‹ Les Synodes du DésertChapitre 7 sur 36 · L'ouvrage ne fut imprimé et ne parut qu'en · texte numérisé non relu

L'ouvrage ne fut imprimé et ne parut qu'en

SYNODES PROVINCIAUX

vingt & unième du fynode national de 1748, touchant les féminariftes, & de faire des répréhenfions à M. le Repréfentant fur ce qu'il ne fy cft pas conformé au fujet de deux élèves de notre province, comme auffi pourquoi MM. les économes n'ont pas voulu accorder à la province des fecours qu'on leur a demandés pour favorifer les études des propofants que nous y avions, pendant que nous n'en avions point dans le féminaire ; 8° que, vu l'utilité & la néceffité des quatre quêtes, il foit enjoint aux pafteurs d'en rendre l'ufage plus fréquent ; 9"* qu'on priera ledit fynode d'examiner fil eft plus expédient de laiffer les églifes dans l'ufage où elles font de lire les pfaumes avant de les chanter, ou de les obliger à l'obfervation de l'article du fynode de Vitré, qui le défend; lo"" de voir fil ne conviendrait pas d'ériger en province les églifes du Rouergue & celles de Bédarieux, GraifTefTac & Fougères, en chargeant les provinces dont elles reffortent de fournir chacune un pafteur pour les deffervir, & qu'au cas il y ait des difficultés à cette éredion, on daigne au moins en faire l'effai jufqu'au fynode national fuivant.

Après avoir ouï le rapport du député de l'églife de St-Geniès au fujet d'une plainte portée à fon confiftoire par un membre de cette églife, la compagnie enjoint audit confiftoire d'en prendre connaiffance & d'y procéder félon les règles de la difcipline eccléfîaftique.

Sur la propofition qui a été faite d'admettre M. Thérond, propofant, aux examens, pour en conféquence être reçu au St-Miniftère, fil en efl jugé capable, la compagnie, après un mûr examen, y a confenti unanimement & lui a donné pour examinateurs MM. Paul Rabaut, Simon Gibert, Jean Pradel, Pierre Redonnel & Pierre Encontre, pafteurs.

vui.

Vu le befoin de nos églifes, l'affemblée a délibéré demander à M. Puget, propofant, de fe rendre inceffamment dans la province pour être admis aux examens avec MM. TeilTier & Thérond.

Il a été arrêté que M. Puget jouirait de fes honoraires, bien qu'il foit au pays étranger.

En confidération de ce que les malheurs du temps ont fait retarder la confécration des fept nouveaux miniflres, il a été convenu de leur accorder l'entière taxe des pafteurs, cette année, qui échoit le premier mai prochain.

Le partage des églifes de Cannes, Milhaud, Vauvert & Aigues-Vives eft approuvé & autorifé par le préfent fynode en la manière qui fuit :

Cannes, Sérignac, BragafTargues, Puechredon, St-Théodorit & Savignargues formeront déformais l'églife du nom du premier de ces lieux ;

Vie, Combas, Crefpian, Montmirat & Moulefan formeront une autre églife ;

Milhaud avec St-Céfaire feront une églife;

Bernis, Uchaud, Veftric & Aubord compoferont une autre églife ;

Vauvert en feul fera une églife ;

Beauvoifin, Générac & St-Gilles formeront une autre églife;

Aigues-Vives en feul fera une églife ;

Codognan, Mus & Vergèze feront une autre églife.

La compagnie a arrêté qu'à l'avenir, dans chaque fynode, on nommera deux anciens pour, de concert avec les pafteurs qui compoferont la table, vérifier les comptes de l'emploi des deniers des églifes, lefquels comptes leur feront préfentés par les pafteurs qui auront formé la table l'année précédente, & que les deux anciens nommés pour cette vérification ne pourront fe retirer fans l'avoir faite, & en avoir témoigné par écrit leur fentiment.

Le fynode, défirant rétablir, autant qu'en lui eft, la vraie nature des colloques & leur légitime ufage, ordonne que dorénavant :

Uzès, St-Quintin, Montaren, Luffan, Bouquet, St-Hippolyte, Garrigues, Gatigues, Vézenobres, Ners &: Ribaute formeront un colloque;

Nîmes, La Calmette, St-Geniès, St-Mamert, Clarenfac, Nages, CalvilTon, Codognan & Milhaud en formeront un fécond ;

Montpellier, Mauguio, Pignan, St-Pargoire, Faugères, Bédarieux & GraifTelTac en formeront un troifième ;

SYNODES PROVINCIAUX. 67

Sommières, Junas, Sauflines, Vie, Cannes, Quiffac, Lézan, Lédignan & Boucoiran en formeront un quatrième ;

Lunel, Maiïillargues, Le Caylar, Gallargues, Aigues-Vives, Bernis, Beauvoifm & Vauvert en formeront un cinquième.

L'affemblée confent pour le préfent, & fans conféquence pour l'avenir, que M. Fayet, pafteur, n'ait aucun quartier affecté & qu'il prêche tour à tour dans les églifes de cette province, en obfervant, avant de le faire, de fe concerter avec le pafteur du quartier où il voudra prêcher, pour régler enfemble les fonctions qu'ils devront faire.

Les églifes font exhortées d'introduire l'ufage du cathéchèfe.

Sur la queftion propofée par quelques membres de l'églife de Quiffac, fil n'y a point de péché à jouer publiquement les jours ouvriers, la compagnie, choquée de l'indécence de cette queftion, les renvoie à l'art. 29 du chap. xiv de la difcipline & leur enjoint trèsexpreffément de fy conformer.

Sur les plaintes portées par M. Fayet, pafteur, que les églifes de St-Quintin, Montaren, Gatigues, Bouquet & autres lui doivent certains arrérages, la compagnie donne commiflion au colloque d'Uzès d'en prendre connaift'ance en l'y appelant, & de lui procurer le paiement defdites dettes, fil eft poflible.

Ainfi conclu & arrêté le fufdit jour, &: les cenfures ayant été faites, le fynode f eft diffous.

Paul Rabaut, pafleur-modérateur ; Redonnel, pafteur & fecrétaire-adjoint.

Conseil extraordinaire du Bas- Languedoc.

Les pafleurs du Bas-Languedoc, affemblés en confeil extraordinaire au nombre de feize, le trentième feptembre mil fept cent cinquante-fix, dans la vue de remédier, autant qu'il eft en leur pouvoir & que leur autorité peut f 'étendre, aux befoins les plus preffants des églifes de la province, après l'invocation du St-Nom de Dieu, & avoir élu M. Baftide pour modérer l'adion, &M. Paul Rabautpour rédiger les ades, on eft convenu des articles fuivants ;

Que les délibérations qui feront prifes dans cette affemblée tiendront, nonobftant les oppolitions de quelques pafteurs particuliers, autant qu'elles ne feront point contraires aux décifions de nos tribunaux eccléfiaftiques.

MM. Fayet, Sauffine & Allègre delTerviront jufqu'au prochain fynode les églifes de Garrigues, Gatigues, Luffan, Bouquet & tout le quartier qui a été annexé à notre province par le dernier fynode national Et afin que lefdites églifes foient deffervies, MM. Puget & Lafon feront chacun une tournée dans le quartier annexé, & fil furvient des affaires preffantes dans le quartier de M. Lafon, comme baptêmes, mariages, etc., pendant qu'il fera fa tournée, M. TeifTier fe charge d'y pourvoir.

Conformément à ce qui avait été convenu touchant l'établiffement \ d'un confeil 2, on fe conformera aux articles déjà dreffés à ce fujet, lefquels feront couchés ci-après, en y ajoutant que les membres du comité font au nombre de quatre; que fils f'aifemblent dans le quartier d'un pafteur qui ne foit pas membre du comité, ils lui donneront avis de leur affemblée, afin qu'il puiffe, fil le juge à propos, être pré-

1. Comme on le voit, ce conseil extraordinaire est postérieur de quelques mois au synode national du 4 mai.

2. Voy. p. 41 le précédent conseil de 1754. L'existence de ce conseil, due aux difficultés d'une situation critique, ne survécut pas aux circonstances qui lui avaient donné naissance.

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fent aux délibérations, & que ledit ne fera autorifé que jufqu'au fynode prochain, fuppofé qu'il f affemble dans le temps ordinaire, auquel fynode un autre comité fera établi fuivant les conditions exprimées dans les articles qui le concernent.

En conféquence de l'article précédent, on a nommé à la pluralité des fuffrages, pour compofer le comité, MM. Pradel, Encontre, Baftide & Rabaut.

Chaque pafteur fe charge de colleter 7 livres, chacun dans fon quartier, pour défrayer deux particuliers qui font en foufîrance.

Les"membres du comité font autorifés à retirer les 672 livres qui font entre les mains de M. C. T., & à lui en fournir la quittance, comme auffi à employer cette fomme pour les befoins les plus prefTants des églifes.

MM. Pradel & Rabaut affilieront au fynode des Hautes-Cévennes en qualité de députés de notre province ; & MM. Encontre & Baflide à celui des Balîes-Cévennes en la même qualité. Les premiers font chargés de demander au fynode des Hautes-Cévennes de vouloir bien fe charger des églifes de Pierremale & Les Vans.

Ainfi conclu & arrêté le 3o^ feptembre 1756.

Bastide; Paul Rabaut.

Synode du Vivarais et Velay'.

Notre aide soit au nom de Dieu qui a fait le ciel et la terre. Amen.

Aâes du fynode provincial des églifes j^éformées du Vivarais & Velaj, tenu fous la protedion divine au Déjert, dans le Haut- Vivarais, le vingt-troijîeme mars mil fept cent cinquante-Jîx, auquel ont ajfifté quatre pajîeurs & dix anciens, députés de/dites églifes.

Après la ledure de la parole de Dieu & l'invocation de fon St-Nom, a été réfolu ce qui fuit :

La compagnie, ayant reçu avis qu'un fynode national doit raflembler dans peu de temps, fi le Seigneur le permet, a député MM. Pierre Peirot & Alexandre Vernet, pafteurs, & MM. M... & C... anciens, pour y affifter avec pleins pouvoirs au nom & en l'autorité des églifes de cette province, & pour y délibérer d'un commun accord avec MM. les autres députés fur toutes les matières qui y feront traitées, conformément à la Parole de Dieu & à la difcipline des églifes réformées de ce royaume, promettant d'y obéir & de f'y conformer, autant qu'il fera en fon pouvoir.

Colloque de Basse-Normandie du 25 février ij56.

I. Actes du colloque des églises réformées de Basse-Normandie, assemblées au Désert, sous la favorable assistance de Dieu^ ce jourd'hui vingt-cinquième février mil sept cent cinquante-six^ auquel colloque a présidé M. Lebas^ pasteur de ce district, le sieur L. G., ancien de l'église de Condé, faisant les fonctions de secrétaire.

Après l'invocation du nom de Dieu, il a été résolu ce qui suit:

1. — Sur l'avis que nous avons reçu de la convocation du synode national, et pour nous conformer à la discipline des églises réformées de France, il a été résolu d'envoyer des députés de ce district audit synode national.

2. — Les circonstances où nous nous trouvons, jointes à Téloignement où nous sommes du lieu où se tiendra le synode national, ne permettant pas qu'aucun des anciens de nos églises puisse y assister, le pasteur de ce district sera prié d'accepter une députation pour y aller seul en notre nom.

3. — Les églises de ce district ont promis par leurs députés au colloque de fournir aux frais du voyage de notre député au synode national, ce qu'il aura

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Les anciens font exhortés à être foigneux d'avertir les confiftoires de tout ce qui peut f 'oppofer à la bénédidion des mariages, afin de prévenir les inconvénients qui peuvent en arriver; l'affemblée leur enjoint encore de ne folliciter point les pafteurs à bénir les mariages, lorfque les lois de la difcipline f y oppoferont.

in.

A la demande du député des églifes de la baffe montagne, MM. les pafteurs ont promis d'y faire chacun à leur tour deux affemblées de fuite, autant qu'il fera en leur pouvoir.

M. Blachon, notre très-cher frère, ne fêtant point fervi du congé qu'il avait demandé au fynode du 29^ avril i ySS, pour rétablir fa fanté, en a demandé aujourd'hui la prolongation, ce que l'affemblée lui accorde en continuant fes vœux en fa faveur.

M. Cofte, qui avait auffi obtenu un congé dans le même fynode, a repris fes fondions après un mois d'abfence.

Peirot, pafleur & modérateur; Blachon, pafteur; CosTE, pafteur; Vernet, pafteur & fecrétaire.

droit d'exiger de nous, ou avant ou après son retour, selon qu'il se trouvera plus ou moins en e'tat d'en faire les avances.

4. — Pour entretenir l'union, qui subsiste depuis plusieurs années entre ces églises et celles du pays de Caux, l'assemblée a député pour le synode provincial, le modérateur et le secrétaire du colloque, lesquels députés partiront pour s'y rendre, au premier avis qu'ils auront reçu, du temps et du lieu de sa convocation.

5. — Au cas que quelque obstacle s'opposât à ce que ledit secrétaire puisse aller au synode provincial, l'assemblée a nommé le sieur S. B., ancien de l'église de Ste-Honorine, pour y assister en sa place, auquel cas le premier sera tenu de donner avis au second du jour de son départ.

6. — Le synode provincial devant avoir lieu, le colloque lui a laissé, comme de droit, le pouvoir d'expédier les lettres de députation pour le synode national.

Ainsi a été conclu et arrêté, cedit jour et an que dessus.

Lebas, pasteur et modérateur; J. Legeay, ancien, secrétaire — Collection O. Prunier.

Synode du Vivarais et Velay.

Notre aide soit au nom de Dieu qui a fait le ciel et la terre. Amen.

Aéîes du ffnode proviricial des églifes réformées du Vivarais & Velaj, ajfeinblé fous la proteâtion divine au Déjertf dajis le Haut- VivaraiSf le douzième oâobre mil Jept cent cinquante-Jîx, auquel ont ajjlfté quatre paJîeurSy on^e anciens^ députés de/dites églifes.

Après la ledure de la parole de Dieu & l'invocation de fon St-Nom, a été réfolu ce qui fuit :

Sur la queftion propofée au fujet des mariages, fi l'on peut bénir ceux dont les parties font accufées du crime d'impureté, en leur épargnant les cenfures qu'on leur adreffe ordinairement, l'aflemblée a décidé qu'on ne changera rien à l'ufage, mais que les coupables feront cenfurés publiquement, après que les pafteurs, de concert avec les anciens, auront fait tout ce qui fera en leur pouvoir pour f'afTurer fi les accufations font bien fondées.

La compagnie, réfléchiflant avec douleur fur les irrégularités qui fe comniettent dans les affemblées, au fujet du vin & des eaux-de-vie que l'on y apporte, & voulant les prévenir de tout fon pouvoir, exhorte les fidèles, qui affiftent à ces affemblées, à ne favorifer plus ceux qui les apportent, en leur en procurant le débit'.

La femme du fieur J., ayant été follicitée depuis longtemps par fon mari à fe rendre auprès de lui, & toujours inutilement, fera

I. Dans un document de l'jSy (Voy. l'appendice), on lit que les religionnaires avaient l'habitude de faire une collation, à l'issue de leur culte. «Le repas, dit l'auteur, fut simple et frugal, mais honnête. » Des abus tendaient probablement à s'introduire.

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fommée de la part de rafTemblée d'aller joindre fondit mari, à peine, en cas de refus, d'être pourfuivie félon la rigueur de la difcipline.

Peirot, modérateur; Blachon, pafteur; Coste, pafteur; Vernet, pafteur & fecrétaire.

Synode du Haut- Languedoc.

Au nom de Dieu. Amen.

Nous, pafteurs & anciens des églifes réformées du Haut-Languedoc, Haute-Guyenne, Montalbanais, Agenais, Comté de Foix [& Bordelais], affemblés en fynode, le vingt-troifième mars mil fept cent cinquante-fix, après avoir imploré la protedion de Dieu & les lumières du St-Efprit, il fut nommé, à la pluralité des fuffrages, Monfieur Sicard, pafteur de ces églifes, pour modérateur; Monfieur Viala, pour modérateur-adjoint; Monfieur Sol, dit Elios, pafteur defdites églifes, pour fecrétaire, & Monfieur Lafon, pafteur de ces églifes; après quoi, il a été délibéré ce qui fuit:

Il a été déterminé qu'en conféquence de la défobéiflance de Monfieur André Grenier de Barmont, pafteur de cette province, touchant la fommation qui lui fut faite, le 1 6* janvier 1764, de fe rendre dans les églifes du Haut-Languedoc dont il dépend, & le peu de folidité des raifons qu'il a alléguées pour ne pas fe rendre au fynode provincial tenu le 23^ mars 1756, comme auftî pour avoir abandonné fon troupeau de l'Agenais & avoir réfifté à la fommation qui lui fut faite par ledit troupeau, le 3i® mars 1755, malgré les afl'urances qu'on lui donnait tant pour fa propre fûreté que pour les afiles qu'il avait lui-même demandés, il lui fera adrefl'é une cenfure par Monfieur le modérateur, en préfence de Meflîeurs les députés du Haut-Languedoc & du confiftoire de Caftres.

Il a été arrêté que, pour des railbns connues aux pafteurs de cette province, Monfieur de Barmont ferait fommé de fe rendre pour fubir ladite cenfure dans le courant du mois d'avril prochain % & de venir deffervir les églifes du Haut-Languedoc, de concert avec les pafteurs qui f 'y trouveront.

La lettre fans fignature, indiquée par Monfieur de Barmont comme venant du confiftoire de Bordeaux, ne portant pas le nom de fes auteurs, fera regardée comme non avenue.

Aucun miniftre ni propofant, conformément à la difcipline eccléfiaftique, ne pourront entrer pour fondionner dans le quartier d'un

Colloque du Bordelais du g avril ij56.

Au nom de Dieu soit fait. Amen.

I. Nous, pasteurs et anciens des églises réformées de B[ordeaux], assemblés en colloque au Désert en Guyenne, ce 9 avril lySô, déclarons qu'après l'invocation du St-Nom de Dieu, et après avoir procédé à l'élection d'un modérateur et d'un secrétaire, suivant la discipline, nous avons conclu et arrêté d'un commun accord les articles suivants :

1. — L'assemblée colloquale ayant été informée que quelques membres du corps ecclésiastique avaient violé l'art. 2 5 du colloque du 17 décembre 1754, qui leur enjoint, sous peine de déposition de charge, de garder un secret impénétrable sur tout ce qui intéresse les délibérations de nos tribunaux, ne peut que les désapprouver hautement ; et en leur faisant grâce pour cette fois, leur enjoint d'être plus circonspects à l'avenir, à peine d'être déposés, comme il est porté par le susdit article. La compagnie, en outre, exhorte les fidèles de ne pas s'enquérir de rien de ce qui a pour objet le gouvernement ecclésiastique, attendu que ce n'est nullement de leur compétence. Lecture en sera faite à la tête de chaque société, pour que chacun ait à s'y conformer.

2. — Sur les représentations de M. Court, dans sa lettre du 28 mars dernier, la compagnie fait présent aux étudiants du séminaire de la somme de 200 liv. pour l'augmentation de leur bibliothèque. Ladite somme sera remise à M. Court père, et par lui employée, s'il lui plaît, à l'achat des ouvrages qu'il jugera être les plus utiles auxdits étudiants.

3. — Avant de souscrire pour l'Histoire des troubles des Cévennes, etc., on représentera à M. Court : i*' qu'on ignore le moyen de faire transporter cet ouvrage du lieu de son impression ici ; 2" que, supposé qu'il y ait moyen, les frais de transport seront immenses ; 3° qu'à peine cet ouvrage paraîtra en Suisse qu'on l'imprimera ici, et qu'on l'y débitera avant que nous n'ayons reçu ceux pour lesquels on pourrait souscrire; 4" qu'il est apparent que ceux d'ici reviendront à meilleur marché que ceux de Lausanne, en y comprenant les frais; 5» qu'il est cependant vrai que, si nous pouvions en recevoir avant qu'il ne parût ici, que nous croyons qu'il s'en ferait un grand débit, pourvu qu'il fût bon comme nous le présumons. Enfin on priera M. Court de nous faire part de son avis à ce sujet.

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autre, fans le confentement du légitime pafteur, & les anciens feront obligés de tenir la main à l'obfervation du préfent article, fous peine d'être dépofés fil le faut.

Nos illuftres amis du pays étranger ayant demandé de vouloir tenir pour fuffifants les examens qu'ils feront fubir à Monfieur Armand, notre candidat, la vénérable affemblée fynodale, convaincue de leur capacité, y acquiefce avec d'autant plus de plaifir que de reconnaiffance.

Ledit candidat, ne pouvant faire le voyage à fes frais & dépens, demandant qu'on fubvienne à fes befoins, l'affemblée a délibéré de lui fournir la fomme de cent cinquante livres.

4. — Tout le corps des anciens de ces églises aura l'honneur d'écrire incessamment aux illustres amis des pays étrangers pour se plaindre du mauvais traitement que le synode prov. du Haut-Languedoc fait sans ombre de raison à M. André Grenier de Earmont, notre pasteur; et suppliera lesdits protecteurs d'inspirer aux pasteurs et anciens du Haut-Languedoc, Montalbanais et Agenais des sentiments plus chrétiens et plus pacifiques envers un pasteur qui a si glorieusement étendu les bornes des églises sous la croix, et qui est le seul qui ait pu dresser les nôtres.

5. — La compagnie, entièrement persuadée de la justification de M. André Grenier de Barmont, notre pasteur, dont la saine doctrine, la pureté de la morale, la conduite chrétienne et édifiante et la grande prudence nous attachent à lui par les liens les plus tendres et pour toujours, déclare unanimement: qu'elle est très-scandalisée du procédé que la prov. du H.-Lang. a tenu dans l'assemblée du 2 3 mars dernier contre ledit pasteur; 2** qu'elle n'a pu sans injustice le condamner sur le témoignage de ses ennemis, sans l'entendre; 3° que la censure prononcée contre lui par ladite assemblée du Haut-Languedoc étant injuste, la compagnie ne veut pas qu'il y défère ; 4" que la compagnie regarde ladite censure comme non avenue, nulle et de nul effet pour le présent et pour l'avenir ; — enfin que quelques poursuites que l'on fasse à l'avenir contre ledit pasteur, y poussâton les choses à la dernière rigueur, si elles sont sans aucun fondement, comme celles qu'on a faites jusqu'ici, la compagnie déclare d'un commun accord qu'elle n'y aura aucun égard et qu'elle le regardera toujours comme vrai ministre de l'Evangile, et en cette qualité comme son légitime pasteur.

6. — Etant impossible par des raisons insurmontables, et surtout à cause de la maladie du pasteur, d'envoyer des députés au synode national, on y écrira incessamment pour lui faire part de ces raisons.

7. — La compagnie, infiniment affligée et scandalisée de l'obstination du sieur Etienne Ban...., le dépose de sa charge d'ancien de l'église et juge néanmoins à propos de garder le silence sur les fortes raisons qui l'y obligent, n'étant malheureusement que trop connues du public; elle se réserve de les produire si le cas l'exige.

Ainsi a été conclu et arrêté les mêmes jour et an que dessus, en foi de quoi :

Grenier de Barmont, pasteur et modérateur.

— Mss. de Bordeaux.

vn.

Il eft arrêté que Monfieur François Rochette, furnommé Dumont, partira pour Laufanne pour y perfedionner fes études & jouir des privilèges annexés aux étudiants de cette province, à condition qu'il dépendra d'elle Se qu'il ne pourra exercer fon miniftère que dans fon fein.

Il efl; déterminé qu'on écrira au Repréfentant des églifes réformées de France pour prier nos illuflres protecteurs de faire jouir ledit candidat des privilèges annexés à notre province.

Sur la queflion portée par Meffieurs [les] anciens de Tonneins- Deflus, qui confifte à favoir fi, en conféquence des arrangements des affaires de commerce de M. Boucharel, il peut ou il doit être continué dans la charge d'ancien dont il a été revêtu par Monfieur Grenier de Barmont, même après fon dérangement, la vénérable affemblèe fynodale, n'ayant pu fe procurer des preuves fuffifantes pour affeoir un jugement folide, elle a trouvé à propos de renvoyer la décifion de lad[ite] propofition au fynode prochain, priant néanmoins M. Viala, pafleur de ce quartier, de prefcrire à MeiTieurs les anciens de fe donner tous les mouvements poffibles pour fournir des pièces fuffifantes, foit pour l'abfoudre, foit pour le condamner. La vénérable affemblèe fynodale a trouvé toutefois bon, vu le zèle & l'adivité que ledit M. Boucharel a fait paraître pour l'avancement de la gloire de Dieu & l'édification de fon Eglife, qu'il ferait continué dans fa charge jufques au temps marqué.

Suivant l'avis qui nous a été donné par la province des Hautes- Cévennes de la tenue du fynode national, il a été délibéré que Monfieur Sicard, pafteur, & Monfieur Viala, auffi pafteur de la province du Haut-Languedoc, fe rendront en qualité de députés audit fynode, & qu'ils feront accompagnés d'un nombre compétent d'anciens de ladite province. x

En conféquence, a été député pour le Haut-Languedoc : Monfieur de Lefpinaffe, ancien de l'églife de Caftres, & en cas de quelque accident fâcheux M. de la Guarigue, auffi ancien de ladite églife; pour les

églifes du Montalbanais : M. Coyne cadet, ancien de Montauban, & en cas de contre-temps fâcheux M. Viguié, ancien de NègrepelifTe; pour les églifes du Comté de Foix: M. Vignes, ancien de Mazères, & pour fubftitut M. Laprade, ancien de Gabre; entin Monfieur Dubofc, ancien de Téglife de Caftelmoron, & à fon défaut Monfieur Sageran de la Grange, ancien de Féglife de Clairac.

Les députés de cette province feront chargés de repréfenter refpectueufement au fynode national qu'il leur paraît convenable que chaque province foit informée à l'avenir d'une façon un peu étendue des raifons principales qui peuvent exiger & autorifer la convocation d'une telle afîemblée &, avant d'en fixer le temps, de favoir ii la majeure partie des provinces font d'accord fur cet article.

On propofera de faire réimprimer un certain nombre d'exemplaires de la difcipline des églifes réformées de France, pour être diftribués à chaque province, en y joignant un livre intitulé : Conformité de la Difcipline des anciens pères avec celle des protejîants de France par M. de Larroque'.

Il a été arrêté que le prochain fynode fe tiendrait dans le quartier du Montalbanais, & que ce ferait audit quartier de donner avis aux églifes refpectives des motifs qui l'occafionneront.

En conféquence de l'invitation qui fut faite à Monfieur Lafon, miniftre du St-Evangile, de fe rendre à notre affemblée fynodale, M. Lafon fêtant en conféquence rendu auprès de nous, il a été délibéré qu'il ferait agrégé à notre corps eccléfiafiique & qu'on le prierait de vouloir deffervir jufques au prochain fynode le quartier du Comté de Foix,propofition qu'il a acceptée à la grande fatiffaclion des députés du Comté de Foix & à la nôtre.

1. La Discipline ecclésiastique des Eglises 7'éfonnées de France avec les observations des synodes nationaux sur tous les articles^ et la conformité de ladite Discipline avec celle des anciens Chrétiens. A la Haye, chez Pierre Gosse et Compagnie. M DCC LX. — On fil paraître également une Table alphabétique des règlements contenus en la Discipline des Eglises réformées de France, pour être joints à l'édition de lyôo. A la Haye, chez Pierre Gosse et Compagnie.

Vu l'ordre prefcrit à M. Pajon defe rendre dans le feindeséglifes du Haut-Languedoc, d'où il dépendait, pour deffervir le quartier qui lui avait été annexé par la vénérable affemblée fynodale tenue le i8"^ août 1752, M, Pajon n'ayant point répondu à la fommation qui lui fut faite, en conféquence il eft non-feulement exclu de ladite province, mais de plus déclaré déferteur du fein de nos églifes.

Ainfi a été conclu & arrêté le même jour & an que dcffus.

SiCARD, pafteur & modérateur; F. Viala, pafteur & modérateur-adjoint; Lafon, pafteur; J. Q. Sol, pafteur & fecrétaire.

Synode du Poitou.

Le fynode du Poitou, affemblé fous les yeux de Dieu ce vingtquatrième décembre mil fept cent cinquante-fix, après avoir imploré le fecours de Dieu & choifi pour modérateur M. Gamain, pafteur, & pour fecrétaire Nicolas, ancien de l'églife de Melle, a délibéré ce qui fuit :

M. Solier, pafteur, fêtant préfenté à la vénérable aflemblée pour être agrégé au nombre des pafteurs de la province, l'afl'emblée, après avoir vu le témoignage qu'il a par devers lui, lui a octroyé fa demande.

De f'affembler de jour, autant qu'il fera poffible, conformément à la décifion du fynode national.

Que les pafl:eurs ne prendront avec eux des étudiants, que du confentement de la province.

Que les pafteurs de la province la deflerviront à l'alternative. M. Gamain aura préfentement le Haut-Poitou, & M. Solier, le Bas.

SYNODES PROVINCIAUX

Les anciens de chaque églife lèveront les deniers du miniftère lorfqu'ils en feront requis par leurs pafteurs, & les apporteront au fynode prochain pour les diftribuer & partager aux pafteurs.

Fait dans notre afTemblée fynodale, le jour & l'an ci-deffus.

Gamain, pafleur & modérateur; Solier, pafleur; Nicolas, fecrétaire.

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