II. Soient
Ml H- M2 +.••■+- «^« H- ... , M 1 -4- M2 -H . . . H- m'„ -t- . . .
deux séries à termes positifs.
1° Si la deuxième série est convergente, et si Von a, à partir d' un rang suffisamment éloigné,
la première est également convergente.
Car, à partir d'une valeur suffisamment grande de /i, on a, quel que soit />>,
modS„,p^modS'„ p (n°20, I, I").
(') Semblablement, une variante simple, u^, à un seul indice, m, est nécessairement convergente, si, à partir d'une valeur suffisamment grande, p., de cet indice, elle conserve la double propriété d'être toujours supérieure à quelque constante c, et de ne jamais croître quand son indice va en croissant. La variante — u^ conserve en effet, pour m^[x, la double propriété d'être constamment inférieure à — c, et de ne jamais décroître quand son indice va en croissant : elle tend donc vers quelque limite, et, par suite, u^ tend vers la limite opposée.
2° Si la deuxième série est divergente, et si l'on a, à partir dan rang suffisamment éloigné ,
la première est également divergente.
Car, si la première série était convergente, ]a deuxième le serait aussi en vertu de i°.
3° Si la deuxième série est convergente, et si l'on a, à partir d'un rang suffisamment éloigné,
Un ^ U'n
la première est également convergente.
Effectivement, si l'on désigne par v une valeur particulière de n à partir de laquelle l'inégalité précédente soit constamment vérifiée, et par q un entier positif arbitraire, on a
d'où l'on déduit, parla multiplication membre à membre,
Uy-i-g ^ U,y->rq ^ Uyj ,
On a donc, pour aï^v.
Un=-T U'n U.,
et, par suite, pour /z>v et quel que soit/?,
mod S;,,;,^ —^ mod S'^.p (n°20, 1, i«).
4** Si la deuxième série est divergente, et si Von a, à partir d'un rang suffisamment éloigné,
Un-\-\ ^ ^n+i
la première est également divergente.
Car, si la première série était convergente, la deuxième le serait aussi en vertu de 3".
m. La progression géométrique à raison positive p,
est convergente ou divergente, suivant que p est ou non inférieur à 1. Dans le premier cas, la convergence résulte de l'égalité
I — Qtn-hl I Q'n+i
OÙ tend vers zéro pour m infini; dans le second cas, la diver-
gence résulte de ce que le terme général ne tend pas vers zéro (n° 20,
En supposant alors que la série
u\ H- Mo -+-.,. -f- W'j + . . .
se réduise à cette progression, les règles 3" et 4° de l'alinéa précédent (II) conduisent aux deux suivantes :
Pour qu'une série à termes positifs soit convergente, il suffit que le rapport d' un terme au précédent finisse par rester inférieur à une quantité invariable, plus petite elle-même que V unité {il suffit, en particulier, qu'il tende vers une limite plus petite que i).
Pour qu'une série à termes positifs soit divergente, il suffit que le rapport d'un terme au précédent finisse par ne jamais tomber au-dessous de i (// suffit, en particulier, qu'il tende vers une limite plus grande que i).
Séries absolument convergentes.