‹ Les teignesChapitre 75 sur 155 · I. Trichophyton rosaceum · texte numérisé non relu

I. Trichophyton rosaceum

— Cultures de 18 jours sur gélose maltosée.

— Cultures de 30 jours —

— Cultures de 45 jours — pepton

— Forme pléomorphique décolorée du Trichophyton rosaceum.

Cultures de 45 jours sur gélose maltosée.

IL Trichophyton equinum.

Cultures de 18 jours sur gélose mail osée Cultures de 25 jours Cultures de 35 jours

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Planche XXIII

Masson & Cie, Éditeurs

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TRICHOPHYTON ROSACEUM.

Irythémato-squameuse qui devient croùteuse, la croûte engainan poils et les épilant lorsqu'on l'enlève quelques jours plus tard. La croûte disparue laisse une tache un peu irrégulière, glabre, sèche, entourée d'un léger bourrelet qui disparaît peu à peu.

Les poils du Cobaye ne sont pas tous infectés, mais, avec un peu de soin, en examinant l'extrémité de leur racine, on trouve assez aisément un poil parasité, analogue à celui que représente la figure 175.

Sur le Cobaye le Parasite nous a paru endothrix, composé de filaments jeunes, onduleux, de 5 p. de large, segmentés en général à d'assez grandes distances (15-20 u). En d'autres points, les septa se rapprochent de façon à constituer l'aspect bien connu du mycélium trichophytique dans le cheveu de l'enfant.

La maladie chez le Cobaye commence apparemment dix à douze jours après l'inoculation et se termine vingt-huit ou trente jours après elle par la guérison spontanée.

VI. Histoire du Tr. rosaceum. — L'histoire du Tr. rosaceum doit être rappelée ici pour éviter dans l'avenir les confusions auxquelles on lui a vu donner lieu dans le passé.

Je l'ai découvert et décrit en 1893. A cette époque, mes cultures, examinées par Duclaux, lui parurent semblables à celles qu'il avait obtenues trois ans plus tôt, d'une dermatomycose de la Poule décrite par Mégnin, et qui sera étudiée à son rang parmi les Favus des Animaux. Un an plus tard, Mégnin m'envoya la tête et le cou d'une Poule morte de cette dermatomycose, et la culture que j'en fis me parut semblable à celle du Tr. rosaceum. J'identifiai donc la dermatomycose de la Poule à la trichophytie sèche en forme d'ich-

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Fig. 175. — Tr.

15" jour x 260.

rosaceum. Poil de Cobaye inoculé, au

386 TRICHOPHYTIES.

tyose pilaire de la barbe chez l'Homme. Et celte identification était appuyée par ce fait que la lésion humaine du Tr. rosaceum ressemble vraiment beaucoup à celle du favus de la Poule chez la Poule. En outre, les commémoratifs, dans les deux premiers cas que j'avais rencontrés, semblaient accuser une origine aviaire, car, dans le premier, le malade avait nettoyé un pigeonnier quinze jours avant le début de sa maladie, et, chez le second, la lésion s'était développée autour d'une blessure qu'on me dit avoir été due au coup de bec d'un Coq. Dans ces conditions, on pouvait croire et dire, comme je l'ai fait, que le Trichophyton rosaceum se rencontre chez la Poule et cause chez elle une trichophytie. Néanmoins, au cours de ces derniers mois, Suis, Suffran et moi, avons étudié un très grand nombre de cas de la dermatomycose décrite par Mégnin, Neumann, Sabrazès, sous le nom de favus de la Poule et qui, effectivement, est un favus. L'Achorion causal de cette mycose, en culture, ressemble de très près au Tr. rosaceum et, je pense aujourd'hui que j'ai dû, en 1894, identifier à tort les deux Parasites. Depuis mes premières recherches, le Tr. rosaceum a été étudié par V. Mibelli (') et M. Pelagatti (â). Ces deux auteurs n'ont observé ce Parasite que sur l'Homme. Mibelli a vérifié son endo-ectothricité dans le poil de la barbe humaine. Pelagatti insiste sur sa rareté en Italie. Il ne l'a rencontré qu'une fois sur 50 cas. Tout récemment, Dalla Favera, à Parme, a repris cette recherche ; sur 144 trichophyties, il a rencontré 6 fois le Tr. rosaceum, dont 2 fois dans le cuir chevelu de l'enfant, une fois dans l'ongle.

Au point où nous en sommes aujourd'hui, nous ne savons donc rien de l'origine animale de ce Parasite, bien que sa rareté sur l'Homme semble devoir faire induire sa plus grande fréquence sur quelque espèce animale d'où ses rares inoculations à l'Homme proviendraient. Cette espèce parasitaire est singulière à bien des titres. Sa lésion pilaire sur l'Homme est si caractéristique qu'elle permet ordinairement le diagnostic de l'espèce, au seul examen objectif de la lésion, comme pour la microsporie de l'enfant, par exemple.

Mes recherches des trois années dernières ne l'ont jamais rencontrée qu'à la barbe chez l'Homme; je ne l'ai trouvée ni au cuir chevelu de l'enfant ni en forme d'herpès circiné sur la peau glabre ; une seule fois j'ai cru en observer un cas féminin, mais cette espèce n'est pas identique au Trichophyton rosaceum et je vais en présenter en deux mots l'histoire et en fixer les caractères.

II— TRICHOPHYTON VINOSUM (Sabouraud, 1910).

Je placerai provisoirement cette espèce à côté du Trichophyton rosaceum, parce qu'elle lui ressemble à beaucoup d'égards. Mais comme

(') V. Mibelli. Sur la pluralité des Trichophytons (Annales de Dermatologie et .ie Syphiligraphie, 1895, p. 535).

(2) M. Pelagatti. I trichophyton délia provincia di Parma (Giomale ilaliano dette rnalat. vencr. e delta pelle. 1896, fasc. 6, p. 724).

TRICHOPHYTON VINOSUM. 387

je n'ai jamais rencontré ce Trichophyton dans une lésion pilaire,

Fig. 174. —Trichophyton vinosuin. Culture de 1 mois., 2 mois et 2 mois 1/2 sur gélose maltosée.

j'ignore son aspect dans le poil, aspect qui pourrait modifier sa place dans la classification que j'ai adoptée.

Dans le seul cas observé, Julia Big... 24 ans, domestique, il s'agis-

388 TRICHOPHYTIES.

sait de trois plaques de trichophvlie circinée non vésiculeuse, situées au visage, la plus grande de trois centimètres de diamètre, les autres de deux. La malade en présentait trois autres semblables, sur l'épaule gauche, et deux sur l'épaule droite. Toutes offraient un centre squameux et des bords rouges bien nets formant liséré.

La culture, à cause de sa couleur rose, me parut d'abord celle du Trichophyton rosaceum, mais elle s'en distingua de plus en plus, et jamais ses dissemblances ne s'affaiblirent avec les réensemencements. En vieillissant le rose pâle du début s'accuse et devient d'un rouge vineux, d'où le nom donné à ce Parasite. La culture sur milieux d'épreuve, d'abord légèrement acuminée, umbonée en son centre, radiée et ourlée d'un bord plat tout à l'ait blanc, grandit sans accuser son acumination; au contraire elle s'aplatit. Elle ne présente jamais les rotondités si caractéristiques des cultures du Tr. rosaceum ni leur tache dorsale violet foncé. Après deux mois, la culture, plus grande que celle du Trichophyton rosaceum ne le devient jamais, présente un double ourlet blanc velouté autour du centre rouge lie de vin et poudreux de la culture.

Je ne sais rien concernant l'origine animale possible de cette espèce.

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