‹ Les syndrômes ictéro-hémorragiques en pathologie tropicaleChapitre 8 sur 26 · FIEVRE JAUNE · texte numérisé non relu

FIEVRE JAUNE

(PATHOGÉNIE

Connue depuis fort longtemps sous des noms différents, la fièvre jaune a été et est encore actuellement l’objet de nombreuses recherches.

Les étiologies les plus diverses furent invoquées. Le vent, l’air, les poussières du sol ont été incriminés.

De nombreux microbes furent décrits. Domingo Freire étudia le cryptococcus xanthogenicus et prépara un vaccin. Finlay et Delgado trouvèrent le micrococcus versatilis. Sanarelli décrivit le bacille ictéroïde et fit un sérum. Pour Corre, c'était « un infectieux amaril de nature chimique ».

Ces multiples hypothèses furent tour à tour abandonnées.

En 1918, un savant japonais, Noguchi mit en évidence dans les viscères et dans le sang de malades atteints, semblait-il, de fièvre jaune, la présence d'un spirochète : le leptospira ictéroïdes, dont il donna toutes les caractéristiques et avec lequel il prépara un sérum

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