‹ Les Syndromes Parkinsoniens en Pathologie MentaleChapitre 13 sur 34 · CES · texte numérisé non relu

CES

Ce sont des paresthésies, des engourdissements, des fourmillements.

Les céphalalgies sont habituelles, siégeant au front ou au vertex, mais plus souvent dans la région occipitale : « Le cervelet me fait mal », disent les malades.

Des douleurs atroces, paroxystiques, et souvent dépersonnalisées parce qu'interprétées à la faveur d’un automatisme mental concomitant, sont analogues à celles que Souques a observées dans les syndromes parkinsoniens sans troubles mentaux : lassitude douloureuse, douleur transfixiante, brûlurés, sensations électriques, sensations de broïement, de déchirement : (« On me scie les os, on m'écartelle les chairs »), sensations d’eau, de poix fondue coulant dans le dos). Le siège de ces algies est des plus variables, mais fréquemment scapulaire.

On observe de l’hyperesthésie localisée ou généralisée, des zones d’anesthésie douloureuse ne correspondant à aucun territoire radiculaire ou névritique ; une de nos malades présentait de l’anesthésie plantaire du côté du syndrome parkinsonien. Souques, contrairement à Karplus, pense que l’anesthésie ne fait pas partie du syndrome parkinsonien. Le parkinsonisme de nos malades n’étant qu'un élément de troubles organiques plus complexes, nous réservons l'interprétation de ces faits.

Les troubles vaso-moteurs sont fréquents.

Les: malades se plaignent de sensations de chaleur envahissant brusquement tout le corps, ou seulement une région, un membre ou un segment de membre, souvent la face, alternant avec des sensations de refroidissement subit (pieds, jambes gelés). Ces malades, extrêmement frileux d'habitude, qui doivent se couvrir de châles multiples, même l'été, se découvrent parfois subitement sous l'influence d’une vague de chaleur.

On observe des phénomènes de congestion brusque de

Page 1