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Organ, du credit, p

222 LES SYSTfiMES SOCIALISTES D'ftCHANGE

conforme ni a son int£r£t, ni a celui des particuliers : c'est a TEtat que seront reproch^es toutes les fautes de sa banque, et les particuliers auront a redouter, dans Tappel qu'ils adresseront au credit de la banque, Intervention de considerations politiques et Finsuffisance d'impartialite. La confusion ne sera pas seulement impopulaire, elle sera dangereuse : elle aboutit en effet a la confusion de caisse. II en resulte la tendance irresistible a se servir de la banque pour parer aux deceptions financiferes, ou pour creerde la fiscalite.

Ces dangers fussent-ils ecartes, une pareille institution centrale, beaucoup trop eloignee du creditable, n'opererait qu'a l'aveugle, n'offrirait aucune reelle garantie de bonne evaluation des gages, ne pourrait juger de la solvabilit6 r6elle de ses clients.

Aussi bien, Vidal, qu'il se fut ou non pose ces objections, prenait-il trois sortes de niesures, propres selon lui a assurer Tindependance de la banque et la bonne distribution du credit :

a) Vidal s'efforcait d'abord de donner a la banque une certaine independance, de la soustraire a Taction du pouvoir executif et de la mettre a l'abri des haines de parti. On serait tente a premiere vue de sourire du moyen qu'il propose. II est indique dans la distinction suivante : « La banque de circulation est une banque nationale et non pas govvernementale, ce qui est bien different. » En fait, Vidal parvenait a donner des garanties certaines

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de libre initiative ; nous les indiquerons plus loin, en examinant en detail une organisation dont nous ne tra§ons en ce moment que le cadre general.

Nationaliser le credit presentait des lors Favantage de socialiser le profit des banques particuliferes dont Vidal fait ressortir combien elles sont onereuses pour le public : « La Banque de Paris retire 5 pour ioo de son capital de fondation, tout entier place en rentes sur FEtat. Elle retire en outre 4 pour ioo de chacun de ses billets dont le nombre peut Gtre triple non seulement du capital verse par les actionnaires mais de Fencaisse que ses creanciers laissent entre ses mains, et cet escompte, elle le percoit toujours d'avance, ce qui lui assure les benefices de Finter6t compose 1 . » Dans le m6me ordre d'id6e, Vidal decidait que sa banque nationale, essentiellement soumise a la volonte nationale, et soustraite a Faction du pouvoir ex^cutif, ne pr^terait pas a FEtat « a moins d'avoir re^u par anticipation une couverture positive », un gage superieur aux billets prates.

b) En second lieu, Vidal introduisait un correctit a l'insuffisance des moyens de renseignements dont dispose un organe central. 11 introduisait toute une s6rie d'organes secondaires, completement independants de la banque centrale, mais qui, de proche en proche, venaient au plus pres possible de Femprunteur verifier la solidite des garanties

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