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LES GANGLIONS SYMPATHIQUES

On sait combien fertiles ont été pour l'étude du système sympathique les belles recherches de Langley et Dickinson (1889) sur « les effets de la nicotine sur les ganglions autonomes ». Le phénomène de Langley consiste dans le fait suivant : introduite en injection dans la circulation, ou mieux appliquée localement, la nicotine rend la cellule ganglionnaire incapable d'assurer la transmission des excitations.

D'autre part, la structure anatomique des fibres pré et post-ganglionnaires est différente : la fibre préganglionnaire est dépourvue de gaine de myéline, la fibre post-canglionnaire en est au contraire pourvue.

On a enfin affirmé qu'il y avait transformation des impulsions dans les « cellules ganglionnaires ».

En 1924, Querido a constaté que la fréquence de stimulation optima était plus grande pour les fibres préganglionnaires que pour les post-ganglionnaires ; ce qui semble indiquer une plus petite constante de temps pour les fibres préganglionnaires.

Nous avons vu que les Chauchard (124) ont trouvé une chronaxie préganglionnaire environ double de la chronaxie postganglionnaire.

Ils ont ainsi été amenés à étudier l’action de la nicotine (129). Après avoir constaté la sensibilité de

la cellule glandulaire (l’expérimentation porte sur le

ce MPDAERe

système de la glande sous-maxillaire) analogue à celle de la fibre musculaire striée, ils insistent sur l'extrême ‘ensibilité de la fibre préganglionnaire sympathique : il faut opérer avec des doses très faibles (1 ec. d’une solution à 2%, injectée dans la saphène) pour pouvoir saisir une augmentation progressive de la chionaxie qui double ou triple, puis on note une augmentation rapide de la rhéobase et la fibre devient inexcitable. Au contraire, les fibres de la corde du tympan ou les fibres post-ganglionnaires sympathiques sont très peu sensibles à la nicotine. Ils (115) montrent de plus que ce phénomène est général; en utilisant l'application locale de nicotine à 1 goutte pour 100 cc. ils le retrouvent sur le sympathique vasoconstricteur de l’oreile du lapin, sur le grand splanchnique. De très faibles concentrations sont suffisantes pour mettre le phénomène en évidence : la nicotine à faible concentration diminue et supprime l'excitabilité des fibres préganglionnaires mais n’'agit pas sur les fibres postganglionnaires. P. Chauchard (135) peut alors donner une nouvelle interprétation du phénomène de Langley : si la nicotine met en évidence la synapse, c’est qu’elle supprime j’excitabilité de la fibre préganglionnaire ; mais lorsqu'on l’applique sur le nerf et que l’on excite ce dernier à l’aide du courant faradique (ce que faisait Langley) des courants dérivés le long du nerf

vont en exciter la portion située en aval et qui est

RE Te

de ce fait d’excitabilité normale ; au contraire,lorsque la nicotine est appliquée sur le ganglion :

a) l'excitation porte en amont du lieu d'application et est encore moins efficace ;

b) les courants dérivés se perdent dans la masse du ganglion et ne peuvent exciter les fibres postganglionnaires.

Ainsi, en une longue suite de travaux, la méthode itérative a permis d'étudier et de comprendre dans ses cas simples l’excitabilité des centres, l’excitabilité du système végétatif. Nous avons tenté de l’appliquer

chez l’homme : c’est ce que nous allons voir.

Lefebvre

LES SYSTÈMES iTÉRATIFS CHEZ L'HOMME

Depuis 1935, dans le service et sous la direction du Docteur Delherm, avec la collaboration des Docteurs Fischgold et J. Bernard, nous avons étudié l’excitabilité électrique du réflexe médullaire et de certains systèmes de la vie végétative, à l’aide de l’appareillage décrit précédemment.

Les lois de l’excitabilité itérative de L. Lapicque ont

été retrouvées.

Les réflexes médullaires

Parmi les réflexes médullaires, seuls les réflexes cutanés sont susceptibles d’être excités électriquement.

Les réflexes tendineux ont, en effet, une zone réflexogène qui se confond avec l’élément qui répond ;

ce sont des réflexes proprioceptifs (Sherrington).

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