‹ Les Syphilides GangréneusesChapitre 12 sur 24 · VAE · texte numérisé non relu

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d’une éruption échtymateuse, sur le tronc, les membres, le cuir chevelu; redoutant une rechute de sa syphilis, il consulte un médecin : ce dernier le rassure, et ne juge même pas utile de faire une prise de sang. Mais deux mois plus tard, en octobre 1938, les symptômes se précisent : une céphalée nocturne tenace empêche le sommeil; une efflorescence de rupia syphilitique couvre le corps; surtout une gomme ravage le pilier postérieur et le voile du palais, accompagnée d'une forte réaction inflammatoire, douloureuse et fébrile. Devant un tel tableau, il n’est pas étonnant que des gargarismes, de la pommade à l’oxyde jaune de mercure, de la septicémine, soient restés sans effet. Erifin, grâce à M. MADUREAU, on se décide à faire un BW qui est fortement positif; un traitement spécifique a une action remarquable, puisque dès la quatrième injection de 914 (060) la gorge est complètement guérie, les ulcérations cutanées se cicatrisent.

Malheureusement, de janvier à mai 1939, le traitement

est insuffisant (séries variées excessivement courtes où

l’arsenic tient une place prépondérante à faibles doses, jamais plus de 0,30 de 606). En voici le résumé : 5 injections de Cy Hg, 6 injections de 606, 4 injections de Quinby, 7 injections de 606, 7 injections de Quinby, 7 injections de 606.

Les BW sont toujours positifs, le liquide céphalo-

rachidien reste normal.

En mai 1939, éclate brusquement en plein traitement

un foyer naso-facial; comme il s'accompagne d’une tem-

FE

__ pérature élevée et de phénomènes inflammatoires locaux,

on porte le diagnostic d’érysipèle; les sulfamides et le

rubiazol n’amènent qu’une sédation passagère, après

cinq semaines de chimiothérapie peu efficace, on recom-

mence en juin 1939 les anti-syphilitiques (6 Quinby,

5 606, 2 Huiles grises), ces faibles doses sont impuis-

santes à juguler le foyer nasal qui, au contraire, se ré-

veille brutalement le 10 juillet 1939. Le diagnostic et le

F traitement sont hésitants : Erysipèle récidivant, sinusite “2 maxillaire, sont tour à tour envisagés; les sulfamides succèdent au traitement spécifique, on discute une intervention chirurgicale, le malade erre de service en service, et c'est ainsi qu'il finit par être adressé à M. MARCERON le 30 août 1939.

Les lésions sont devenues franchement gangréneuses; une plaque de sphacèle noirâtre occupe à gauche la face ne externe du nez, s'étendant depuis le sillon naso-génien ce jusqu’à un cm. de l’angle interne de l’œil, débordant sur la pommette gauche. Une partie de l’escarre commence à s'éliminer, formant un sillon rempli de débris sphacéliques. L’ulcération est entourée d’une zone érysipélateuse envahissant le nez et une partie de la joue, sans réaction ganglionnaire, Il existe en même temps un écoulement nasal abondant, excessivement fétide, entretenu par une ethmoïdite syphilitique nécrosante. Le corps est couvert de cicatrices arrondies, tracées au compas, et de gommes encore en pleine évolution. L'état général est altéré, la fièvre oscille entre 39 et 40. Le BW est complètement positif dans le sang.

Comme cette syphilis avait été arseno-récidivante et

PRG ER arseno-résistante, M. MARCERON préfère aux remèdes habituels la Saponine de gaïac (4 cm? intra-veineux trois fois par semaine). Bien entendu, on continue les soins locaux (pulvérisations, cautérisations, etc.). Une première série du 30 août au 19 octobre 1939 amène une amélioration rapide de l’état général et arrête le pro-

cessus gangréneux. Une deuxième série de Saponine,

.après un mois de repos (12 injections intra-veineuses)

se montre moins efficace : l’ulcération n’est pas encore complètement cicatrisée, les BW fortement positifs. Devant ce demi-échec, M. MARCERON a recours aux traitements habituels {3 séries de 914, 5 injections de CyHg, 2 séries mixtes de Bi et de Sulfar, du 17 Técchihle 1939 au 11 novembre 1940). La guérison s'obtient au prix d’une cicatrice rétractile, mais souple, avec un bon résultat fonctionnel et esthétique; seul le nez reste dévié vers la gauche. Il faut pourtant noter que, pendant les périodes de repos, cette cicatrice s’est rouverte à trois reprisse, laissant sourdre par un petit orifice un écoulement fétide, que les BW restent toujours positifs et que de nombreux

séquestres continuent à s’éliminer,

Cliniquement : Ce deuxième cas comporte de nombreuses analogies avec l'observation de notre premier malade : même plaque de gangrène cutanée venant compliquer une syphilis nasale; même évolution aiguë inflammatoire; dans les deux cas il s’agit de syphilis mal traitées. Nous avons voulu nous rendre compte jusqu'où se pour-

suivaient ces ressemblances :

Je Examens d'oto-hino-laryngologie (MM. BOUCHET et Bourprat). LP

Les 15 octobre 19490 :

5e Le de perforation visible de la cloison.

2° Lésions hautes et externes de la fosse nasale gau-

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