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SES OUVRAGES

Les Caisses d'epargne, i835 ;

Les Caisses d'ipargne transformees en institutions de credit, i835 ;

La creation d'ateliers de travail, i835;

De la repartition des richesses ou de la justice distributive en economie

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du Cr&dit personnel et riel mobilier et irnmobilier, nous distinguerons, ainsi que nous l'avons indique :

i° Les conceptions theoriques;

2° Les r6formes pratiques.

Gelles-ci ne sont donn£es, il est vrai, que comme un palliatif provisoire. Vidal declare a maintes reprises que, pr^occupe d'aboutir a un r6sultat, il a elimin6 de ses projets tout ce qui ne lui paraissait pas susceptible d'adaptation immediate aux moeurs et aux coutumes de son temps. C'est par ses id6es theoriques que Vidal se rattache le plus etroitement a notre sujet. Elles laissent entrevoir une transformation organique alors que c'est une simple reforme qu'il propose. Le fait qu'ainsi, dans son systeme positif, Vidal soit rest6 bien en deca de ses audaces theoriques,

sociale, i846, son ouvrage le plus important, ouilse r6vele Iconomiste tres au fait des theories classiques et socialistes.

Vivre en travaillant, projets, vues et moyensde reforme sociale, i848 (Bibl. nat. R. 535o4) \

Organisation du credit personnel et riel, mobilier et immobilier, i85i (Bibl. nat. R. 53496) ;

Theologie de la religion naturelle, i854«

L'ouvrage de Vidal sur V Organisation du credit comprend :

i° Une introduction ou il a £tudie « le but, l'objet, la definition et la puissance du credit; son influence sur la production, la repartition et la circulation des richesses » ;

2° La i re partie est consacrSe a l'expos6 sous forme de projets de loi de son systeme d'organisation du credit ;

3 e La 2 C est la justification desprincipes qui s'y trouvent impliquls ; c'est la partie thlorique de l'ouvrage, et l'auteur y depasse souvent ses propres conclusions pratiques.

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demontre par avance l'erreur des conceptions absoluesquiluietaient communes avec Proudhon. Dans les justifications qu'il fournit, il semble dire a chaque instant : « Nous pourrions aller beaucoup plus loin. » Qu'il n'y soit pas all6, c'est un indice grave d'incertitude et de defiance de soi. Aussi pouvons-nous considerer cette attitude comme fournissant a elle seule un enseignementv Elle justifie en tous cas l'examen separe que nous nous proposons de faire des theories et des propositions pratiques.

A . — Les Conceptions th&oriques de Vidal.

Les theories de Vidal sont des theories monetaires.

Vidal nous livre le principe de ses aspirations reformatrices dans le texte suivant,oii,jusque dans la forme, semble se reconnaitre Tinfluence de Proudhon : « Les possesseurs et les marchands d'ecus, ecrit Vidal 1 , adversaires systematiques de la monnaie de papier sont des marchands d'air artificiel qui veulent nous contraindre a payer fort cher leurs produits inutiles, sous pretexte que Tair naturel n'est pas respirable, est dangereux pour la sante. II y a bien assez longtemps que nous sommes dupes des charlatans. »

Vidal donne done la preference a la monnaie de

t. Organ, du credit, p. 228.

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papier sur la monnaie de metal. II justifie cette preference par une analyse du role de la monnaie.

Ge qui rend indispensable l'usage de la monnaie, c'est Yechange des produits. Ce n'est jamais pour acquerir de la monnaie que Ton echange, mais pour acquerir, a l'aide de la monnaie, des produits consommables; la monnaie n'est pas une fin, elle n'est qu'un moyen : « L'echange n'est pas un but, mais seulement un moyen et la monnaie n'est elle-m&me que Y agent intermediaire 4ont se servent les producteurs differents pour echanger a valeur 6gale produits contre produits, services contre services... La monnaie est lamarchandise par laquelle et non pas pour laquelle toutes les autres sont echang6es. On ne peut en tirer partie qu'a la condition de s'en dessaisir. »

De cette analyse du role de la monnaie, Vidal tirait cette conclusion qu'il y aurait tout avantage a substituer a la monnaie metallique, couteuse a se procurer, une assignation generale sur les produits, qui n'aurait aucune valeur par elle-m6me et dont la puissance d'acquisition serait determine par le pouvoir social. Cette force d'acquisition n'en sera pas moins certaine, il suffira, pour qu'il en soit ainsi, que la monnaie, denude par ellem6me de valeur 1 , soit toujours emiseen represen-

i. Nous prenons ici le mot valeur dans le sens de pouvoir d'acquisition. Economiquement, on ne peut parler de la valeur d'une chose , mais de son degre de valeur, ce qui suppose a termes.

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tation d'une valeur certaine. Elle aura, au lieu d'une valeur intrinskque, comme la monnaie metallique qui est en m6me temps une marchandise, une valeur, non purement conventionnelle, mais extrinseqne; c'est une facon aussi d'avoir une valeur certaine, « une valeur, dit Vidal, en quelque sorte ideate etimmaterie lie », « dont la depreciation devient impossible pourvu que la monnaie de papier 3gSoit jamais 6mise que sur provision prealable ». jxiste-t-il pas deja, ainsi emise sur provision ^ble, une monnaie de papier dont la valeur >erieure m&me, a la valeur nominate ? La jssance du Mont-de-Piete n'est-elle pas taie de ce genre ? Delivree en echange depose, elle ne le repr£sente nominale- [iir une valeur inferieure a la realite ; [We acquereur a un prix superieur [ale. « S'il existait, ecrit Vidal, que de depot qui pr&t&t sur [chandises a six mois ou un an ►as la totalite, mais une partie [tie ou le tiers si Tonveut, de la desproduits consignes... Si cette banque, au lieu de pr6ter des ecus, 6mettait un papier special, donnait par exemple au deposant un billet egal au montant du pr&t... Si ce billet transmissible par la seule tradition et sans endossement donnait droit au profit du porteur a la remise immediate du gage... je dis qu'un semblable billet serait positivement superieur a sa valeur

Aucuy. 1 4

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nominale, superieur de toute la difference qui pourrait exister entre la valeur reelle du produit d6pose d'une part et la somme des frais a debourser de l'autre pour arriver a degager ce produit. »

C'est aussi une monnaie et une monnaie dont la valeur ne peut tomber au-dessous de la valeur courante des choses qu'elle repr^sente que celle qui est emise « dans les ports de grande Bretagne, par les magasins publics appeles docks, sous forme de r6cepisses ou warrants constatant la quantite, la qualite de la marchandise et le lieu de provenance, recepisses transmissibles par endossement, comme un billet a ordre ou une lettre de change » . . . « La denree est au warrant ce que la matiere premiere ou le metal est a la piece d'or ou d'argent, un controle et une garantie de valeur. »

Voila qui prouve qu'une monnaie de papier peut 6tre une valeur.

Mais il faut, pourl'usage courant, qu'elle ait une valeur precisement egale a sa valeur nominale, et qu'elle ait le caract^re abstrait d'un bon general d'acquisition.

Nous avons un bon de ce genre ; c'est le billet de banque.

Mais si, dit-on, le billet de banque circule pour sa valeur nominale, c'est qu'il est remboursable au pair, en especes et a vue, c'est qu'il est un bon d'une marchandise speciale, de valeur stable, un bon de monnaie metallique. II ne remplace pas la

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monnaie m£tallique, il la suppose ; il lui est li6 comme Fombre au corps.

Erreur! repond Vidal. On est, en defendant une pareille theorie, dans Fequivoque et dans le mensonge. Ge n'est qu'en apparence et dans les mots qu'un billet de banque represente des especes. En fait, il n'en est pas ainsi. Si tous les billets de banque ^taient presentes a la fois au remboursement, les porteurs ne recevraient pas tous satisfaction. En effet, le capital fourni par les actionnaires etant pour la grande part immobilise, le veritable gage des billets ce sont les effets acceptes a l'escompte, dont le recouvrement se fera sans doute dans un d6lai assez court, mais ne peut se faire avant Tech6ance.

Des lors, il est impossible que la Banque puisse rembourser chaque billet : « Le remboursement obligatoire, en rendant la totalite du passif de la Banque exigible a la fois, et a tout moment donne exigible en especes, tandis que son actif se compose necessaireinent de valeurs a echeances diverses la met exactement dajis la position d'un commercant dont toutes les dettes seraient toujou rs echues et dont les creances seraient realisables a terme seulement. »

Vidal mettait en ces termes admirablement en lumiere la consideration qui rend indispensable, aux yeux des v6ritables financiers, une encaisse metallique importante. Mais, selon lui, il devait au contraire &tre franchement declare que les bil-

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lets ne seront jamais remboursables puisque, malgre l'encaisse, les banques sont contraintes de suspendre le remboursement quand le paiement en especes serait indispensable pour soutenir le credit de leur papier.

Declares par avance non remboursables, ils n'en auraient pas moins toute leur valeur. La depreciation des billets, en temps de crise, ne vient que d'une fausse direction des esperances qui sont alors decues.

La fallacieuse promesse du remboursement en monnaie metallique maintient de plus la banque dans des angoisses continuelles : elle est la cause des variations du taux de I'escompte, de sa hausse dans les periodes ou Taction du credit est le plusindispensable ; elle ne permet pas a la banque de prater a long terme, de faire des avances a l'agriculture et a l'industrie.

11 faut done supprimer le remboursement. II faut instituer une monnaie de papier, sans correspondant metallique.

* Des i848, dans son ouvrage « Vivre en travaillant», ou se trouve en germe toute l'organisation du credit qu'il developpe en i85i, Vidal ecrivait r « Les metaux precieux sont les interm^diaires obliges des echanges dans les soci6tes basees sur la mefiance et sur Tantagonisme. Quand on ne croit pas a la parole d'un homme, on exige desgaranties positives... Mais precisement parce qu'il a une valeur intrinseque, parce qu'il est gage et

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marchandise, parce qu'il est la monnaie necessaire des socUtis anormales, le metal est une monnaie socialementimparfaite, une monnaie trop couteuse et trop limitee, une monnaie qui ne peut jamais £tre qu'a la disposition des riches et qui, d6s lors, conf&re a ceux qui en sont detenteurs d'enormes privileges... Le papier est la veritable monnaie de credit, la monnaie des societes basees sur la confiance 1 . »

La monnaie dont Vidal propose de confier remission a une banque, ne doit pas 6tre confondue avec le papier-monnaie, « titre qui n'a m£me pas de valeur extrinseque, qui ne represente rien, qui n'est et ne peut 6tre realisable ». II y a de serieuses differences a signaler, d'apres Vidal, « aux myopes et aux aveugles » entre le papier-monnaie et le billet non remboursable. La banque fait desavances en billets, mais recoit en retour des garanties qui assurent plus que la rentr6e des avances faites. <c L'Etat, au contraire, qui emet du papier-monnaie depense toujours et le plus souvent d'avance les sommes qu'il se procure par la negociation de son papier, si bien que, pour desinteresser les porteurs, il ne reste rien. Le billet de banque est toujours garanti par une valeur 6gale, sinon supe-

i. Vivre en travaillant, p. 82-83 ; cf. p. 76 : a Le papier-monnaie est destine 1 a rendre possible la r6g£ne>ation de la France. II importe done d'accr£diter partout l'usage du papier. »

P. 83 : « Un temps viendra ou les promesses vaudront les r6alit6s, ou le papier sera la monnaie universelle. »

rieure. Le billet d'Etat n'est que le recu de valeurs englouties, la reconnaissance d'une dette... ».

Par l'intermediaire de la banque, on pouvait mime arriver a n'utiliser aucune espece de monnaie d'aucune sorte. Le moyen, connu et rejete par Proudhon et que le Gomptabilisme mettra en oeuvre, n'est ici qu'indique dans les termes suivants : « La banque tend de plus en plus a devenir le receveur et le payeur universels, le caissier charg6 de toucher et de solder le prix de toutes les marchandises. Si tous les commercants, tous les industriels, tous les producteurs, tous les consommateurs avaient compte courant ou credit a la banque, tous pourraient lui confier Tencaissement des effets qui repr6sentent des produits vendus, tous pourraient egalement payer leurs acquisitions en mandats tires sur elle. La banque serait le centre ou viendraient aboutir toutes les operations. Danscette hypothese, la banque payant et recevant pour tous, remplacerait les garcons de recettes par des teneurs de livres qui n'auraient qu'a passer des 6critures ; le livre de caisse, les reglements de compte et les virements de partie suffiraient a tout ; les billets deviendraient mime parfaitement inutiles... » « II y a longtemps deja que les especes ne jouent qu'un role tout a fait secondaire dans le commerce exterieur, qu'elles ont ete remplacees par le papier ; il y a dija longtemps que toutes les relations internationales se reglent par des virements de partie entre les diffirentes

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places de l'univers. On ne se sert m&me pas de monnaie pour les appoints ou differences ; on les solde en produits ou en marchandises * » (l'argent lui-mfeme n'etant consider^ que corame une marchandise).

En ce qui concerne Fetalon lui-m&me, Vidal s'6tait pos£, sans la resoudre, la question suivante : « Ne pourrait-on inventer une monnaie qui fut a l'abri des oscillations, une monnaie dont la valeur au lieu d'etre basee sur Tabondance ou la rarete accidentelle d'une seule marchandise (les metaux precieux) se basat sur le prix moyen d'un grand nombre de produits? une monnaie qui n'eut point de valeur intrinseque comme marchandise, mais qui poss&d&t une valeur extrinseque parfaitement garantie ? une monnaie qui fut a la fois un signe et un gage et qui rest&t toujours au moins 6quivalente aux choses representees, lesquelles dans l'hypothese que nous venons de faire n'ont point change de valeur r6elle les unes par rapport aux autres, au milieu de la depreciation des esp6~ ces metalliques. »

Telle est, rassembl6e dans ses elements epars, la theorie de Vidal relative a la monnaie.

Elle semblait devoir le conduire, dans la pratique, au principe proudhonien de Techange

i. Organ, da credit, p. 195. Cf. Vivre en travaillant, p. 90 : « Dans le regime futur de l'association complete, on se passera me'noe des billets ; tout se bornera a un balancement de compte — les teneurs de livres remplaceront les garcons de recettes. »

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direct des produits contre les produits. Elle devait Tamener, pour n'attribuer a la monnaie que le caractere d'une valeur extrinskque, a en faire la representation de valeurs reelles, actuelles et m6me futures.

Des lors devait s'imposer la transformation des banques en maisons charg6es de veriBerla r6alite, Tauthenticit6 des produits, et de delivrer aux deposants des bons a valoir sur la generality de la production. Vidal indique lui-m6me qu'il est partisan « de la capitalisation, de la mon6tisation de toutes les valeurs ».

Ainsi la monnaie sera toujours exactement proportionn6e aux besoins des echangistes. « La question sociale sera resolue », declare Vidal comme Proudhon.

Nous n'insisterons pas sur l'erreur de ces theories deja critiquees, dans leurs consequences inevitables, a'u chapitre precedent. Elles d6rivent d'une id6e fausse, commune a torn les socialistes, que nous retrouverons plus accentuee que jamais au chapitre suivant : l'idee de l'egalite de tous les biens, m£me immobiliers, de toutes les valeurs m6me engagees, devant les fonctions commerciales. Elles aboutissent en pratique a Tinflationnisme mon6taire, a l'incertitude sur la valeur du papier, a 1'impossibilite d'adapter la production a la consommation.

Nous avons marque chez Proudhon le point de depart d'une erreur, en apparence plus limitee,

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et qui se retrouve ici. C'est raffirmation que le cours forc6 du billet de banque est conciliable avec sa bonne circulation, raffirmation qu'une reserve metallique est inutile aux banques. Les billets de la Banque de France ne s'6taient pas deprecies au regime du cours force pendant la Revolution de i848. De la l'illusion. On erigeait en situation normale ce qui n'avait ete que la consequence desfautes commises paries banques. Celles-ci s'etaient mises dans Timpossibilite de rembourser a vue les billets qu'elles avaient emis. La crise en etait resultee. Quand, pour FempGcher de propager ses effets, on suspendit, par une sorte de banqueroute legale, Tobligation contractuelle du remboursement, on n'apporta qu'un remade provisoire et momentane a une situation qu'avaient creee les banques. Les billets circulerent parce que la confiance subsistait de les voir redevenir unjour remboursables a vue. Affirmer qu'ils eussent circule en perdant juridiquement et definitivement leur caractere repr^sentatif, c'est entrer dans ledotnainede l'imagination pure. Les billets de banque ne sont reeds, en ^change de certaines valeurs, que comme representants commodes d'une somme d'argent liquide deposee dans les caves de la banque.

Si tous les porteurs des billets se presentaient k la fois, ils ne pourraient 6tre tous satisfaits, declare Vidal. Ils ne pouvaient T6tre 4 une6poque ou les chiffres que nous avons indiques temoi-

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gnent d'une disproportion si grande entre l'encaisse et remission. Vidal n'en pouvait conclure qu'a la necessite de renforcer I'encaisse jusqu'a la faire correspondre dans son total au montant m6me de remission. En realite, c'est la un parti qui n'a jamais ete pris. Les billets ne perdentpas pour cela leur caractere repr^sentatif. II estpermis de les rembourser : i° grace a I'encaisse ; 2° gr£\ce aux rentrees des effets de commerce a Techeance. L'encaisse ne remplit qu'un role interimaire ; elle doit pourvoir aux demandes de remboursement qui se manifesteront dans l'intervalle relativement court qui s6pare Tadmission a 1'escompte des effets de commerce de leur echeance.

Dans ces conditions, il sufBt pour que ces demandes nese produisent m6me pas, pour qu'aucune panique ne vienne ebranler la confiance, que I'encaisse par sa masse offre de suflisantes garanties. Conform6ment a ces saines doctrines, les banques tendent de plus en plus a renforcer leur encaisse; On a calcule que pour 27 banques, a une Amission de 19 milliards correspondait, a la fin du mois de juin 1904, une encaisse en or de 1 4 milliards, 1 plus I'encaisse en argent. Le rapport entre I'encaisse totale et remission est passe de 67, 68 pour 100 en 1885,2187,02 en 1903. En Angleterre 2 , en decembre 1904 I'encaisse a 6te de 106

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