‹ Les Syphiloses Ostéo-GédiquesChapitre 17 sur 51 · LOUE · texte numérisé non relu

LOUE

question dans la Revue d’Orthopédie (59). Parlant, à propos de l’étiologie, du rôle possible de la Syphilis, il rappelle les cas de Moucæer, fait allusion à un cas personnel et conclut : « Nous serions tenté, pour notre part, d’invoquer le spirochète pour les formes à logettes multiples et pour les kystes à géodes à bords nets. » F

En 1925, Lert et Linossrer (28) présentent à la Médicale un cas d’ostéite géodique localisée au crâne et dont ils discutent la nature Hérédo-syphilitique. Peu après, Acnarp et Tuiers (2) présentent à leur tour une observation d’ostéite fibro-géodique à foyers multiples chez un syphilitique, mais on peut se demander jusqu’à quel point dans une observation antérieure à nos connaissances actuelles sur le rôle des parathyroïdes, il ne s’agirait pas d’une ostéose parathyroïdienne. Acxarp seul (1) fait dans uneleçon chnique une excellente mise au point de ce qu’on connaît alors sur l’ostéite fibro-géodique en général.

La même année, Caauveau (11) signale dans sa thèse 3 cas d’ostéite fibreuse localisée d’origine syphihtique et dont l’un fut présenté à la Société de Pédiatrie avec MassarrT et Ducroquer (37).

Lrrscuirz (34) cite lui aussi un cas analogue, dû à DENEQUE.

Enfin Berarp, à la Société de chirurgie de Lyon apporte également une observation indiscutable (7).

En 1926, Nissen en Allemagne (46) insiste sur le rôle combiné de la Syphilis et du traumatisme local à l’origine des kystes osseux et cite 2 cas personnels.

En 1927, Rocuer et Conpamix (57) présentent

un nouveau cas à la Société de chirurgie de Lyon. En 1929, Baccarinr (3) publie également 2 cas

observés en Italie.

Enfin de 1924 à 1930, Penv, Poricarp et leurs élèves (51) rénovent et complètent l'étude de la Syphilis osseuse de la 19re enfance et signalent la possibilité de lésions géodiques, mais seulement accessoirement, chez des enfants chez qui l’attention est atürée par des périostites où des ostéochondrites syphilitiques et chez qui on pratique un examen radiologique systématique.

Pendant cette période qui s'étend de 1920 à 1930, la description des ostéo-dystrophies fibro-géodiques localisées est d’ailleurs précisée dans toute une série de revues générales.

C’est ainsi pour ne citer que les principales, qu’en 1924, Seneque (66) dans un article de la Presse Médicale, admet qu'il existe des ostéites syphilitiques à forme géodique, mais se demande s’il faut les intécrer dans l’étude des kystes osseux en général ou les exclure de ee cadre, quoiqu'il admette que radiologiquement l’image géodique ait les mêmes caractères dans les 2 cas.

Mouconquer (45) en 1926, admet également que la syphilis soit susceptible de donner une image de kyste, mais souligne la fréquence avec laquelle est atteinte l'articulation voisine et fait de cette atteinte un signe différentiel capital avec les kystes dits

essentiels.

APR Va

Par contre Roux (60) en 1927 dans son travail sur Postéite fibreuse localisée, n’admet guère le rôle de la « Lues » dans cette affection ; il en fait seulement un diagnostic différentiel.

Comey (12), en 1928, va encore plus loin et dénie toute action à la syphilis. Il déclare formellement : «La Syphilis ne semble pas pouvoir être retenue dans l’étiologie de l’ostéite fibreuse : images radiologiques différentes, absence de signes d’hérédo-syphilis ». C’est là une affirmation qui surprend sous la plume de cet éminent pédiâtre.

Dans son précis de chirurgie infantile, OMBRE- DANNE (49) n’en admet pas moins sans discussion la nature syphilitique de certains kystes auxquels il attribue seulement quelques caractères particuliers.

De même Massasuau (36) dans une leçon clinique admet que la syphilis puisse être en cause « quoique la preuve formelle soit encore à fournir ».

Récemment enfin, dans leur livre sur les tumeurs. des os, SABRAZÈS, JEANNENEY et MaTuey-CoRNAT (61) ne fait aucune mention d’une étiologie syphilitique des ostéo-dystrophies fibro-géodiques.

Mais dans l’ensemble, à partir de 1928, tant. l'attention des médecins que celle des chirurgiens se détourne des lésions ostéo-géodiques localisées pour se concentrer de plus en plus sur les lésions généralisées décrites sous le nom de maladie de Reck-

re

é se - 5 Dé

Page 1