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cystostomie avec dérivation des urines, et pansement
compressif pour arrêter définitivement les hémorragies récidivantes. La cicatrisation s'achève en 6 semaines environ, au prix d’une mutilation cicatricielle grave : l’abrasion totale du gland, respectant les corps caverneux, sans gros retentissement fonctionnei, puisque l'érection reste possible.
Mais depuis l'automne 1939 évoluait à bas bruit, parallèlement à la localisation génitale, un foyer dans les fosses nasales que le malade avait lui-même constaté au mois de septembre et qu’il attribuait à un rhume de cerveau banal. Depuis cette époque, le diagnostic d'ozène était évident : croutelles sécrétions félides; et en mai
1940, on découvre à l’occasion d’un examen d’O.R.L., une
- perforation de la cloison nasale. Participant à la retraite,
notre malade reste 40 jours sans traitement, du 10 juin
au 20 juillet, date à laquelle il recommence le Bismuth
à Périgueux. Dans les derniers jours de juillet, son nez 1ougit, grossit, devient douloureux; la doulcur devient de plus en plus vive, irradiant dans toute la tête; on l’hospitalise successivement à Périgueux, puis à Saint-Yrieix, où l’on tente sans succès propidon et sérum anti-gangréneux. Le 17 août, une escarre noire apparaît brusquement sur l’aile gauche du nez; elle commence à se morceler le 20 août, laissant apercevoir par un orifice béant l’intérieur des fosses nasales. À son entrée à la clinique de l'hôpital Saint-Louis, le malade est pâle, fatigué, non fébrile. L’aile gauche du nez est percée d’un orifice bordé par une plaque noire, gangréneuse, sèche, insensible de
40 mm. de large sur 15 mm. de haut, détruisant la pres-
RS L na r at
que totalité de l'aile gauche du nez, débordant la ligne
médiane jusque sur l’aile droite.
Après la chute de l’escarre, les bords sont taillés à pic, en falaise; la crête est régulière, géométrique dans sa partie inférieure, seule une languette formée par un frag-
ment de l’aile du nez rompt celte régularité; les fosses
nasales, dont Ia cloison est détruite, forment un puits
béant et fétide. L’ulcération est entourée d’une aréole rouge, inflammatoire, exquisement douloureuse, pseudo érysipélateuse, qui se propage vers l’angle interne de l’œil et le sillon naso-génien,; à part celte zone inflammatoire, il n'existe pas de traînées lymphangitiques proprement dites, il ny a pas non plus d’adénopathie réactionnelle, pas de ganglions préaurieulaires, sous-maxillaires ou cer- ViCauUx.
L'examen général de ce sujet est négatif, en dehors
d’une adénopathie minime dans l’aine gauche, L'état ge-