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5 centig. Les urines par négligence n'avaient pas été examinées et elles contenaient une énorme quantité d’albumine. Les faits de ce genre sont à son avis inévitables en pareille circonstance, car. la principale voie d'élimination se trouve fermée et l'accumulation du Hg. devient rapidement dangereuse chez les individus déjà mal disposés à le supporter. Eudlitz considère également l’albuminurie comme une contre-indication formelle des injections; Grandmaison (1), recommande seulement la prudence. |
D'autres considèrent au contraire la néphrite comme une indication des injections de mercure et surtout du calomel en raison de l’action diurétique, du mercure particulièrement à l'état de protalbumine. Mais les travaux de Jendrossik (2), l'ayant porté à vérifier les propriétés diurétiques du Hg (calomel, sublimé à l’intérieur, frictions, injections hypodermiques, etc., dans les affections diverses, telles que maladies du CŒUr, pleurésie, syphilis néphrite. Il est arrivé aux conclusions suivantes :
Les préparations mercurielles sont diurétiques et souventà un haut degré. Elles produisent après
(1) Gazelte des Hôpilaux, p. 898, n°78.
(2) Biejanski. Deutsch archiv. für Klin. Médic. 18 septembre 1888.
— 6 — une oligurie passagère, une abondante diurèse du r° au 10° jour. Les meilleurs effets ont été constatés dans les œdèmes d’origine cardiaque, ces effets deviennent faibles ou nuls quand les reins sont altérés.
Les injections hypodermiques sont les plus actives ; puis viennentles préparations par l'usage interne; les frictions le sont beaucoup moins. Ces effets tiennent sans doute à une irritation provoquée par le Hg. quand il s élimine par les reins.
Enfin Welander a observé que les reins malades éliminent une quantité assez considérable de mercure, et il ne lui paraît pas démontré que l’'hydrargyrie aggrave toujours leurs lésions, lorsque le mercure est donné à doses faibles ou modérées. Welander, dans un nouveau travail (1), rapporte plusieurs observations dans lesquelles 1l a pu prescrire le traitement mercuriel à des syphilitiques albuminuriques sans déterminer chez eux d'accidents fâcheux. Régnier dans une thèse toute récente (2), prétend qu'il est formellement indiqué d’administrer le traitement spécifique à tous les malades atteints de néphrite dans le
(1) Arch. $S. Dermat. méd. Syp. XX VI, Bd 3, Heft. 1894. (2) Thèse Paris, 1896, p. 43.
Ares cours d’une syphilis, même si l’on trouvait à l’affection rénale des apparences indiquant uneautre cause que la syphilis.
En réalité, nous croyons bon de prendre le juste milieu entre ces opinions extrêmes. Etant donné le mauvais fonctionnement habituel de la peau et du tube digestif chez les albuminuriques, nous croyons que les injections leur rendront de très grands services. Mais il faudra rejeter le calomel et toutes les injections insolubles. On donnera toujours des doses faibles, et l'on examinera les urines avant chaque injection pour les suspendre dès que le taux de l’albumine augmentera. C’est du reste la pratique que conseille Jullien, in Gaz. des Hôp. 1892. C'estcelle qui a donné à Lewin d'excellents résultats, 1l n’a Jamais observé d’albuminurie après les injections sous-cutanées de sublimé, qu'il a pratiquées même chez les individus atteinls de nephrite.
La tuberculose pulmonare coïncide fréquemment avec la syphilis, elle peut apparaître antérieurement où postérieurement à celle-ci. Balzer a publié un cas de phtisie pulmonaire qui, sous l'influence des injections mercurielles, aurait pris une marche aiguë rapidement mortelle. Petersen dit avoir observé un cas analogue. Balzer en conclut que chez les tuberculeux le traite-
EN fe ment ne doit jamais être intensif; mais Martineau et Guelpa ont appliqué la méthode des injections solubles et insolubles à des tuberculeux dans les cas que nous rapportons ci-dessous et ils s’en félicitent.
OBSERVATION III, du Mémoire de Guelpa, in Bulletin de Thérapeutique, 1887, p. 302, Tome 112.
H. Charles, 22 ans, salle Chauffart; déjà réformé du service militaire pour bronchite tuberculeuse, entre le 1e° février 87, à l'hôpital du Midi pour balanoposthite et syphilis papuleuse ; il fut traité par des injections d’eau phéniquée et des pilules de proto-iodure de HS (3 par jour. Après 25 jours de ce traitement, on fut obligé de le suspendre à cause de la stomatite, etle 10 mars, le malade dût être transféré à Cochin, parce que l’état de ses organes respiratoires s'était de beaucoup aggravé. Là, après avoir atténué la grave dyspnée qui l’oppressait à son entrée, en présence de la dermatose syphilitique qui persistait, on décida de reprendre le traitement Spécifique, mais au moyen des injections hypodermiques. Il fut fait deux injections de 1 gr. de solution d’oxyde jaune au 1/30. La guérison fut obtenue par ces deux seules injections.
OBSERVATION CLXV, du Mémoire de Martineau, p. 126.
JeanheT..., 32 ans, ménagère, entrée le 4 octobre ÀS81,