‹ Les tables de survieChapitre 9 sur 13 · GO — H · texte numérisé non relu

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(2) Ainsi, d'après V Annuaire statistique de la France, la moyenne du nombre des malades par 100 sociétaires a varié, suivant les années de 187 1 à 1883, dans les sociétés approuvées: de 28.7 à 24.1 pour Us hommes, de 30.8 à 24. G pour les femmes; dans les sociétés autorisées: de 28.3 à 23,1 pour les hommes, de 29. G à 19.3 pour les femnies ; d'autre part, la moyenne des jours de maladie par sociétaire participant a vai'ié dans les sociétés ap[)rouvées : de ô.lô à 4.G2 pour les hommes, de 4.98 à 4.43 pour les femmes; dans les sociétés autorisées : de 5.77 à 4 98 pour les hommes, de 4.59 à 3.15 pour les femmes.

i3) Voir plus haut, dans le tableau de la vie moyenne des têtes choisies, la vie moyenne des hommes et des fen.mes d"après les tables ries 20 conj|)agnies anglaises, celle des pensionnaires, hommes et f.nimes, du gouvernement anglais, celle des veuves pensionnées par l'Etat en France et, dans le tableau de la Me moyenne de la jopulation totale, la vie moyenne d'après la Statistique générale de France; tous Ces (loc.umeiits sont d î.eioid (loiir altisicr la kmgcvité supérieure de la femnie.

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dé différence entre la France et l'Angleterre; mois il y a une différence sensible avec la Bavière qui est au bas de Téchelle et la Norvège qui est au sommet.

Entre les labiés françaises et élranj?ères dressées sur des têtes clioisies, les différences sont moindres qu'entre les tables portant sur Tensemble de la population : nous en avons dit plus baut la raison.

Par l'expression c( durée d'une génération », on peut entendre soit l'âge moyen des décédés, lequel répond à une des manières de calculer la vie moyenne et correspond au tem[)S moyen qui sépare deux béritages successifs en ligne directe, soit la plus longue durée d'existence (ju'atteignent les derniers survivants d'une généi'ation.

Dans une étude sur l'estimation de la ricbesse de la France, MM. Vacher et A. de Foville évaluaient, le premier à ol, puis à 3o ans (l), le second à 35 ou 36 ans, la durée moyenne d'une génération, entendue dans le pi'cmier sens. Les éléments pour calculer exactement cette durée font défaut et, s'ils existaient, ils ne fourniraient pas le moyen de déterminer la difféi'cnce de longévité entre deux époques; car l'âge moyen du mariage et la mortalité enfantine influent beaucoup sur cette dernière durée. Comme exemple de ces différences, nous donnons en note (2) deux séries, chacune de trois générations, d'individus ayant vécu exactement 50 ans qui, suivant l'âge auquel ils auraient donné naissance à leur successeur, auraient eu une vie moyenne variant de 30 à 43 ans. Plus le mariage est tardif, ou plus la mort enlève d'enfants parmi les premiers-nés, plus la durée s'allonge (3).

(1) Fourier, calculant en 1S17 sur des données tirées de Tétat civil à Paris, donnait 33 ans 3 mois.

(2) Exemple :

GKNBRATIONS. GKXKRATIONS.

Ire.

0 an.

0 an.

10 ans.

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10 ans.

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