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Je. , r £ L : « profonds d ostéite, comme le prouve leur présence
dans des séquestres osseux un mois et même plus d’un an après la guérison des lésions cutanées chez les malades I et IT. Le nez serait aussi le réservoir du virus syphilitique, ce qui expliquerait la ténacité et les réci- . dives de ces localisations. Nous n’avons pas la préten- E-—- tion de traiter ici le problème si complexe de l’ozène, : mais il semble que cette association syphilo-micro-
bienne en est le facteur principal.
2° Arguments sérologiques. — Nous avons déjà insisté dans nos observations sur la persistance et l’ir-
réductibilité des réactions sérologiques quelles que .
soient les méthodes employées : déviation du complé-
ment, floculation. Chez nos trois malades, ces séro- ‘ : ; réactions gardent une valeur spécifique, puisqu’elles F & persistent des mois et des années après la guérison de : 8 la gangrène. Maïs quelle importance méritent-elles È 2
dans les périodes aiguës? En effet, certains auteurs ont insisté sur la fréquence relative de B.W. transitoirement positifs au cours de gangrènes non syphilitiques : 24 % dans la statistique de WorLMER, 57 % dans celle de Clément Simon; Tom FRrITscHI en conclut que le B.W. n’a aucune valeur diagnostic dans les ulcères gangréneux. Ces auteurs expliquent mal, du reste, l’origine de ces réactions positives ou les attribuent à la présence des Spirilles.
La communication de GATÉ, GUILLERET et THÉVENON
e prouve d’ailleurs qu’il faut, avant de conclure, suivre les malades pendant un certain temps. e
En effet, dans une gangrène lccalisée de la verge, ils ont trouvé un B.W. positif; comme il n’y avait pas de stigmates de syphilis, ils ont estimé que l'infection fuso-spirillaire était capable à elle seule de donner cette réaction positive. Un mois plus tard, l’apparition d’une roséole caractéristique est venue réformer leur
opinion.
3° Arguments thérapeutiques. — C'était l'argument
principal de A. FOURNIER :
a) L’échec des traitements non spécifiques. — La septicémine, le propidon, le rubiazol, les sulfamides se sont montrés inefficaces; ils ont été incapables non seulement d’enrayer la gangrène, maïs de la prévenir; par exemple, dans la deuxième observation, les lésions sont devenues gangréneuses malgré deux mois de sulfamidothérapie ininterrompue. Les traitements locaux, pulvérisations, cautérisations, antiseptiques divers, n’ont pas eu plus de succès. Cela ne signifie pas que ces traitements méritent d’être rejetés, ce sont de
bons adjuvants, mais non des traitements de base.
b) Action du traitement spécifique. — En effet, seuls les antisyphilitiques nous ont permis d’obtenir la guérison de nos malades, mais ils ne faut pas oublier
que les arsenicaux constituent un remède de choix,
quelle que soit la nature de la gangrène (RAvAUT). Mais dans le premier cas nous avons dû renoncer à ce
produit que notre malade ne tolère pas, et nous avons fait simultanément :
12 Bismuths du 20 août au 13 octobre 1940; 30 cyanures de H.G. du 20 août au 23 octobre 1940;
33 gr. d’iodure de potassium du 26 août au 3 octo-
bre 1940.
Dans le 2° cas, MARCERON a utilisé sa thérapeutique personnelle :
Saponine du gaïac, 4 cm° I.V. 3 fois par semaine du 30 août au 19 octobre 1939, suivie de 3 séries de 914.
Dans le 3° cas. le traitement mixte arseno-bismuthique a eu un effet remarquable, puisque dès la 3° injection de 914 (50,90) toute trace de gangrène avait disparu. Il faut remarquer que cette gangrène était pure-
ment syphilitique, sans surinfection microbienne.
4° Arguments biologiques. — La constance et l’intensité des luo-tests contribue, en extériorisant la sensibilité de nos malades à l’égard du virus svphilitique, à affirmer le rôle majeur de la syphilis dans ces processus gangréneux. En faveur du Proteus, on ne peut opposer qu’une faible réaction positive à la toxine du microbe; et s’il existe réellement une cosensibilisation, la part du Proteus dans cette association reste relati-
vement faible.
Parmi les gangrènes cutanées que l’on rencontre chez les syphilitiques, il existe une forme spéciale : la syphilis tertiaire gangréneuse, qui mérite d’être individualisée; elle fait partie de ce qu’A. FOURNIER appe-
lait « le phagédénisme tertiaire gangréneux ».
Elle est caractérisée cliniquement par l’apparition, dans un tissu gommeux, d’une plaque de gangrène sèche, noire, insensible à la piqûre, aboutissant à la formation d’un sillon d’élimination. Relativement fréquente autrefois, elle était devenue d’une grande rareté; elle semble réapparaître dans la pathologie actuelle, peut-être favorisée par les circonstances de la
guerre.
Son intérêt réside dans les faits suivants :
1° La gravité surtout locale du pronostic. — Ce sont des formes rebelles, récidivantes, gardant des réactions
sérologiques irréductibles.
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Ce sont surtout des formes térébrantes, mutilantes : qui ont une prédilection pour la face et les organes
génitaux, « ses victimes favorites », disait À. Four-