‹ Les Syphiloses Ostéo-GédiquesChapitre 25 sur 51 · ENS RES · texte numérisé non relu

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LAIRE. — Les douleurs qu’accuse le malade siègent alors plus nettement au voisinage d’une articulation et l’attention se trouve d’emblée attirée sur celle-c1.

L'examen peut ne déceler aucune modification locale : il n’y a pas de points douloureux osseux nets, mais les mouvements de l’article sont limités par la douleur. . Fra

Plus fréquemment, surtout s’il s’agit du genou, l’articulation est le siège d’une hydarthrose, et BEnAzeT a observé plusieurs de ces cas dans le service de Ménarp (6, -41), à Berck, où ils avaient été envoyés avec un diagnostic de tumeur blanche au début.

Ce n’est cependant pas l’allure d’une hydarthrose tuberculeuse banale et quelques signes peuvent atürer l’attention :

— la synoviale n’est pas épaissie ; ;

— il n'existe pas sur les extrémités osseuses les points douloureux nets qu’on est habitué à trouver en cas de bacillose ;

— par contre, une extrêmité osseuse peut paraître nettement tuméfiée, indiquant bien que l'atteinte articulaire est secondaire ;

— souvent, malgré une évolution de plusieurs mois, 1] n’y a pas de limitation des mouvements, ou seulement une légère dimunition ; — par ailleurs il n’existe ni amyotrophie, ni adénopathie inguinale.;

— enfin parfois un examen complet du squelette révèle d’autres localisations osseuses, restées silen-

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cieuses, ce qui est peu en faveur de la tuberculose. D'ailleurs l'examen général peut montrer des lésions d’hérédo-syphilis.

C’est alors que la radiographie est pratiquée et montre une image caractéristique de géode osseuse uni ou mulüloculaire dans une HApRe voisine de l’articulation.

2) D’AUTRES FOIS, LA PREMIÈRE MANIFESTATION EST UNE FRACTURE PATHOLOGIQUE. — Le traumatisme a été minime, souvent c’est un simple mouvement qui a sufh à la déterminer.

Elle présente d’ailleurs des particularités cliniques : — la douleur qu’elle provoque est nulle ou en tout cas très atténuée ;

— l’impotence reste souvent incomplète ;

— l’ecchymose est minime ou nulle ;

— le gonflement est peu marqué, ainsi que la déformation ; |

— la crépitation osseuse est exceptionnelle ; tout au plus perçoit-on le frottement doux et grenu du décollement épiphysaire.

On en arrive à douter de la réalité de la fracture, ou à croire, s’il s’agit d’un enfant Jeune, à une simple décollement. C’est alors que pour vérifier l’état local, on pratique une radiographie, qui là encore est révélatrice : elle montre un tassement osseux au niveau d’une image géodique caractéristique.

Il faut d’ailleurs savoir que parfois la fracture a été provoquée par un traumatisme important et si l’on ne recourt pas à la radio, on risque de ne décou-

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vrir la lésion que lorsque l’on fera un cliché pour des fractures itératives siégeant sensiblement au même point.

Enfin, dans d’autres cas plus rares, la fracture pathologique est restée méconnue, en raison du peu de symptômes qu’elle entraîne et s’est vicieusement consolidée. 5 cafe

Il existe sur le membre une tuméfaction, une coudure ou une inflexion. au niveau d’un bulbe osseux.

La palpation est à peu près indolore.

On retrouve parfois par l’interrogatoire un petit traumatisme qui s’est produit quelque temps auparavant. |

Là encore, c’est la radiographie qui sera la clé du diagnostic, en venant révéler l’image géodique caractéristique. Ce sont des cas analogues qu’on décrivait autrefois sous le nom de cals soufflés.

Dans tous les cas que nous venons d’envisager successivement, qu'il s’agisse de tuméfactions osseuse, de manifestations articulaires, de fracture pathologique ou de cals vicieux au niveau d’une fracture méconnue, c’est la radiographie, dont l’importance est capitale qui apportera la certitude d une lésion ostéo-géodique.

LA RADIOGRAPHIE — permettra en effet de vérifier le renflement en masse de la métaphyse atteinte

même si celui-ci n’est guère appréciable cliniquement, d’où la nécessité de la pratiquer systématiquement lorsqu'on se trouve devant un malade jeune, se plaignant d’une douleur persistante et localisée à l’extrémité d’un os long des membres ou au niveau d’une articulation.

Au milieu de ce renflement osseux on pourra voir la géode se manifester sous deux grands aspects

1) Parfois, c’est une géode uniloculaire, qui siège : soit en plein centre de l’os dans la région bulbaire, soit immédiatement en dessous du périoste.

C’est une tache uniformément claire, dont le volume varie de celui d’une lentille à celui d’un petit œuf, arrondie ou ovalaire, mais toujours à contours nets, cerclée d’ailleurs bien souvent pas une ligne plus sombre c’est l’image classique de « l’os soufflé ». Parfois cependant, l’image a des contours moins précis, en particulier dans sa partie externe qui affleure le périoste, mais elle est toujours bien limitée par une ligne sombre du côté du canal médullaire (Han & Devcxe-Pacna). Dans certains cas, il existe non une seule géode uniloculaire, mais dans la même région juxta-épiphysaire 2 ou 3 géodes du même type, complètement séparées par des ponts de tissu osseux normal.

2) Mais en général, la lésion géodique est multiloculaire et augmente considérablement de volume la région bulbaire de l'os. Il s’agit rarement dans ce

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cas de cavités multiples juxtaposées qui réalisent en somme un véritable état lacunaire de l’os, bouleversant complètement la texture de l’os. Le plus souvent, il paraît plutôt s’agir d’une assez vaste cavité très anfractueuse qui semble irrégulièrement cloisonnée par des « cloisons de refend » donnant des images radiologiques en «mie de pain », en «coupe de grenade », en « nid d’abeilles ».

Ce sont là en effet souvent de fausses « cloisons de refend » qui ne séparent nullement la cavité géodique en plusieurs géodes plus petites et indépendantes les unes des autres. Elles ne sont qu’une apparence provoquée par l’existence dans la paroi du kyste de simples crêtes osseuses, irrégulières et d'importance variable qui viennent saillir dans la géode sans la cloisonner complètement et en font des cavités plutôt anfractueuses que multiples et juxtaposées.

Mais quel que soit l’aspect local, uni ou multiloculaire, des lésions, la radiographie permettra non seulement d’étudier la géode osseuse elle-même mais encore l’aspect de l'os au voisinage de la cavité.

Dans certains cas, il existe une hyperosiose qui entoure l’image claire d’une ombre de condensation plus ou moins opaque, pouvant rendre moins nette l’image claire. Mais plus qu’à la syphilose ostéogéodique un tel aspect devra faire songer à une gomme osseuse débutante.

Le plus souvent au contraire, les travées osseuses

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