‹ Les tapageurs: comédieChapitre 47 sur 144 · RAOUL, VALENTINE · texte numérisé non relu

RAOUL, VALENTINE

VALENTINE

Comment! le prince Orbeliani est ici, et vous ne nous prévenez pas !

RAOUL

Il est allé fumer. C'est un sauvage !

VALENTINE

Sauvage ! Pas plus que vous. Combien de fois vous ai-je vu depuis im an?

Elle s^assied sur l'S.

RAOUL

Vous étiez en deuil.

La belle raison I

RAOUL, sur un fauteuil, près d'elle.

Je voudrais bien savoir ce qu'a pu devenir une mondaine comme vous pendant treize mois de veuvage.

VALENTINE

D'abord, j'avais à regretter mon mari : ce n'est pas une occupation, si vous voulez, mais c'est un maintien.

RAOUL

Je n'y avais pas pensé.

VALENTINE

J'ai patronné des œuvres de charité, j'ai encouragé des artistes, j'ai découvert un prix de Rome, j'ai fondé l'œuvre des jeunes égarées... Votre tante en est.

•RAOUL

Des jeunes égarées?

VALENTINE

Ehl non! des dames fondatrices. Nous voulons avoir votre père comme président et le docteur Bajol connue médecin.

RAOUL

Vous voulez faire du tapage?

VALENTINE

Le plus possible, pour réussir.

Alors, prenez-moi aussi... comme secrétaire!

VALENTINE

Non, par exemple, vous troubleriez nos jeunes converties.

RAOUL

Je m'engage à ne m'occuper que de vous.

VALENTINE

Ce serait inutile. J'aime mieux vous le dire tout de suite, je suis décidée à né pas me remarier.'

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