succès. Enfin, il a besoin, pour développer toute son activité nocive, du concours des circonstances extérieures.
La température optimum est de 280. Au-dessous de 23, il pique difficilement. A 170, il est engourdi et, si la température continue à s’abaisser, il meurt.
Si l'élévation thermique atteint et dépasse 40, il y a également incompatibilité avec la survie.
Il en résulte que la transmission de la fièvre jaune, consécutive à la piqûre du stégomyia est facteur de la pleine activité de celui-ci. Or, les conditions atmosphériques favorables se trouvent réalisées dans la zône tropicale, spécialement dans l'Amérique tropicale et sur la côte occidentale de l'Afrique tropicale qui sont les foyers les plus actifs. Nous avons vu, en outre, que le continent asiatique, jusqu'alors. indemne, vient d’être le siège de cas d'infection amarile et jouera peut-être un rôle important si le virus s’y installe définitivement ; car, d’après les conclusions d’Hoffmann et de Brug qui ont comparé les aedes de Cuba et de Java, il n'existe aucune différence entre ces deux. races el, par consé-
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quent, le germe pathogène pourra trouver dans ces contrées un hôte qui lui donnera asile.
Les pays tempérés dont le climat présente durant une certaine époque de l’année des conditions favorables à la vie du stégomyla, ou ceux qui l’hébergent d’une façon habituelle, ne sont pas complètement à l’abri de l'infection. Il suffit de rappeler les épidémies d'Espagne et du Portugal, pays à stégomyias et dont les moustiques peuvent devenir dangereux en absorbant le sang d’un jauneux. |
En France également, de petites épidémies se sont déclarées. La dernière, qui éclata à Saint-Nazaire en 1908, avait été importée par un navire venant de l’Amérique centrale et fit des victimes parmi la population.
Nous voyons donc que la fièvre jaune est capable de faire son apparition en dehors des zônes où elle règne à l’état endémique. L'opinion d’Armaingaud à ce sujet est des plus sombres :
« Les latitudes même septentrionales de la France ne sont pas à l’abri de son importation et ne sauraient lui opposer un obstacle infranchissable. »
A lappui de cette idée, il nest pas invraisemblable de supposer que des invasions répétées de fièvre jaune, dans les pays où elle ‘est pratiquement inconnue, pourraient permettre une acclimatation du virus et que celui-ci se propagerait, soit par le stégomyia ordinaire qui s’adapterait aux conditions extérieures, nouvelles pour lui, soit par d’autres hôtes intermédiaires.
Les travaux récents, effectués par de nombreux savants, viennent justement montrer la complexité de la propagation du typhus amaril par les insectes.
Ainsi, Bauer a reconnu que neul espèces d’aedes,