‹ Les Syndromes Parkinsoniens en Pathologie MentaleChapitre 24 sur 34 · ND · texte numérisé non relu

ND

limite à des hypothèses. Mais la similitude clinique de tels syndromes et de ceux que produit l’encéphalite épidémique nous permet de supposer une prédominance des lésions sur les noyaux gris centraux, et notamment sur le locus niger, dont l’atteinte a été si souvent observée. Les perturbations du fonctionnement des centres diencéphaliques sont démontrées, d'autre part, par l'association fré-— quente au syndrome parkinsonien, de symptômes communs au cours de l’encéphalite épidémique et des autres affections du diencéphale (troubles vaso-moteurs, sensitifs, infundibulaires, oculaires, anxiété, etc...).

Mais la participation simultanée du cortex semble probable, étant donnée la constance des troubles mentaux parallèles au syndrome organique. Anglade, qui a bien indiqué le polymorphisme et la multiplicité des lésions dans les états de rigidité, avait déjà noté que la rigidité musculaire coïncide souvent avec la rigidité psychique, et qu'il est logique d’admettre que la corticalité ne se désintéresse pas plus des troubles de la motilité volontaire que de son fonctionnement normal.

Des études histologiques suffisantes montreraient sans doute des lésions du cortex ou du système cortico-nigrique, analogues à celles qu'ont observées chez les parkinsoniens encéphalitiques Donaggio (1), IL. Bertrand et Chlorobski (2).

Quelle est la cause de ces syndromes parkinsoniens symptomatiques ? C’est à quoi nous essaierons de répondre. Le sexe ne joue aucun rôle dans leur détermination :

1. Donaggio, Lésions des centres nerveux dans le parkinsonisme (Congrès de Bruxelles, 1924); sur le parkinsonisme encéphalitique, une doctrine cortico nidrique (R. N., 1925.1.1058).

2. I. Bertrand et Chlorobski, Les lésions corticales dans le syndrome parkinsonien post-encéphalitique (R. N., 1929.2.172).

No

nous avons observé des syndromes parkinsoniens chez un nombre sensiblement égal d'hommes (75) et de femmes (76).

L'âge n’est pas un facteur important, puisque la plupart de nos malades sont jeunes (la moitié n’a pas atteint lo ans, les deux tiers n’ont pas 60 ans), et que la proportion des parkinsoniens est faible parmi les déments séniles.

Plusieurs fois nous avons observé chez les proches, soit un syndrome parkinsonien caractérisé, soit un syndrome neurologique du type de la sclérose én plaques ou des encéphalo-myélites disséminées. L'hypothèse d’une fragilité familiale du système nerveux n’est pas exclusive, et la contagion semble pouvoir être envisagée dans plusieurs cas, ainsi que l'a déjà indiqué notre maître le D' G. Petit.

M. Petit (1), par des recherches cliniques systématiques poursuivies pendant plusieurs années chez des aliénés atteints des psychoses et des psychopathies les plus diverses, a pu mettre en évidence, chez ces malades, une série de symptômes organiques variés dont la fréquence est très grande (83 % des cas).

Ces troubles, qui peuvent intéresser non seulement le système nerveux tout entier et les glandes endocrines, mais tous les appareils de l’économie, peuvent se manifester à toutes les périodes de la maladie : au début, lors d’une « phase d’imprégnation neurotrope » prémonitoire ; à la période d’état ou à la période terminale de la psychose ou psychopathie, ou même après la phase psychopathique de la maladie.

De caractère infectieux, parfois épidémique et contagieux, ils s’accompagnent souvent de poussées fébriles. La variabilité, le polymorphisme, l’évolution par poussées, les éclipses, sont les traits habituels de ces syndromes.

Poursuivies parallèlement chez des malades non aliénés atteints d'infections par ultra-virus « neurotropes » (né-

Page 1