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IT s’en faut de beaucoup cependant pour que cette symptomatologie soit réunie au complet chez un même malade. Lorsqu'elle existe, elle permet d'affirmer le diagnostic.
Malheureusement, nombreux sont les cas où la clinique ne peut mettre en évidence tous ces signes : soit qu'il s'agisse d’une forme fruste au cours de laquelle la guérison a fait suite à la période de rémission par une amélioration rapide de l’état général; soit, au contraire, qu'on ait eu une forme foudroyante emportant le malade en deux ou trois jours.
La première de ces deux éventualités frappe surtout les enfants créoles et les européens ayant déjà quelques années de séjour dans la contrée. Elle n’est autre que la « fièvre inflammatoire des Antilles » des anciens auteurs et se ramène en réalité à une forme abortive de la fièvre jaune.
Ce sont justement ces aspects : typhus amaril au début, formes frustes ou foudroyantes, qui soulèvent la difficulté d’un diagnostic exact.
C’est dans ces cas qu'il serait utile de mettre à contribution les découvertes récentes : la sensibilité spéciale de la souris blanche au virus jaune et les études reposant sur le principe de la déviation du complément dans la réaction de Bordet-Gengou appliqué à la fièvre jaune, ou encore les propriétés immunisantes du sérum. Malheureusement, ces recherches, de haut intérêt pratique, ne! sont pas encore réglées d’une manière définiuve el nous devons en attendre une mise au point nette de 1a part des savants qui se consacrent actuellement à cette question, avant de pouvoir les utiliser couram-
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SPIROCHETOSE ICTERO-HEMORRAGIQUE
(DIAGNOSTIC
Avant d'affirmer le diagnostic de la fièvre jaune, il faut s'assurer de n'être pas en présence d’une manifesfation de la spirochétose ictéro-hémorragique.
Cette affection ressemble, en effet, beaucoup à la précédente et il est nécessaire de la mettre au premiér rang quand, ‘après avoir examiné le malade, on passé en revue le diagnostic différentiel.
Même lorsqu'on y pense, l'erreur est possible.
La confusion entre ces deux maladies est telle, que le savant japonais Noguchi qui cependant les connaîssaient parfaitement, a étudié, pendant plusieurs années, la spirochétose, croyant avoir affaire au typhus amaril.
Le professeur Ricardo Jorge, au sujet d’une épidémie de fièvre ictéro-hémorragique ayant éclaté à Lisbonne au cours des mois d'août et de septembre 1931, écrit à ce propos : à
« La fièvre ictéro-hémorragique réalise un schéma pathologique qu'on diraït la copie des traits de la fièvre jaune. La similitude clinique est frappante. »
£a lecture de la description de ces cas ressemble, à sy méprendre, à l'observation d’une fièvre amarile et explique bien l’erreur qui peut exister.