‹ Les tables de survieChapitre 8 sur 13 · GG · texte numérisé non relu

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(le Beauvisoge ou de Kerlangiiy, c'esl-à-dire moindre chez les loiiliniers du xviii® (jue chez les assurés du xix*' siècle (1) el que la vie moyenne la plus longue, sur les tables que nous comparons, est celle des membres de l'Inslitul et surtout celle des veuves pensionnées.

Les travaux de Tespiil fuliguent sans doute le cerveau et peuvent devenir une cause (répuisement et même de mort; cependant, l'aisance et le calme relatifs dont jouissent les hommes de leltres et de sciences, n'ayant plus à lutter pour l'existence, compensent largement cet inconvénient et constituent une condition sociale favorable à la prolongation de la vie; pas assez pi'ivilégiée toutefois pour l'emporter sur les femmes, lorsqu'elles jouissent d'un certain revenu, môme très modique, mais suffisant pour les mettre à l'abri du besoin. Les femmes doivent-elles cet avantage à leur sexe, c'est-à-dire à leur nature, ou à leur genre de vie? A l'une et à l'autre peut-être, car c'est par une loi de la nature que les petits garçons meurent en plus giand nombre que les pclilts filles, el peut-être aussi par une loi de la nature que les femmes, exposées à une quantité de petites indispositions, ont en moyenne moins de jours de maladie qne les hommes, comme on le remarque dans les sociétés de secours nuiluels (2). Mais c'est à leur existence plus calme, moins fatiguée par des excès en divers genres, que, malgré les périls de la nubilité, de la maternité et de Tâgc critique, les femmes doivent en grande prï tie leur supériorité (3).

Helalivement à la vie moyenne en France el dans les pays étrangers, il y a peu

(1) 11 ne fautirait pas cependant être trop affirinatif sur raccroissenicnt de longévité des tètes choisies. La première raison est dans la sélection qui se fait pour les assurances sur la vie par Texanien préalable du médecin, et qui n'avait pas lieu pour les tontiniers et les rentiers viagers du temps passé. La seconde est dans la nature même des calculs qui n'étant pas tous faits suivant les mêmes méthodes et avec des éléments semblables pour toutes les tables, ne permettent pas de tirer de conclusions lorsque les différences sont minimes. En eflet, les résultats comparés de deux tables des pensionnaires de rÉlat en Angleterre accusent une vie moyenne moindre jusqu'à ans, et supéiieure seulement à parlir de Gô ans, en 1883 qu'en 1829 (la première de ces tables se trouve plus haut dans notre tableau général de la vie moyenne des létes choisies). Les actuaires anglais pensent d'ailleurs que celte infériorité n'est qu'apparente et provient surtout de la manière dont le calcul a été fait.

IIOMMKS. 1883.

40 ans 27.4 26.0

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