‹ Les Syndromes Parkinsoniens en Pathologie MentaleChapitre 31 sur 34 · LED · texte numérisé non relu

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ments (en 1919-1920, 1925-1926, 1929, 1930-1933) ; le malade, bien que dément, peut vivre en liberté dans les périodes intercalaires.

Lors des deux premiers internements, M. Bo... présentait de l'excitation psycho-motrice, des hallucinations, des idées délirantes de grandeur et de richesse.

En 1929, on a observé un syndrome de confusion hallucinatoire avec idées fixes post-oniriques et fabulation ; en 1930 un état d'obnubilation intellectuelle avec semi-mutisme, de courtes bouffées confusionnelles, des idées délirantes polymorphes, des préoccupations hypocondriaques ; il a fait plusieurs tentatives de suicide. De 1930 à 1933, M. Bo... a toujours été déprimé, sauf pendant de courtes périodes confusionnelles : il n’a jamais exprimé de délire expansif.

Notablement amélioré par un traitement au nucléinate de soude, au dmelcos et au stovarsol, il a pu quitter le service en 1933, calme et docile.

L'examen organique révélait alors :

— Des mouvements brusques et saccadés des membres supérieurs ;

— Un tremblement des extrémités, plus marqué à gauche ;

— Des fibrillations des muscles de la face ;

— Des mouvements de trombone de la langue, qui est déviée vers la droite ;

— Une hypertonie bilatérale légère, que la manœuvre de Froment accentue davantage à droite. Cette hypertonie esl assez variable d’un moment à l'autre.

— La marche est un peu talonnante, saccadée, les mouvements automatiques sont normaux ;

— Les réflexes patellaires sont abolis ;

— Les pupilles, moyennement dilatées, ne réagissent pas à la lumière, mais réagissent à l’accommodation.

Liquide céphalo-rachidien en 1930. Tension 20. Alb. 0.95. Globuline ++. Leucos. 6. Benjoin 22222,22222. 10000. Elixir parégorique 00 0. Bordet-Wassermann + Meinicke +.

PU

1931. Tension 25. Alb. 0.40. Globuline + Leuco. 0,2. Benjoin 12210.02222.00000. Elixir parégorique 00-0 Bordet-Wassermann partiellement positif. Meinicke négatif.

Démence sénile.

Obs. XXII. — Mme S.. âgée de 79 ans, est atteinte de démence sénile ; elle présente de la bradypsychie, de l’amnésie de fixation et d’évocation, une amnésie verbale très accusée ; elle est désorientée dans le temps et dans l’espace ; elle identifie faussement les personnes et tente de masquer l’amnésie par la fabulation.

L'examen organique ne décèle aucun signe de lésions en foyer, mais montre :

— Une hypertonie bilatérale légère des membres supérieurs ; les muscles sont durs à la palpation ;

— Un /remblement fin des doigts, avec instabilité peu acçusée ;

— Des mouvements automatiques très réduits ; la marche se fait à petits pas, à l’aide d’une canne ;

— Une tendance à la contracture en flexion des deux mains et des trois derniers doigts de chaque main, plus accentuée à gauche.

Liquide céphalo-rachidien normal.

Alcoolisme chronique.

Obs. XXIV. — M. Vn..., âgé de 32 ans, atteint d’alcoolisme chronique, avec épisodes oniriques nocturnes, anxiété, idées de persécution, fugues ; il est calme, conscient de ses troubles, et docile au traitement.

L'examen organique montre :

— Une hypertonie bilatérale, que la manœuvre de Froment

accuse davantage du côté droit ; A. Baudard 6

— Un tremblement trés accentué des extrémités, avec instabilité des doigts ;

— Des spasmes péri-buccaux et des fibrillations des muscles de la face ;:

— Une parésie faciale gauche ;

— L'asymétrie des réflexes achilliens et des réflexes cutanés abdominaux ;

— L'oscillation vers la droite dans l'épreuve de Romberg ;

— L'inégalité des pupilles, au profit de la droite ;

— Des troubles vaso-moteurs : cyanose et refroidissement des extrémités ;

— De la dysarthrie.

L'écriture est irrégulière et tremblée.

Le liquide céphalo-rachidien est hypertendu (35) normal par ailleurs.

Etat post-maniaque.

Obs. XXV. — M. G.., né de parents syphilitiques, sans antécédents personnels notables, a présenté, à l’âge de 17 ans, un syndrome d’excitation atypique.

L’excitation a été progressive, entrecoupée pendant les six premiers mois de courtes périodes de dépression. M. G... souffrait de céphalalgies, présentait un certain degré d’excitation génitale (masturbation, fréquentation des maisons de tolérance), était autoritaire et prodigue.

Interné en février 1932, il présentait alors un syndrome d’excitation avec logorrhée, satisfaction, autoritarisme, idées de grandeur de type altruiste (désir de faire le bonheur de l’humanité).

Au point de vue organique, on observait :

— Un regard brillant et fixe ; de la congestion de la face ;

— Un tic de mâchonnement :

— Un tic fréquent de non des paupières avec révalsion des globes oculaires ;

NA Vo a

— Un tremblement vibratoire très accentué des extrémités cyanosées et refroidies.

On a observé une glycosurie passagère légère.

Pas d’hypertonie.

Liquide céphalo-rachidien normal.

Guéri de ses troubles mentaux après un traitement prolongé par le nucléinate de soude, M. G... quitte la maison de santé en août 1932.

Il est alors calme, lucide, tout à fait conscient des troubles qu'il a présentés, légèrement inquiet de l’avenir.

On observe à ce moment un syndrome parkinsonien fort net :

— Hypertonie bilatérale légère augmentée du côté droit par la manœuvre de Froment ;

— Abolition des mouvements automatiques du membre supérieur droit ;

— Tremblement fin des extrémités, surtout marqué à gauche, avec instabilité des doigts.

— Le tic de mächonnement est très léger.

— Les réflexes ostéo-tendineux sont normaux.

M. G... est actuellement normal, exerce un travail régulier et se prête à une thérapeutique continue.

Revu en décembre 1933, il présentait seulement des troubles digestifs, des crises de bâillement, des céphalalgies frontales, parfois de la tachycardie, rarement, des sensations d'engourdissement ou de fourmillement dans les membres, surtout à droite.

Le syndrome parkinsonien droit reste net : hypertonie, abolition des mouvements automatiques. La nictitation des paupières n’apparaît plus que lorsque les yeux sont clos.

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