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Tous nos malades parkinsoniens sont asthéniques, et non pas seulement les parkinsoniens aliénés, mais tous les parkinsoniens, quelle que soit la cause du syndrome ct ses modalités. La fatigue se manifeste dès le début ; elle esl permanente et plus ou moins accentuée, et subit des exacerbations qui rendent le malade incapable de tout effort, irritable et irascible. L’une de nos malades qu'aucune thérapeutique n’améliore depuis de longues années, se plaint de « super-asthénie. »
Les symptômes associés.
On a tout observé et tout décrit au cours des syndromes parkinsoniens, parce que les « foyers disséminés » de l’encéphalite initiale ne sont pas éteints. Il en est ainsi chez nos malades, et nous ne pouvons songer à faire ici une étude détaillée des multiples symptômes ou syndromes concomitants. Nous ne ferons qu’une citation un peu sèche, — qui nous permettra néanmoins d'éclairer l’étiologie et de montrer la multiplicité des formes cliniques, — en insistant sur quelques points particuliers.
Les Troubles oculaires méritent une mention particulière, parce que certains auteurs les ont considérés comme symptômes de la maladie de Parkinson, et que l’encéphalite épidémique a multiplié leur fréquence dans les syndromes parkinsoniens. D’après Loéwy (in Klippel et Lhermitte) le signe de Stellwag se rencontrerait dans 28 % des cas, les paupières seraient souvent tombantes, l'iris présenterait du myosis (5 %) ou de la mydriase (2 %), de la paresse aux excitations lumineuses et à la convergence-accomodation, parfois même une rigidité complète en dehors de touteaffection syphilitique. L'insuffisance de la conver gence (P. Marie et Barré, Velter), avec diplopie croisée
De
dans la vision rapprochée, serait fréquente, de même que la fixité du regard liée à une rigidité des muscles extrinsèque du globe, et parfois même un véritable tremblement du globe, visible à la loupe. Les secousses nystagmiformes seraient exceptionnelles.
Nous avons observé chez nos malades la ridigité du regard avec lenteur des mouvements des globes, de l’exophtalmie avec crises d’exorbitisme, parfois un tremblement intermittent de l’un ou des deux globes, assez important pour être visible et même conscient. Ces phénomènes que nous avons déjà signalés, nous paraissent être sous la dépendance des signes majeurs, et devoir ainsi s'intégrer dans le syndrome parkinsonien, de même que le ptosis et les crises de nictitation palpébrales.
Mais, d’autres signes, qui apparaissent avec une grande fréquence, semblent devoir être considérés comme des signes associés, répondant de l'infection primaire : paralysies de la musculature extrinsèque (IL et VI) avec diplopie intermittente ; crises oculogyres, le plus souvent verticales ; nystagmus ; myosis, mydriase, anisocorie, lenteur des pupilles aux réactions lumineuses, et, dans un cas, rigidité absolue en dehors de toute syphilis ; baisse épisodique de l’acuité visuelle, avec brouillard devant les objets, points noirs, mouches volantes, scotomes scintillants, etc.
Signes généraux. — L’asthénie, nous l’avons dit, est constante. La fièvre n’est pas rare ; elle est généralement peu élevée (3708, 38°, 3805) elle apparaît par poussées pendant quelques jours ou quelques heures. La mesure systématique de la température des malades est nécessaire pour déceler ces variations.
Les modifications du pouls sont fréquentes : il est souvent instable, d’une minute à l’autre, d’un jour à l’autre ; on observe de la tachycardie, continue ou épisodique, de la microsphygmie.