ACTE PREMIER
LE PRINCE
Absolument.
JORDANE.
Inviolables?
LE PRINCE
Inviolables.
SAINT-CHAMAS^ s» levant, bas au prince.
Peut-on prendre un faux nez pour ne pas être reconnu?
LE PRINCE
Absolument.
BALISTRAC.
Pourrait-on se livrer à quelque excentricité de bon goût, si Ton voulait se faire remarquer?
Absolument.
VALAJOL, bas.
Je vous ai offert de surveiller le programme du concert, de donner le bras aux artistes.
LE PRINCE
J'ai accepté.
VALAJOL.
Merci! merci!
' JORDANE, bas.
Je vous demanderai quelques invitations en blanc.
LE PRINCE
Tout ce que vous voudrez, mon cher Jordane.
JORDANE, bas.
Vous avez dû recevoir une supplique de Zoé?
LE PRINCE
Très gentille, Zoé! je Tai eue à souper.
JORDANE, à part.
n est admirable !
RAOUL, bas.
Pourrai-je amener Nadine?
Très gentille, Nadine ! je l'ai eue à souper.
RAOUL, à part.
Il a toujours eu tout le monde à souper!
LE DOCTEUR, bas.
On peut y mener une cliente sans danger?
LE PRINCE
Très gentille! je Fai eue à souper.
LE DOCTEUR
C'est un tic!
JORDANE.
Vous êtes resté dix minutes sans fumer, je ne prolongerai pas votre supplice. J'ai de vos cigarettes.
LE PRINCE
Mais je voudrais présenter mes hommages à madame de Jordane.
JORDANE.
Plus tard, prince.
SAINT-CHAMAS, bas à Valajol.
Vous savez, le prince est épris de madame de Jordane.
GUSTAVE, qui vient d*entrer à gaache.
Monsieur de Jordane, voulez -vous me présenter au prince Orbeliani ?
JORDàNE.
Ah! M. Gustave Quejroulet!
Le princ« salue.
GUSTAVE
Maintenant que je suis présenté, je vais le repincer pour avoir une invitation à sa redoute. Je veux savoir ce que c'est qu'une redoute, mais ce n'est pas encore ça qui relèvera le pays.
Tout le monde accompagne le prince an famoir^ Raoul est resté seul en scène, quand Valentine paraît A la porte du pan coupé gauche.