‹ Les systèmes socialistes d'échangeChapitre 13 sur 55 · De Greef, op, cit., p. 45q. Gf. p. 4o · texte numérisé non relu

De Greef, op, cit., p. 45q. Gf. p. 4o

nationale beige se sont 6levees en tout et pour tout k 6 millions cent neuf mille 638 francs, sur un total de 59 970 763 876 francs d'effets escomptes, soit o fr. 012 pour 100. Voila la part du risque ; ajoutezy les frais generaux et reconnaissons que c'est &tre tres large que d'evaluer k fr. 10 pour 100 le pr6l£vement a operer par une Banque d'Etat operant au prix de revient. »

Si Ton objecte que les pr6l6vements de TEtat vont croissant — et, en effet, en France la loi du 17 novembre 1897 a stipule, outre une redevance eventuelle pour le cas d'une elevation anormale du taux de Tescompte :

i° Une redevance directe proportionnee au montant de la circulation productive et au taux de Tescompte *.

2 Une redevance indirecte, resultant d'avances sans interSt qui ont 6te constitutes et augmentees en 1897 2 ,

Si Ton objecte que, dans ces conditions, le dividende distribue aux 29000 actionnaires, detenteurs de 182 5oo actions de 1 000 francs (qui valent il est vrai, au 4 decembre 1906, 4075 francs en

1. Art. 5 : A partir du i er Janvier 1897 et j us q ues et y compris l'ann£e 1920, la Banque versera a l'Etat chaque ann£e et par semestre une redevance 6gale au produit du huitieme du taux de l'escompte par le chiffre de la circulation productive, sans qu'elle puisse jamais £tre infi6rieure a deux millions.

2. 60 millions a 3°/ pr£t£s le 10 juin 1867 ) Int^ret supprime" 80 millions a 3 %> — 29 mai 1878 ) en 1897

/jo millions sans in t^rets — (art. 6).

Bourse) a et6, en 1905, de 3770000 francs (soit i3o francs a chaque actionnaire) 1 , les socialistes repondent, avec de Greef notamment, que ces millions ne sont pas idedaigner, mais surtput, qu'il doit resulter d'une socialisation directe sans benefice pour l'Etat un abaissement considerable du taux de Tescompte et, par suite, un abaissement general du taux de l'inter6t dans le pays 2 .

En m6me temps qu'elles suscitaient des critiques, les banques faisaient naitre des illusions ; •en ra^me temps qu'elles apparaissaient comme des organes d'exploitation, elles laissaient apparaitre en elles comme les germes d'une solution d'avenir. Le billet de banque n'est pas le seul substitut de la monnaie, le cheque en est un autre. Le cheque peat aboutir a un paiement, mais il peut aussi aboutir a un virement. Les banques centralisent en effet les creances et les dettes de leurs clients : rien de plus facile d6s lors que d'6teindre par compensation ces cr6ances et ces dettes quand elles naissent entre des clients d'une mftme banque. La banque de cheques ouvre une carriere illimitee aux r6ves d'avenir, car on peut, semble-t-il, organiser la compensation, non seule

Page 1